J’ai trouvé assez amusant et assez juste le billet de Robert Solé en dernière page du « Monde » du 25 avril :
«
Voter non ? Enfin une perspective enthousiasmante ! Un vrai projet ! Le mot d’ordre est clair : le 6 mai, nous ne devrons pas choisir un ou une président(e), mais éliminer celui qu’il faut détester. Inutile donc d’organiser un duel télévisé entre les deux candidats. Ce que peut dire Ségolène Royal, ce qu’elle propose, ne nous intéresses pas. Focalisons-nous sur Nicolas Sarkozy : imprégnons-nous de chacune de ses paroles, passées et présentes, pour nourrir l’aversion qu’il doit susciter.
Rien n’est plus riche, plus positif et plus mobilisateur que le non. Les chantres du nonisme s’opposeront de toute manière, avec le même enthousiasme qu’aujourd’hui, à celui ou celle qui sera élu(e). Le 6 mai, nous disent-ils, votez non. Non, non et non. Nous n’avons pas besoin d’une présidente de la République, mais d’un Non-président. »
