Une seule méthode : proposez la création d’une ligne de chemin de fer nouvelle. N’hésitez pas à être très utopique, très irréaliste. Ignorez l’existant, même si vous le faites bien fonctionner (et plus encore si vous ne le faiteS pas). Peu importe, vous apparaitrez alors comme celui (ou celle) qui va de l’avant, qui sait se projeter dans l’avenir, en particulier par tous ceux qui ne prennent jamais les transports en commun (et qui ne les prendrons pas plus si jamais, même si par le plus grand des hasards votre projet se réalisait). Quand on vous rétorque que tout cela coutera cher indiquez péremptoirement que « l’Europe peut payer » (même si vous avez voté non au référendum), ou invoquez un « partenarial public-privé ». Cela ne veut pas dire grand chose mais ça fait très chic.
Ce qu’il y a de bien avec le chemin de fer c’est qu’il autorise tous les fantasmes (politiques bien sûr). Vous êtes un homme ou une femme politique ? Vous êtes un peu perdu ou vous ne savez plus que faire pour montrer que vous êtes un visionnaire et que -vous !- vous avez un vrai projet ?
C’est en tout cas cette bonne vieille technique que viennent d’utiliser successivement le maire de Metz, celui de Terville et le président du Conseil Régional qu’on croyait pourtant à l’abri de ce type de fantasmes.
Le premier propose un "Métro messin" utilisant les lignes des ceintures de la SNCF, ce qui fait très joli sur le papier mais n’a aucun sens et amuse beaucoup les cadres de
Surtout ne donnez aucune échéance pour la réalisation de votre projet. Dans deux ans de toute manière on sera passé à autre chose.
