Jeudi 8 mai 2008

 

Le fait que le groupe PSA annonce son intention de produire (dans une des usines les plus performantes du monde selon le PDG Christian Streiff) un nouveau moteur d’automobile est évidemment une très bonne nouvelle pour la Lorraine. On notera au passage que cela signifie qu’il y aura encore beaucoup de voitures produites dans les années qui viennent et que la qualité et la consommation de leur moteur va continuer à s’améliorer.

Fallait-il pour autant que l’exécutif régional se précipite pour annoncer qu’il était prêt à assurer et à financer la formation des futurs recrutés avant même que l’entreprise en fasse la demande ?
Un groupe international qui va investir des dizaines de millions d’euros est-il vraiment à 500 000 euros près ? Il fut un temps où la gauche fustigeait les aides aux entreprises privées. Aujourd’hui elle devance même leurs demandes. Changement d’époque !
Vendredi 2 mai 2008

Le Républicain Lorrain en a fait sa une au début de la semaine selon le quotidien l’A32 est enterrée. 

Comment ne pas se réjouir de cette bonne nouvelle !!! Car en refusant cette autoroute, nous lorrains, nous sommes enfin en pointe. Nous sommes les leaders de la lutte pour la défense de l’environnement. Nous allons sauver la planète !

Nous ne sommes pas comme ces Bourguignons qui n’ont rien compris et qui sont en train de créer une troisième voie sur l’A31 sur 110 kilomètres entre Langres et Dijon Sud (quand nous descendons dans le Sud nous nous refuserons d’ailleurs à l’emprunter).

Nous ne sommes pas comme ces Luxembourgeois qui viennent d’agrandir leur aéroport et espérant atteindre très vite trois millions de pollueurs (de passagers pardon). Pour protester contre cela nous ne nous sommes pas rendu à l’inauguration de la nouvelle aérogare (mais on me dit à l’instant que nous n’étions pas invités).

 Il est important qu’on le sache bien en haut lieu : nous ne voulons plus nous développer, nous voulons rester entre nous. Bien sûr pour la galerie nous continuons à présenter quelques tracés alternatifs en imaginant par exemple une autoroute qui passerait par la Meuse ou en redessinant  sur des cartes à grands coups de feutres des contournements urbains résolument opposés à ceux qui sont prévus. 

Nous lançons même des études sur un contournement routier de Metz par l’Ouest que nous arrêtons ensuite car au fond nous savons bien que c’est irréalisable. Et lorsque nous nous sommes mis d’accord sur un tracé comme par exemple entre Toul et Dieulouard, nous chipotons. 

Tout cela n’est pas très grave. L’essentiel est que nous ne fassions rien. Ne l’oublions pas nous sommes les premiers défenseurs de l’environnement. Quand par miracle un constructeur automobile français annonce des créations d’emplois pour fabriquer un nouveau moteur à Tremery (les inconscients !) nous évitons de trop nous réjouir. Quand un grand groupe de distribution vient s’installer une plate-forme logistique au bord de l’autoroute ( !!!) à Atton nous faisons semblant de n’avoir rien vu. 

Car, répétons le, nous avons un objectif et un seul : ne pas grandir ne pas nous développer. Depuis trente ans nous sommes deux millions trois cent mille lorrains et nous entendons bien le rester. Qu’on se le dise.

Jeudi 24 avril 2008

 

Très bon papier de Daniel Schneiderman dans Libération du 18 avril, intitulé "Le couac, première approche scientifique". Il y a en effet quelque chose de fascinant dans les différents couacs gouvernementaux de ces dernières semaines. Il n’y a que deux hypothèses possibles : où tout ceci n’est pas intentionnel ou au contraire cela relève d’une stratégie délibérée. 

Si cela n’est pas intentionnel le niveau d’impréparation et l’absence de coordination réelle entre les différents ministères est digne d’entrer dans le livre des records. 


Mais si tout cela était délibéré on n’en reste pas moins interrogatif. On peut en effet penser qu’une politique de remise en cause du "modèle social français" est à l’œuvre. Mais dans ce cas pourquoi reculer sans cesse, dès le premier article de presse venu ? Quel est l’intérêt de tout cela ? L’électeur de gauche ne sera pas dupe. Il pensera que chaque recul est essentiellement tactique mais qu’au total on y va tout droit. L’électeur de droite considérera que ce gouvernement n’a vraiment aucun courage et qu’il revient sans arrêt sur ses pas. Si on veut jouer les Margaret Thatcher qu’on le fasse franchement bon sang de bois !

Jeudi 24 avril 2008

Je découvre à nouveau avec effarement le programme d’un colloque organisé le 19 mai par la Grande Région sur la problématique des transports. Dans la partie consacrée aux transports en Lorraine quatre intervenants vont se succéder de  dix minutes en dix minutes : Jean-Pierre Masseret, Philippe Leroy,  Jean-Marie Uhlrich (pour le CG 54) et Bernard Niquet. Se donneront-ils vraiment en ridicule en exposant  quatre visions de développement des transports en région? Suspense! 

Jeudi 17 avril 2008

 

 
 C’est un secret de polichinelle. Dominique Gros et son équipe ne voulaient pas d’Emmanuel Lebeau sur leur liste pour le deuxième tour. Ils ont certainement bien fait tant il est vrai que l’ex leader de Metz 2008 est en train de devenir le nouveau Jean-Louis Masson de la ville de Metz. Tout le travail de réflexion souvent pertinent de l’équipe « 2008 » pour en arriver là !
Mercredi 16 avril 2008

Un responsable politique proche du pouvoir m’exprime ses plus vives inquiétudes sur la manière dont est conduite la politique actuelle. Il estime qu’à force de bombarder sans cohérence et sans explication des réformes plus impopulaires les unes que les autres le gouvernement et le Président de la République vont droit dans le mur. Pour lui, dans ces conditions, il ne voit pas comment la droite pourra reconquérir les régions socialistes en 2010, même en Lorraine.

 

 

Lundi 7 avril 2008

Bertrand Mertz constate que l’endettement de la ville de Thionville est tel qu’il ne pourra rien faire dans les années qui viennent. Les mauvaises langues disent que çà ne le changera pas. Moi je n’en suis pas sûr car je pense que cet homme peut aussi se révéler et s’avérer beaucoup  moins dilettante  qu’il  n’y parait parfois.

Dimanche 6 avril 2008

Tout le monde a compris : Ségolène Royal veut absolument faire Présidente de la République. Après avoir fréquenté pendant des années les allées du pouvoir elle sent que ce métier là lui irait bien et que ça l’intéresse beaucoup. Après tout c’est son droit les plus strict. Elle n’est pas la seule. Même si elle n’est pas franchement meilleure que d’autres, elle n’est pas non plus plus mauvaise. En tout cas tout le monde a bien compris qu’en 2012 elle s’y verrait bien, même si tout cela est encore un peu loin.

 Mais bon sang de bois pourquoi faut il qu’elle rejoue dès maintenant son célèbre sketch sur la démocratie participative  sur le thème « Dites moi ce que vous voulez, je le ferai ! » en essayant une fois de plus de prendre à revers son parti politique ? A l’évidence parce qu’elle veut jouer une nouvelle fois l’opinion (porteuse de tous les progrès possible) contre le parti (censé exprimer tous les conservatismes).  

Chacun fait comme il l’entend et après tout pourquoi pas. Ceci étant je ne trouve pas ça correct. Si Ségolène Royal veut faire le métier ne peut elle pas attendre que s’ouvre le débat interne, un débat dans lequel elle exprimera alors ses projets pour le pays ? Ca me paraitrait vraiment plus raisonnable et éviterait qu’elle vienne nous dire plus tard quelle n’est pas soutenue par « l’appareil »

Mercredi 2 avril 2008

 

En lisant la prise de position d’Aurélie Filippetti sur Gandrange j’ai d’abord cru que c’était un poisson d’avril. Si je comprends bien une députée française interpelle le Premier Ministre ami d’un pays étranger (Jean Claude Juncker) pour lui dire « Votre collègue Sarkozy ne fait rien que de nous embêter, aidez-nous ! » On croit rêver !

 

Lundi 31 mars 2008

 On dira ce qu’on voudra mais quelle campagne à rebondissements que celle des municipales à Metz. Un ami journaliste qui souhaite publier un livre sur ces six derniers mois de folie me lit quelques extraits au demeurant fort bien écrits. Ils sont édifiants. Qui se souvient que le 20 septembre Jean-Marie Rausch déplorait la faiblesse de son opposition et se félicitait de ce que l’on parle de lui ("Lorsque l’on ne parlera plus de moi je serai mort"). Qui a encore en mémoire le fait que Pierre Bertinotti se déclarait à la même période comme étant le seul opposant à JMR avant de le rejoindre sans armes ni bagages quelques semaines plus tard. Le même Bertinotti dont je relis avec tristesse une lettre du 2 (il y a moins de trois mois) adressée aux militants socialistes dans laquelle il écrit "je demande qu’on me juge demain aux actes lorsque je serai aux affaires" employant non pas le conditionnel mais le futur. Quelle confiance en l’avenir !

 

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