Il y a maintenant prés de vingt ans disparaissait Tony Troglic. Ce militant exceptionnel, responsable régional de
la CFDT , figure forte du CES dans les années quatre-vingt – dont le fils (photo de droite) est aujourd’hui le remarquable maire de Pompey – m’a toujours fortement impressionné. Son frère Jean-François raconte que le soir de sa mort en récupérant la voiture de Tony il a constaté que l’autoradio était branché sur Radio Zagreb. Ainsi ce fils d’immigré Yougoslave qui était totalement intégré, qui se sentait entièrement français et qui portait
la Lorraine au cœur, écoutait dans sa voiture, sur ondes courtes et dans des conditions d’écoute sans nul doute très mauvaises, une radio émettant dans une langue qu’il ne maitrisait plus qu’imparfaitement. On voit là à quel point nos racines culturelles, familiales, géographiques sont profondes. Gardons-le à l’esprit chaque fois que nous évoquons la question de l’immigration.
Et très pertinente conclusion, surtout en Lorraine.
C'est ce qui, entre autre, m'y attache, l'immigration