A RTL9 il y a quelques jours, dans le cadre de "l’invité politique" on m’a une nouvelle fois demandé si je "n’avais pas envie de passer de l’autre côté et de faire de la politique". J’ai une nouvelle fois répondu non pour deux raisons.
La première tient à l’intérêt pour le travail que j’effectue à la tête du CES de Lorraine, un travail que nous essayons (avec Marc Houver et son équipe) de rendre le plus collectif, le plus pertinent et le plus combatif possible.
La seconde raison de mon refus de "faire de la politique" réside dans une conviction profonde : je pense qu’il est indispensable que nous sachions aujourd’hui faire une place à la génération suivante, notamment dans une ville comme Metz. Ce n’est pas simple pour ceux qui sont aujourd’hui aux manettes.
Vous qui me lisez et qui n’avez pas mon âge canonique vous verrez qu’à soixante ans (voire à soixante dix) on n’est pas vieux et surtout on ne se sent pas vieux. On peut encore très largement apporter son expérience, son énergie et son savoir-faire à la cause commune. Il reste qu’il n’est pas pensable qu’on ne rajeunisse pas les postes de responsabilité simplement parce que certains continuent à gérer des plans de carrière. Quand Jean-Marie Rausch s’est présenté à la mairie de Metz ‑pour sa première tentative et sans aucune expérience- il avait un peu plus de 40 ans. Il me semble qu’il ne s’est pas trop mal sorti le petit jeune.
