Voila bien un deuxième tour d’élections législatives qui laisse un sentiment mitigé. D’un côté on se dit qu’il est sain que les électeurs ne se laissent pas imposer n’importe quoi sans discussion. On pense évidement à la TVA sociale, sujet éminemment complexe, qui méritait autre chose que quelques déclarations gouvernementales à l’emporte pièce ni même cette étonnante affirmation du Président de la République estimant que cette mesure ne serait appliquée que si elle n’obérait pas le pouvoir d’achat ( !) (sans que l’on sache comment cela est possible) et semblant déjà reculer en rase campagne.
De l’autre l’impression qu’un tel résultat (un peu comme un 0-0 en football) favorisait paradoxalement tous les conservatismes. Il suffisait pour s’en convaincre d’entendre un responsable de gauche lorrain se féliciter sur les médias, le soir du scrutin, de la victoire de la classe ouvrière sur le grand capital pour se dire que les bons vieux clichés ont encore de l’avenir et qu’ils feront les beaux jours de tous ceux qui, à droite comme à gauche, préfèrent les affrontements politiques habituels plutôt que le chemin de la réforme.
Les phénomènes de défiance et de retournement de l’opinion sont maintenant bien installés. Plutôt que d’attendre qu’une vague chasse l’autre il serait sans nul doute plus opportun que chacun se confronte projet contre projet. On n’en est pas là pour l’instant.
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