C’est le sentiment d’une partie des messins actuellement : il n’y a « personne de connu » qui puisse succéder à
Il ne faut en effet pas sous-estimer l’implantation du premier magistrat. L’homme reste relativement en forme, il a encore du jus, de l’énergie et même une volonté constante de forger l’avenir. Jean-Marie Rausch est loin d’avoir dit son dernier mot et il pourrait fort bien l’emporter. Penser qu’en raison de son âge et de la durée de son mandat il ne pourra qu’être battu est une lourde erreur.
Pour autant il me semble qu’il peut malgré tout être mis en difficulté l’an prochain pour au moins deux raisons.
La première relève de la pure arithmétique électorale. Rien n’indique aujourd’hui que JMR ne trouvera pas sur sa route une liste de droite alternative conduite par Marie Jo Zimmermann même si, en coulisse des pressions vont commencer à s’exercer pour empêcher qu’elle ne se présente. Mais elle n’est pas femme à se laisser impressionner, bien au contraire. Il ne sera pas si facile que cela à l’UMP de « faire le ménage » comme le réclament certains, surtout en faveur de quelqu’un –JMR- qui ‘a jamais adhéré à l’UMP.
Quel sera le score de MJZ, nul ne le sait aujourd’hui. L’équipe actuellement au pouvoir prédit certes pour se rassurer un résultat assez faible voire même en ralliement à Jean-Marie Rausch. Mais qui en est actuellement totalement certain ? L’existence de la liste 2007.com peut également poser un vrai problème à la majorité sortante. Il est certes de bon ton en ce moment de pronostiquer un effondrement de cette équipe, détestée par de nombreux élus mais ils sont certainement plus présents qu’on ne le dit et ils développent un projet qui est loin d’être inexistant. Avec deux listes sur sa droite (ou son centre droite), l’équation n’est pas si simple que cela à résoudre pour JMR. C’est ce qui fait dire à un candidat à la candidature qu’il y a une « fenêtre de tir » (comme en 1977 !).
La seconde raison qui incite à penser que Jean-Marie Rausch est loin d’avoir gagné tient davantage au fond.
Un long article en page trois du journal « Le Monde » titrait il y a quelques jours « Les bobos qui font gagner la gauche dans les grandes villes ». Ce titre caricatural résume en fait assez bien la problématique du moment en ce qui concerne les grandes agglomérations françaises. Les équipes municipales actuellement durablement au pouvoir sont celles qui ont senti l’air du temps, qui captent cette culture citoyenne faite d’aspiration à la liberté et à
Rien n’est donc joué pour 2008. L’équipe qui l’emportera sera celle qui collera le plus à
Malgré tout le respect que m’inspirent nos édiles locaux, j’ai du mal à comprendre pourquoi il a fallu bloquer pendant deux semaines la place de la République pour produire une émission de télévision certes respectable mais dont le principe est de montrer des jeux et non pas un décor urbain. Pour parler clair ce grand stade provisoire aurait été installé à l’extérieur, près de la FIM par exemple personne n’aurait vu

Je ne voudrais surtout pas me mêler de ce qui ne me regarde pas mais la façon dont l’appareil mosellan de droite – l’
Voila bien un deuxième tour d’élections législatives qui laisse un sentiment mitigé. D’un côté on se dit qu’il est sain que les électeurs ne se laissent pas imposer n’importe quoi sans discussion. On pense évidement à la TVA sociale, sujet éminemment complexe, qui méritait autre chose que quelques déclarations gouvernementales à l’emporte pièce ni même cette étonnante affirmation du Président de la République estimant que cette mesure ne serait appliquée que si elle n’obérait pas le pouvoir d’achat ( !) (sans que l’on sache comment cela est possible) et semblant déjà reculer en rase campagne.
De l’autre l’impression qu’un tel résultat (un peu comme un 0-0 en football) favorisait paradoxalement tous les conservatismes. Il suffisait pour s’en convaincre d’entendre un responsable de gauche lorrain se féliciter sur les médias, le soir du scrutin, de la victoire de la classe ouvrière sur le grand capital pour se dire que les bons vieux clichés ont encore de l’avenir et qu’ils feront les beaux jours de tous ceux qui, à droite comme à gauche, préfèrent les affrontements politiques habituels plutôt que le chemin de la réforme.
Les phénomènes de défiance et de retournement de l’opinion sont maintenant bien installés. Plutôt que d’attendre qu’une vague chasse l’autre il serait sans nul doute plus opportun que chacun se confronte projet contre projet. On n’en est pas là pour l’instant.
Après une période d’activité politique intense, marquée souvent par des formules à l’emporte-pièce, sans doute est-il temps de revenir au réel, de chercher à décrypter ce qui se cache derrière les mots, et d’adapter des attitudes plus …..C’est à notre modeste niveau ce que nous avons toujours tenté de faire au CES. Débat hier à l’Hôtel de Région sur la fameuse « valeur travail » qui est beaucoup mise en avant actuellement par la droite mais aussi par la gauche à un degré moindre. Débat autour du très beau film de François Caillat « Bienvenue à Bataville » et discussion avec Alain Gatti autour du livre « Chausser les hommes qui vont pieds nus ». instructif pour tenter de comprendre ce qu’a pu être
Ce matin retour à d’autres réalités avec le développement fret TGV. Sur cette question importante nous piétinons sérieusement. Conférence de presse avec notre ami Patrice Sanglier. A découvrir dans les médias demain.
A RTL9 il y a quelques jours, dans le cadre de "l’invité politique" on m’a une nouvelle fois demandé si je "n’avais pas envie de passer de l’autre côté et de faire de la politique". J’ai une nouvelle fois répondu non pour deux raisons.
La première tient à l’intérêt pour le travail que j’effectue à la tête du CES de Lorraine, un travail que nous essayons (avec Marc Houver et son équipe) de rendre le plus collectif, le plus pertinent et le plus combatif possible.
La seconde raison de mon refus de "faire de la politique" réside dans une conviction profonde : je pense qu’il est indispensable que nous sachions aujourd’hui faire une place à la génération suivante, notamment dans une ville comme Metz. Ce n’est pas simple pour ceux qui sont aujourd’hui aux manettes.
Vous qui me lisez et qui n’avez pas mon âge canonique vous verrez qu’à soixante ans (voire à soixante dix) on n’est pas vieux et surtout on ne se sent pas vieux. On peut encore très largement apporter son expérience, son énergie et son savoir-faire à la cause commune. Il reste qu’il n’est pas pensable qu’on ne rajeunisse pas les postes de responsabilité simplement parce que certains continuent à gérer des plans de carrière. Quand Jean-Marie Rausch s’est présenté à la mairie de Metz ‑pour sa première tentative et sans aucune expérience- il avait un peu plus de 40 ans. Il me semble qu’il ne s’est pas trop mal sorti le petit jeune.
Ainsi donc, pour la première fois depuis exactement trente ans la majorité parlementaire sortante restera la majorité sortante. Auparavant - en 1981, 1986, 1988, 1993, 1995 et 2002- les sortants avaient toujours été battus. Résultat rendu possible grâce à l’initiative prise en 2001 par Lionel Jospin qui avait eu alors la bonne idée d’avancer le calendrier électoral en faisant passer les législatives après les présidentielles, accentuant encore le caractère présidentiel du régime.
En ce dix juin 2007 l’anti Sarkosysme dont s’est nourri la gauche -dont certains instituts de sondage estiment qu’il a valu au moins six points dans le score de Ségolène Royal)- cet anti Sarkozysme n’a plus joué puisque même si l’opposition l’avait emporté, il serait resté (ah s’il avait dit qu’il s’en allait en cas de victoire de la gauche !).
Le scrutin majoritaire et les phénomènes de vague font le reste. Le premier apparaît particulièrement injuste mais, j’y reviendrai, il reste à mon avis un bon système. Quand aux "vagues" c’est ainsi, elles deviennent une composante de nos démocraties : la vague des régionales, la vague des « non à l’Europe »,
Tiens donc, même le Républicain Lorrain s’y met ce matin. Dans une de ces petites "rivières" que tout le monde lit, en page trois, la rédaction de la locale de Metz constate que le "TGV
A bien y regarder effectivement, quel aveu d’échec ! Les lorrains incapable de se mettre d’accord sur une initiative festive commune se rabattent sur l’Alsace !!!
Et voilà aujourd’hui 9 juin 2007, veille de l’arrivée du TGV, toute la classe politique lorraine est partie à Strasbourg pour fêter l’arrivée du train à grande vitesse. A contre cœur semble-t-il plusieurs élus ayant confié, y compris publiquement, qu’ils trouvaient quand même un peu saumâtre de fêter l’évènement en terre alsacienne.
Ceci étant vive le TGV !!!
