Le Nouvel Observateur publie un numéro hors série consacré à la mort. Il laisse des philosophes, des écrivains ou des personnalités d’origine diverses exprimer l’approche d’un phénomène qui nous concerne évidemment tous : notre propre disparition. Beaucoup d’auteurs développent le thème "du vieux sage", de la philosophie qui aide à vivre mais Jean-François Deniau les prend complètement à contre-pied. Pour cet homme qui a connu des problèmes de santé ahurissants tout au long de son existence et qui est un véritable survivant vivre c’est d’abord agir et plus encore faire face.
Le constat peut sembler banal mais il explique en grande partie la longévité et plus encore l’obstination dans la durée des hommes et (un peu moins sans doute) des femmes politiques. Toute leur vie, quoi qu’on en dise, ils se sont construits dans la lutte, dans le combat pour prendre le pouvoir ou pour le conserver. C’est le fondement même de leur existence qui est dès lors remis en cause. D’où la difficulté de poser calmement le débat. Pour progresser il apparaîtrait essentiel que chacun sorte de son jeu de rôle. J’y reviendrai prochainement.
