On dira ce qu’on voudra mais quelle campagne à rebondissements que celle des municipales à Metz. Un ami journaliste
qui souhaite publier un livre sur ces six derniers mois de folie me lit quelques extraits au demeurant fort bien écrits. Ils sont édifiants. Qui se souvient que le 20 septembre Jean-Marie
Rausch déplorait la faiblesse de son opposition et se félicitait de ce que l’on parle de lui ("Lorsque l’on ne parlera plus de moi je serai mort"). Qui a encore en mémoire le fait que
Pierre Bertinotti se déclarait à la même période comme étant le seul opposant à JMR avant de le rejoindre sans armes ni bagages quelques semaines plus tard. Le
même Bertinotti dont je relis avec tristesse une lettre du 2 (il y a moins de trois mois) adressée aux militants socialistes dans laquelle il écrit "je demande qu’on me juge demain aux
actes lorsque je serai aux affaires" employant non pas le conditionnel mais le futur. Quelle confiance en l’avenir !