Mardi 31 juillet 2007

A peine rentré à Metz je m’aperçois avec effroi que les bons vieux réflexes n’ont pas disparus. Cette fin juillet languissante est donc marquée par la querelle de l’IUFM. Selon quelques politiciens messins, nos bonnes vieilles Ecoles Normales d’Instituteurs, rebaptisés aujourd’hui IUFM (Institut Universitaire de Formation des Maîtres) seraient bradées à l’ennemi, c'est-à-dire au nancéens ! L’IUFM de Moselle est effectivement rattachée à l’Université Henri-Poincaré de Nancy. Aucune conséquence pour le personnel, les usagers et les bâtiments mais le déshonneur est terrible. Nous allons dépendre des nancéens !!!  

 

Du coup tout le monde s’y met sur le mode : « Je suis le premier défenseur de Metz », à droite comme à gauche. Nathalie Griesbeck, Jean-Marie Rausch, Dominique Gros , Pierre Bertinoti entonnent d’un même élan l’air bien connu de «  la Moselle d’abord ! ». Cette Moselle qui, puisqu’elle représente 50% des habitants, doit évidement récupérer tous les équipements régionaux. Moi qui croyais que ces querelles de sous-préfectures étaient terminées je suis bien obligé de constater qu’il n’en est rien. On continue à se battre pour deux ou trois postes de secrétariat (seul enjeux du dossier IUFM) simplement pour donner l’illusion qu’on défend Metz.

 Pour tenter surtout de discréditer ceux qui sont supposés ne pas être en première ligne dans la défense hardie de la cité .En l’occurrence –suivez mon regard-  c’est bien Richard Lioger qui est concerné, lui qui a donné son accord à ce rattachement honteux, inique, déshonorant ! Comment pourrait-il être maire Metz alors qu’il a vendu nos IUFM à la France de l’intérieur. Moi qui croyais que les querelles Metz-Nancy avaient cessé et que de tels procédés politiciens appartenaient à une autre époque ! Navrant!

par Roger CAYZELLE publié dans : HUMEUR DU JOUR
Jeudi 19 juillet 2007

Depuis deux ans nous avons invité aux « Entretiens du CES » un certain nombre de personnalités dont le moins qu’on puisse dire c’est qu’elles sont actuellement au centre de l’actualité : de Robert Rochefort (patron du CREDOC qui intervient régulièrement à RTL ou I TELE) à Patrice Pelloux en passant par Jean Peyrelevade ou Martin Hirsch, tous nous ont impressionné par leur compétence et leur force de conviction. Tous nous ont dit aussi à quel point ils se sentaient peu écouté du PS avant même que ne s’engage la campagne présidentielle.  

 

Animés par d’indiscutables convictions de gauche, ils nous disaient ne jamais être sollicité par l’appareil du PS ne serait ce que pour donner un avis ou conduire une mission. Certes, l’action politique ne se résume pas à l’agrégation de personnalités médiatiques ou intellectuelles. Mais quelle incapacité, -au plan national mais tout autant au plan local- à négliger la nouveauté et plus encore les apports extérieurs !

par Roger CAYZELLE publié dans : L'ACTUALITE
Mercredi 18 juillet 2007

C’est Aurélie Filippetti -désormais porte parole du groupe socialiste à l’assemblée- qui rédige l’édito de l’hebdomadaire du Parti Socialiste 

 

Sous le titre "Sans surprise" tout y passe en matière de clichés. Fillon est "relié à Sarkozy avec une oreillette", il a prononcé "un discours sans ampleur". La politique qui sera menée pendant cinq ans sera "libérale et autoritaire" au profit "d’une poignée de privilégiés". La TVA est "antisociale". On attend 2008 pour financer les universités ( !?) …. Cette politique qui est évidemment "saluée par le MEDEF" relève "d’une grande violence sociale". Le moins qu’on puisse dire c’est que cet édito est lui aussi sans surprise !  

 

Est-il certain que les militants du PS se contentent indéfiniment de cette petite musique là ? Bien sûr tout cela n’est pas totalement faux, mais c’est tellement facile, tellement convenu ! Mais peut être aujourd’hui est-il impossible de faire autre choses que des exercices imposés en attendant, peut être, un jour, les figures libres.

par Roger CAYZELLE publié dans : HUMEUR DU JOUR
Lundi 16 juillet 2007

Il y a maintenant prés de vingt ans disparaissait Tony Troglic. Ce militant exceptionnel, responsable régional de la CFDT , figure forte du CES dans les années quatre-vingt – dont le fils (photo de droite) est aujourd’hui le remarquable maire de Pompey – m’a toujours fortement impressionné. Son frère Jean-François raconte que le soir de sa mort en récupérant la voiture de Tony il a constaté que l’autoradio était branché sur Radio Zagreb. Ainsi ce fils d’immigré Yougoslave qui était totalement intégré, qui se sentait entièrement français et qui portait la Lorraine au cœur, écoutait dans sa voiture, sur ondes courtes et dans des conditions d’écoute sans nul doute très mauvaises, une radio émettant dans une langue qu’il ne maitrisait plus qu’imparfaitement. On voit là à quel point nos racines culturelles, familiales, géographiques sont profondes. Gardons-le à l’esprit chaque fois que nous évoquons la question de l’immigration. 

par Roger CAYZELLE publié dans : PORTRAIT
Dimanche 8 juillet 2007

On dira ce qu’on voudra -et malgré tout le respect qu’on leur porte- on a quand même eu du mal à s’enthousiasmer pour le débat organisé hier soir par Radio Jérico entre JM Rausch et JP Masseret. Personnellement j’ai vite décroché malgré les grandes qualités de Cédric Gasri pour donner vie au débat. C’était quand même terne tout cela, tellement prévisible, tellement convenu !

par Roger CAYZELLE publié dans : HUMEUR DU JOUR
Vendredi 6 juillet 2007

Dans une interview récente accordée à Antoine Pétry de « l’Est Républicain » l’actuel maire de Metz reprend des expressions utilisées depuis des années (le bilan de santé et le sondage).Il dit des choses assez convenues sur l’auteur de ces lignes. Mais surtout il décrit ses adjoints d’une manière incroyablement méprisante. Il y a quelque chose d’assez étonnant de voir que cet homme-qui par ailleurs sait être affable et poli- a besoin de blesser voire d’humilier y compris ceux qui lui sont proches politiquement. Sans doute l’expression de quelque blessure secrète. Mais au fond cela ne nous regarde pas.

par Roger CAYZELLE publié dans : L'ACTUALITE
Lundi 2 juillet 2007

Je ne résiste pas au plaisir de vous livrer ce texte d’un ami cher, écrit au retour d’une ballade dans Metz un Dimanche après midi pluvieux. Même si je ne partage pas tout il y a là dedans une vision qui est loin d’être pessimiste, bien au contraire, mais qui va quand au-delà du sempiternel « la ville est belle ! »  

 

La promenade dominicale dans Metz ne manque pas de charme dans cette atmosphère de début d'automne en plein été. Le vert domine et les chantiers sont arrêtés, la circulation se fait paisible, le centre de Metz n'est pas très grand et malgré les gouttes intermittentes les gens restent sur les terrasses de la place St. Jacques.  

 

Quelle ville curieuse dont l'hyper centre reste circonscrit dans ses anciennes murailles. Je viens de lire que les anciennes casernes du boulevard de Trêves allaient être  livrées à un promoteur  pour en faire des logements. Une occasion manquée pour en faire un espace de création et de diffusion culturelle ouvert sur toutes les activités musicales, plastiques et de danses urbaines.  

 

Imaginons même un lieu à la taille des projets transfrontaliers sur le thème de l'expression artistique des jeunes de notre espace européen ! Un trait d'union possible entre la ville centre et ses nouveaux quartiers périphériques de Bellecroix et de Borny. Un endroit aussi où l'on pourrait envisager des parkings en hauteur comme à Fribourg ? Et ce boulevard qui coupe la ville pourquoi ne pas envisager une tranchée, avec un espace piétons et transports en commun au-dessus. L'audace urbanistique n'est pas dans l'air du temps dans la ville musée.  

 

Le pire étant l'arrivée dans le centre en venant de la gare, la rue Harelle qui se heurte aux murs de la caserne Ney et du jardin de l'évêché (Metz c'est encore le sabre et le goupillon, version moderne et techno). Le mur de la honte près de St. Pierre aux Nonains, fait toujours sursauter nos amis visiteurs lorsque nous faisons notre tour de ville. Quelle drôle de société ou l'Etat se protège de la Ville en érigeant des murs pour finalement se protéger de ceux qui les font vivre c'est à dire vous et moi, les gens ordinaires. Peut être que les espaces publics, qui ne sont pas si nombreux que cela font peur. On sait jamais des pauvres hères pourraient s'assoir sous les fenêtres de l'évêque et pire encore des citoyens en promenade pourraient faire le tour de Saint. Pierre aux Nonnains et voir les militaires dans leurs bureaux en train de travailler ! Quel scandale !

 

par Roger CAYZELLE publié dans : IMAGES
Dimanche 1 juillet 2007

On peut bien sur avoir du respect pour nos voisins helvètes et penser ce qu’on veut de l’ami Thierry Jean pour ma part je l’aime beaucoup parce qu’il a une vraie compétence et qu’il cherche vraiment à faire bouger les choses - sa phrase « Metz c’est comme la Suisse, c’est beau mais c’est chiant » restera quand même dans les annales de 2007. Et c’est tellement vrai en plus !!!

par Roger CAYZELLE publié dans : HUMEUR DU JOUR

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