Gérard Léonard vient de disparaître, victime d’un cancer. Nos premiers contacts avaient été assez vigoureux car il s’était opposé assez violemment à l’élection du poste que j’occupe actuellement.
« Tôt au tard, m’avait-il dit, vous allez faire de la politique et vous profiterez alors de votre poste pour attaquer la politique sécuritaire que nous aurons à mettre en œuvre ». C’était en automne 2001. Depuis, beaucoup d’eau à coulé sous les ponts et nous avons fini par sympathiser car Gérard Léonard était un homme direct, mais droit. Sa disparition est une perte.
Jacques Sauvage tient depuis de longues années avec beaucoup d’humour la réplique « Les épines du chardon » dans le trimestriel messin du parti socialiste. Cet homme éminemment sympathique dérape toutefois de temps en temps. Fallait-il vraiment par exemple brocarder
Sur le fond, au nom de quel principe moral ou politique M. Missoffe n’aurait-il pas le droit de s’intéresser à la chose publique en Lorraine ? Combien de temps lui faudra-t-il résider dans la région pour être considéré autrement que comme un parachuté ? Il y a là des terrains glissants qui remplacent dangereusement la confrontation d’idées et qui confinent aussi à un populisme décidemment très à la mode aujourd’hui.
Le populisme gagne du terrain. En visite à Fameck pour expliquer à ses concitoyens « où va leur argent » -il dit parfois « leurs sous » afin que le peuple comprenne mieux- le Président du Conseil Régional a demandé qu’on change les fauteuils sur la scène (car ils font trop bourgeois) et qu’on les remplace par des simples chaises. Ca c’est peuple !
