François Bayrou est un homme de coups médiatiques. C’est son plus gros défaut. Plutôt que de construire progressivement un corps de doctrine (comme le fait par exemple le FDP allemand) qui sous tende efficacement l’action de son parti, il se contente du slogan « Ni droite, ni gauche » qui peut par moment lui faire de l’usage mais qui perd en efficacité lorsque les situations économiques et sociales se tendent.
Il cherche surtout à attirer à lui des personnalités très médiatisées en leur offrant immédiatement une place en vue et des perspectives de postes censés être acquis rapidement. Souvenons nous qu’il y a trois ans il avait déjà sollicité
Jean Marie Cavada pour conduire
la liste UDF pour l’élection au Conseil régional de Lorraine. S’il le pouvait il prendrait le pape sur une liste pour conquérir la mairie de Pau au prétexte que la ville ne se trouve pas très loin de Lourdes.
Le voilà qui laise partir la rumeur « Pierre Taribo – candidat à la mairie de Nancy -reprise en effet par le Figaro et ce matin par le RL. L’ennui c’est que tout cela lui explose régulièrement à
la figure. Car les personnalités pressenties, lorsqu’elles acceptent finissent par se décourager et déserter un parti qui n’a pas suffisamment de constance. Lorsque l’esprit de groupe, le sentiment d’un avenir commun et construit n’existe plus, l’individualisme et les intérêts personnels reprennent très vite le dessus. Il est vrai que d’autres partis n’échappent pas à cette règle, suivez mon regard……
Il n’empêche que dans
la stratégie Bayrou tout reste affaire de bluff permanent. Ainsi dans le Figaro Magazine de ce matin sous le titre « François Bayrou rêve de la Lorraine », un article « confidentiel » révèle que « C’est dans cette région que le président du Modem détient, selon lui, une de ses meilleures chances aux municipales. » à travers la candidature de Nathalie Griesbeck. Qu’est ce que ça doit être ailleurs