On voit bien que dans la tête des élus galope le sentiment qu’à
travers ces projets ils vont réaliser quelque chose de grand, de beau, de porteur pour leur région. Le problème c’est que les populations, qui n’ont décidément rien compris, ne se
retrouvent pas du tout là dedans ayant le sentiment qu’on ne s’occupe plus d’eux pour au contraire attirer d’autres habitants qui apparaîtraient plus intéressants. La colère des
élus éliminés, qui accusent leurs concitoyens de ne pas se soucier de l’avenir en refusant des investissements significatifs n’y change rien : leurs électeurs n’en ont pas voulu et
souhaitent qu’on laisse un peu tomber les investissements de demain au profit du fonctionnement d’aujourd’hui. Cette distinction traditionnelle entre les premiers qui seraient
nécessairement vertueux alors que les dépenses courantes seraient par principe néfastes, cette distinction est d’ailleurs très contestable et de plus en plus contestée par de nombreux
économistes.
Comment dès lors ne pas faire le rapprochement avec ce qui s’est passe en Lorraine. Certains maires sortants n’ont cessé de mettre en avant de prestigieuses réalisations passées et à venir. Mais il a été facile à leurs opposants de démontrer que le quotidien avait aussi de l’importance dans le domaine, par exemple, du périscolaire ou des transports en commun qui participent eux aussi de la qualité urbaine.
Le constat vaut aussi pour d’autres dossiers lorrains. On pense en particulier à ces débats confus sur les villes nouvelles qui sont censées voir le jour près de Pont à Mousson
dans un secteur pompeusement baptisé "espace central" ou face à Belval dans le cadre des ces "Ecopolis" qui participent aujourd’hui à en effet de mode aussi vain
que ridicule. Pensons-y avant d’aller plus avant.
Commentaires
Je plaisante ....
La question que l'on se pose président, le raisonnement vaut-il pour METZ ?
En tout cas c'est aussi plus complexe que ceci, sinon A. ROSSINOT aurait été battu à NANCY lui qui a aussi axé son mandat sur le prestige de la rénovation de la place Stanislas. Mais il est vrai qu'il faut ajouter le charisme et la roublardise d'André ROSSINOT et une opposition assez faible.
Quelle est la conclusion de tout ceci, que nous allons vivre désormais dans l'époque du balancier, un coup à droite, un coup à gauche, selon que l'on gère ou gouverne ou pas. Probable en effet, on le vit déjà au niveau national depuis 1981 et l'avènement de F. MITERRAND, ce phénomène touche maintenant le local.
En tout cas pas sur que celà soit un atout pour notre pays, il n'y a qu'à observer notre décrochage avec l'allemagne par exemple.
On va encore dire que je suis un admirateur inconditionnel d'André Rossinot mais il me semble au contraire que celui ci a trouvé le bon équilibre entre les opérations de développement de sa ville
et une attention accordée au quotidien à ses concitoyens. Equilibre extrèmement délicat.
