Toutes proportions gardées, ce qui se passe en ce moment dans la campagne pour les élections municipales me fait furieusement penser aux élections pour la présidence du CES en novembre 2001.
Pierre Dap –qui n’était pourtant président que depuis quinze ans (une misère !) et qui est quelqu'un pour lequel j'ai de l'amitié et du respect,-avait longuement tergiversé et tenté de jouer au plus fin avant de déclarer très tard sa candidature pour ensuite la retirer au dernier moment et envoyer au front une candidate de dernière minute. Ce faisant il avait mis tout le monde dans le vent de son côté et empêché ses partisans (ou ceux qui aspiraient à lui succéder) de s’organiser correctement.
Pendant que ceux-ci se rassuraient en clamant haut et fort que j’étais le plus mauvais candidat, que jamais la CGT ne voterait pour moi et que tout le monde finirait par rallier Dap, nous nous étions organisés calmement, nous déclarant très tôt et nous l’avons emporté assez facilement.
Depuis ce moment je suis convaincu que des affirmations à l’emporte pièce sur le mode « celui qui se déclare le premier est mort ( !?) » ou « les candidatures qui me sont opposées sont inconsistantes » ou encore « aucun parlementaire ne saurait diriger une ville comme Metz » ne servent qu’à masquer ses propres atermoiements.
Aujourd’hui
Dominique Gros trace tranquillement son chemin. Quand à Marie Jo Zimmermann elle a très bien su ne pas se laisser enfermer dans l’éternelle stratégie de JMR selon laquelle « Personne n’est capable de me succéder mais je verrais bien untel sur ma liste » en affirmant haut et fort qu’elle déterminait elle-même ses objectifs, ses ambitions et sa méthode. Un acte fondateur de sa campagne qui lui permet aujourd’hui à droite d’avoir la main.