Il y a quelques
semaines le maire sortant de Metz avait eu une de ces phrases péremptoires dont il a le secret et dans laquelle il affirmait qu’en politique le degré de haine était un élément
déterminant de la victoire ou de la défaite. C’est celui qui est le plus détesté qui perd, avait il dit. Je me fais une autre idée de la politique mais il faut bien reconnaître que ce contexte
s’applique parfaitement à la situation à Metz.
Tout le monde sait à Metz que Marie-Jo Zimmerman et Nathalie Griesbeck, pour des raisons qui leur appartiennent, ne s’aiment pas du tout. Elles se vouvoient et se serrent à peine la main. Que ces deux femmes aient préféré taire leur animosité pour tenter de faire cause commune en dit long sur leur rejet du maire actuel et la nature des humiliations qu’il leur a fait subir. Reconnaissons en outre que leur choix, s’il se confirmait, est logique. En fusionnant leurs deux listes, elles risquent de perdre à court terme, mais elles pensent faire le pari de l’avenir. A bien y réfléchir la seule vraie chance de faire gagner la droite serait d’ailleurs que Jean-Marie Rausch se retire. En tout état de cause, Dominique Gros apparaît comme très bien placé. Il a fait une très bonne campagne et s’est vraiment révélé au fur et à mesure de celle-ci.
