C’est peu dire que l’écologie est dans l’air du temps. Sans nul doute à juste titre. Il reste que les choses sont beaucoup complexes dès qu’on entre dans le détail et les contradictions – que nous portons tous – entre nos comportements individuels et nos grandes pétitions de principe sont très fréquentes.
Ainsi en séance plénière du Conseil Régional le 26 octobre un éminent et sympathique défenseur de l’environnement expliquait qu’on ne pourrait pas continuer comme cela en matière de consommation d’essence alors que lui même effectue chaque jour près de
Tout cela n’est pas bien méchant. Plus amusant encore « l’affaire » du train de Sarreguemines-Bitche, freiné tous les automnes par les feuilles mortes. « Ce n’est pas possible clament en cœur les conseillers. Que fait la SNCF ? Coupons les arbres, mettons une deuxième locomotive diesel pour tirer le train ». Autant de considérations nettement moins écologiques dès lors qu’il s’agit de résoudre nos petits problèmes quotidiens.
Commentaires
Puisque nous sommes au café du commerce, restons-y ou plutôt dirigeons nous vers la terrasse dune brasserie nancéienne au printemps dernier. Il est midi, un groupe de travail du CES a terminé sa mission du jour et décide de déjeuner ensemble avant de se séparer.
A la brasserie, cest le coup de feu et notre serveur, manifestement une jeune recrue inexpérimentée, est vite dépassé. Bref, le service traîne et parmi nous beaucoup ont des correspondances SNCF à prendre. La patience et la courtoisie restent cependant de mise à lexception dune dentre nous, syndicaliste, qui harcèle à diverses reprises le jeune serveur, le rudoie verbalement plusieurs fois et finit par annuler sèchement sa commande pour nous quitter et acheter un sandwich à la gare voisine.
Nous sommes plusieurs, gênés, à nous entre-regarder, vaguement consternés et à nous étonner dun tel comportement envers un salarié manifestement sous pression, de la part dun syndicaliste dont, par charité, nous tairons la chapelle, cher Roger.
Contradictions ;=)

Et, d'après La Semaine, de "certaines collectivités lorraines [qui] ont proposé d'accueillir sur leur sol les activités que les autres ne voulaient pas : celles qui polluaient, qui prenaient de la place..." ?
Doit-on dire merci ?