Samedi 30 juin 2007

C’est le sentiment d’une partie des messins actuellement : il n’y a « personne de connu » qui puisse succéder à Jean Marie Rausch et il devrait une nouvelle fois l’emporter en 2008. C’est ce que devrait même confirmer un prochain sondage. Une partie de la majorité actuelle regarde d’ailleurs les prétendants au poste avec une moue de condescendance. Ils sont divisés, inconnus, peu crédibles…. 

 

Il ne faut en effet pas sous-estimer l’implantation du premier magistrat. L’homme reste relativement en forme, il a encore du jus, de l’énergie et même une volonté constante de forger l’avenir. Jean-Marie Rausch est loin d’avoir dit son dernier mot et il pourrait fort bien l’emporter. Penser qu’en raison de son âge et de la durée de son mandat il ne pourra qu’être battu est une lourde erreur.

 Pour autant il me semble qu’il peut malgré tout être mis en difficulté l’an prochain pour au moins deux raisons 

La première relève de la pure arithmétique électorale. Rien n’indique aujourd’hui que JMR ne trouvera pas sur sa route une liste de droite alternative conduite par Marie Jo Zimmermann même si, en coulisse des pressions vont commencer à s’exercer pour empêcher qu’elle ne se présente. Mais elle n’est pas femme à se laisser impressionner, bien au contraire. Il ne sera pas si facile que cela à l’UMP de « faire le ménage » comme le réclament certains, surtout en faveur de quelqu’un –JMR- qui ‘a jamais adhéré à l’UMP. 

 

Quel sera le score de MJZ, nul ne le sait aujourd’hui. L’équipe actuellement au pouvoir prédit certes pour se rassurer un résultat assez faible voire même en ralliement à Jean-Marie Rausch. Mais qui en est actuellement totalement certain ? L’existence de la liste 2007.com peut également poser un vrai problème à la majorité sortante. Il est certes de bon ton en ce moment de pronostiquer un effondrement  de cette équipe, détestée par de nombreux élus mais ils sont certainement plus présents qu’on ne le dit et ils développent un projet qui est loin d’être inexistant. Avec deux listes sur sa droite (ou son centre droite), l’équation n’est pas si simple que cela à résoudre pour JMR. C’est ce qui fait dire à un candidat à la candidature qu’il y a une « fenêtre de tir »  (comme en 1977 !). 

 

La seconde raison qui incite à penser que Jean-Marie Rausch est loin d’avoir gagné tient davantage au fond.

Un long article en page trois du journal « Le Monde » titrait il y a quelques jours « Les bobos qui font gagner la gauche dans les grandes villes ». Ce titre caricatural résume en fait assez bien la problématique du moment en ce qui concerne les grandes agglomérations françaises. Les équipes municipales actuellement durablement au pouvoir sont celles qui ont senti l’air du temps, qui captent cette culture citoyenne faite d’aspiration à la liberté et à la convivialité. Bien au-delà des clivages traditionnels elles ont réfléchi à la question d’autres comportement culturels, de formes nouvelles d’art de vivre. Sur de nombreux aspect la politique municipale est très à contre courant de ces aspirations. Surtout, JMR -qui a eu souvent du flair sur de nombreux sujets- ne « sent » pas du tout ces nouvelles cultures urbaines, estimant que creuser des trous partout est suffisant pour être réélu.  

Rien n’est donc joué pour 2008. L’équipe qui l’emportera sera celle qui collera le plus à la modernité. Une équipe alternative saura-t-elle incarner une nouvelle culture urbaine faite d’aspiration à la liberté, à de nouvelles solidarités, à de nouveaux équilibres ? Là est toute la question. Rien ne prouve que parmi les candidats en piste un ou plusieurs d’entre eux n’apparaitront pas à un moment donné comme étant plus modernes, plus à même de développer de nouveaux rapports humains. Même s’ils ne sont pas aujourd’hui connus du grand public.  

par Roger CAYZELLE publié dans : LES ENJEUX
Lundi 25 juin 2007

Malgré tout le respect que m’inspirent nos édiles locaux, j’ai du mal à comprendre pourquoi il a fallu bloquer pendant deux semaines la place de la République pour produire une émission de télévision certes respectable mais dont le principe est de montrer des jeux et non pas un décor urbain. Pour parler clair ce grand stade provisoire aurait été installé à l’extérieur, près de la FIM par exemple personne n’aurait vu la différence. Mais il y sans doute des manifestations nobles et d’autres qu’on n’affiche pas en ville (la foire de mai par exemple). C’est d’autant plus irrationnel qu’aucun bus tardif ne sera organisé ce soir et qu’il sera très difficile de stationner. 

par Roger CAYZELLE publié dans : HUMEUR DU JOUR
Jeudi 21 juin 2007

 

Toujours dans le cadre de ce qui ne me regarde pas, je lis dans la presse que Richard Lioger , intéressé par la gestion de la ville de Metz, propose une méthode pour élaborer un projet ambitieux avant de désigner la tête de liste. Cette méthode me paraît la bonne. Elle me parait en tout cas largement préférable à celle qui consisterait à attendre que Nicolas Sarkozy sorte de son état de grâce actuel pour récupérer les mécontents. Le devenir d’une ville c’est quelque chose de sérieux. Cela ne se gère pas seulement sur des positionnements politiciens. Je lis aussi que Pierre Bertinoti est aussi intéressé par la gestion de la ville (ce qui n’est pas une vraie surprise). Tant mieux ! Plus il y aura de confrontations autour de projets plus il y aura de dynamismes. Et puis n’oublions pas Christiane Pallez qui a sans nul doute des choses à apporter. Je suis certain que tout cela débouchera sur des choses très positives. Enfin du mouvement !

par Roger CAYZELLE publié dans : L'ACTUALITE
Mercredi 20 juin 2007

Je ne voudrais surtout pas me mêler de ce qui ne me regarde pas mais la façon dont l’appareil mosellan de droite – l’ UMP 57 – a traité Alain Missoffe Ne me parait vraiment pas très correcte. Quelques grands élus –à l’exemple de Philippe Leroy- l’ont certes soutenus, mais à l’évidence l’appareil n’avait aucune envie de voir progresser un jeune militant dynamique qui aurait pourtant apporté du neuf. On voit d’ici le raisonnement de quelques uns : Missoffe l’emportant, il prenait sa place en Moselle, peut-être même à Metz, mieux valait écarter ce gêneur. Les partis sont sans doute indispensables à la démocratie, ils sont souvent de vraies machines à broyer. Qu’on ne s’étonne pas après cela que le personnel politique mosellan soit considéré par de nombreux observateurs comme relativement médiocre et qu’aucun ministre lorrain ne figure dans le nouveau gouvernement (qui, comme d’habitude, est moins resserré que celui de la législature précédente). Ceci étant c’est juste mon avis. 

par Roger CAYZELLE publié dans : HUMEUR DU JOUR
Lundi 18 juin 2007

Voila bien un deuxième tour d’élections législatives qui laisse un sentiment mitigé. D’un côté on se dit qu’il est sain que les électeurs ne se laissent pas imposer n’importe quoi sans discussion. On pense évidement à la TVA sociale, sujet éminemment complexe, qui méritait autre chose que quelques déclarations gouvernementales à l’emporte pièce ni même cette étonnante affirmation du Président de la République estimant que cette mesure ne serait appliquée que si elle n’obérait pas le pouvoir d’achat ( !) (sans que l’on sache comment cela est possible) et semblant déjà reculer en rase campagne.  

 

De l’autre l’impression qu’un tel résultat (un peu comme un  0-0 en football) favorisait paradoxalement tous les conservatismes. Il suffisait pour s’en convaincre d’entendre un responsable de gauche lorrain se féliciter sur les médias, le soir du scrutin, de la victoire de la classe ouvrière sur le grand capital pour se dire que les bons vieux clichés ont encore de l’avenir et qu’ils feront les beaux jours de tous ceux qui, à droite comme à gauche, préfèrent les affrontements politiques habituels plutôt que le chemin de la réforme.  

 

Les phénomènes de défiance et de retournement de l’opinion sont maintenant bien installés. Plutôt que d’attendre qu’une vague chasse l’autre il serait sans nul doute plus opportun que chacun  se confronte projet contre projet. On n’en est pas là pour l’instant. 

par Roger CAYZELLE publié dans : L'ACTUALITE
Jeudi 14 juin 2007

Après une période d’activité politique intense, marquée souvent par des formules à l’emporte-pièce, sans doute est-il temps de revenir au réel, de chercher à décrypter ce qui se cache derrière les mots, et d’adapter des attitudes plus …..C’est à notre modeste niveau ce que nous avons toujours tenté de faire au CES. Débat hier à l’Hôtel de Région sur la fameuse « valeur travail » qui est beaucoup mise en avant actuellement par la droite mais aussi par la gauche à un degré moindre. Débat autour du très beau film de François Caillat « Bienvenue à Bataville » et discussion avec Alain Gatti autour du livre « Chausser les hommes qui vont pieds nus ». instructif pour tenter de comprendre ce qu’a pu être la culture Bata faite d’ordre, de discipline mais aussi d’acceptation voire d’amour du travail bien fait. Un système clos n’acceptant pas la confrontation ni le contre pouvoir qu’il faut toutefois regarder lucidement tel qu’il a été. (Le film sera projeté en salle dans quelques semaines ; nous organiserons sans doute une première) 

 

Ce matin retour à d’autres réalités avec le développement fret TGV. Sur cette question importante nous piétinons sérieusement. Conférence de presse avec notre ami Patrice Sanglier. A découvrir dans les médias demain.

 

 

 

par Roger CAYZELLE publié dans : L'ACTUALITE
Mardi 12 juin 2007

A RTL9 il y a quelques jours, dans le cadre de "l’invité politique" on m’a une nouvelle fois demandé si je "n’avais pas envie de passer de l’autre côté et de faire de la politique". J’ai une nouvelle fois répondu non pour deux raisons.

La première tient à l’intérêt pour le travail que j’effectue à la tête du CES de Lorraine, un travail que nous essayons (avec Marc Houver et son équipe) de rendre le plus collectif, le plus pertinent et le plus combatif possible.

 La seconde raison de mon refus de "faire de la politique" réside dans une conviction profonde : je pense qu’il est indispensable que nous sachions aujourd’hui faire une place à la génération suivante, notamment dans une ville comme Metz. Ce n’est pas simple pour ceux qui sont aujourd’hui aux manettes.  

 

 

Vous qui me lisez et qui n’avez pas mon âge canonique vous verrez qu’à soixante ans (voire à soixante dix) on n’est pas vieux et surtout on ne se sent pas vieux. On peut encore très largement apporter son expérience, son énergie et son savoir-faire à la cause commune. Il reste qu’il n’est pas pensable qu’on ne rajeunisse pas les postes de responsabilité simplement parce que certains continuent à gérer des plans de carrière. Quand Jean-Marie Rausch s’est présenté à la mairie de Metz ‑pour sa première tentative et sans aucune expérience- il avait un peu plus de 40 ans. Il me semble qu’il ne s’est pas trop mal sorti le petit jeune.  

par Roger CAYZELLE publié dans : L'ACTUALITE
Lundi 11 juin 2007

Ainsi donc, pour la première fois depuis exactement trente ans la majorité parlementaire sortante restera la majorité sortante. Auparavant - en 1981, 1986, 1988, 1993, 1995 et 2002- les sortants avaient toujours été battus. Résultat rendu possible grâce à l’initiative prise en 2001 par Lionel Jospin qui avait eu alors la bonne idée d’avancer le calendrier électoral en faisant passer les législatives après les présidentielles, accentuant encore le caractère présidentiel du régime.  

 

En ce dix juin 2007 l’anti Sarkosysme dont s’est nourri la gauche -dont certains instituts de sondage estiment qu’il a valu au moins six points dans le score de Ségolène Royal)- cet anti Sarkozysme n’a plus joué puisque même si l’opposition l’avait emporté,  il serait resté (ah s’il avait dit qu’il s’en allait en cas de victoire de la gauche !).  

 

Le scrutin majoritaire et les phénomènes de vague font le reste. Le premier apparaît particulièrement injuste mais, j’y reviendrai, il reste à mon avis un bon système. Quand aux "vagues" c’est ainsi, elles deviennent une composante de nos démocraties : la vague des régionales, la vague des « non à l’Europe », la vague Sarkozy. Des vagues qui se retirent souvent aussi vite qu’elles sont arrivées ! 

par Roger CAYZELLE publié dans : LES ENJEUX
Samedi 9 juin 2007

Tiens donc, même le Républicain Lorrain s’y met ce matin. Dans une de ces petites "rivières" que tout le monde lit, en page trois, la rédaction de la locale de Metz constate que le "TGV Est a été présenté sur France 2 dans l’émission Télé-Matin (…) Seulement le commentaire et le reportage ont évoqué Reims, Nancy et Strasbourg. Et rien sur Metz. Comme d’habitude ? Notre ville ne doit pas figurer sur les cartes des journalistes parisiens !" Si c’est le RL qui le dit.

par Roger CAYZELLE publié dans : LES ENJEUX
Samedi 9 juin 2007

Et voilà aujourd’hui 9 juin 2007, veille de l’arrivée du TGV, toute la classe politique lorraine est partie à Strasbourg pour fêter l’arrivée du train à grande vitesse. A contre cœur semble-t-il plusieurs élus ayant confié, y compris publiquement, qu’ils trouvaient quand même un peu saumâtre de fêter l’évènement en terre alsacienne.

 A bien y regarder effectivement, quel aveu d’échec ! Les lorrains incapable de se mettre d’accord sur une initiative festive commune se rabattent sur l’Alsace !!!  

Ceci étant vive le TGV !!! 

par Roger CAYZELLE publié dans : HUMEUR DU JOUR

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