On dira ce qu’on voudra mais les choses évoluent vraiment très vite. Un de mes bons amis, fin analyste de la chose politique, me répétait souvent à l’automne 2005 après la victoire du « non » au référendum sur la constitution européenne que « jamais, tu m’entends, jamais un responsable politique s’étant prononcé pour le « oui », jamais celui là ne pourra devenir président de la république en France ». Seize mois plus tard au premier tour des présidentielles du 22 avril : 1. Sarkozy (oui) 2. Royal (oui) 3. Bayrou (oui). Comme le temps passe !
Qu’on me pardonne cette psychanalyse de bazar épouvantablement simpliste mais la question posée aux Français le 6 mai est au fond assez basique : veulent-ils un père ou une mère pour les diriger ?
Rencontre il y a quelques jours avec Eric Gulino à l'occasion d'une visite à Montoy Flanvile (à voir aussi sur le blog du CES de Lorraine). Ce jeune maire est aussi un des conseillers de Jean Pierre Masseret. J'ai des relations cordiales avec cet homme chaleureux et sympathique mais j'ai découvert à cette occasion quelqu'un qui avait du fond et qui exposait une vison claire de développement de son village. Un talent peut être insuffisamment exploité à la Région.
Comme l’a déjà signalé un blog ami, le maire de Metz a commis ce matin à France Bleu Nord Lorraine une interview qui laisse rêveur sur son refus de prendre en charge la foire de mai. Comme toujours lorsqu’il est embarrassé, Jean Marie Rausch se livre à une véritable caricature de lui-même et cette fois ci ça n’est pas très drôle. Notons au passage le rôle actif que peut jouer là le service public et saluons le courage de l'interviewer Claude Bruillot.
J’ai trouvé assez amusant et assez juste le billet de Robert Solé en dernière page du « Monde » du 25 avril :
«
Voter non ? Enfin une perspective enthousiasmante ! Un vrai projet ! Le mot d’ordre est clair : le 6 mai, nous ne devrons pas choisir un ou une président(e), mais éliminer celui qu’il faut détester. Inutile donc d’organiser un duel télévisé entre les deux candidats. Ce que peut dire Ségolène Royal, ce qu’elle propose, ne nous intéresses pas. Focalisons-nous sur Nicolas Sarkozy : imprégnons-nous de chacune de ses paroles, passées et présentes, pour nourrir l’aversion qu’il doit susciter.
Rien n’est plus riche, plus positif et plus mobilisateur que le non. Les chantres du nonisme s’opposeront de toute manière, avec le même enthousiasme qu’aujourd’hui, à celui ou celle qui sera élu(e). Le 6 mai, nous disent-ils, votez non. Non, non et non. Nous n’avons pas besoin d’une présidente de la République, mais d’un Non-président. »
Soirée électorale plutôt tristounette dimanche soir à la préfecture. Dans le hall d’honneur personne n’avait l’air véritablement satisfait. Sujet assez surréaliste de discussion : le positionnement politique de Jean-Marie Rausch qui, selon certains, aurait réussi un coup de Jarnac politique la semaine précédente en ralliant le candidat de l’UMP, isolant ainsi Marie Jo Zimmermann. Ce qui confirme que le maire de Metz souhaite bien se représenter, sinon pourquoi se donnerait – t-il tant de mal ?
José Bové qui promettait une énorme surprise pour le 1er tour (effectivement il est derrière Dominique Voynet) ; Marie Georges Buffet qui a passé son temps à estimer que la gauche n’était pas assez à gauche (dans ce cas pourquoi fait-elle un score aussi faible ?). Arlette Laguiller qui "s’efface" immédiatement pour Ségolène Royal. On se demande vraiment, pour ne prendre que ces exemples quel sens profond pouvait avoir ces candidatures.
Je ne voudrais pas en rajouter ce matin mais cela fait des mois que je dis à mes amis de gauche que la vraie question est celle de la visibilité réelle d’une gauche modernisée. Travail que Ségolène Royal essaye d’entreprendre mais qui me semble pour l’instant manquer de puissance.
Enfin je continue à être convaincu qu’on mésestime depuis trop longtemps Nicolas Sarkozy et que le simple fait de le traiter d’agité, de dangereux, d’illusionniste voire fasciste ne suffit pas à gagner une campagne. Reconnaissons qu’aujourd’hui il y va tout droit si la gauche ne modernise pas son discours. Enfin c’est juste mon avis.
De ce point de vue Nicolas Sarkozy s’est surpassé dans un discours très à droite centré sur des valeurs traditionnelles que plus personne n’osait développer depuis des années. A près tout c’est son droit, on aime ou on n’aime pas, le suffrage universel tranchera.. Mais que dire de sa vision de notre région ! Tout y est passé : Jeanne d’
Je ne sais pas vous, mais moi je trouve que les candidats à la présidentielle ont vraiment une drôle de vison l’image de la Lorraine.
Je sais bien que c’est la mode actuellement mais je n’arrive plus à marcher à ce discours sur la fascisme supposé de Sarkozy, le danger pour la démocratie qu’il représenterait, même si je vois bien que son entourage n’est pas toujours composé de calmes angelots. On m’a déjà fait le coup à plusieurs reprises et vraiment ça ne prend plus. Souvenez-vous par exemple qu’en 1988 François Mitterrand s’était présenté pour faire échec aux « factieux » qui, selon lui, menaçaient la République. Jacques Chirac était alors présenté comme un type dangereux qui mettRait en péril notre démocratie, ce qu’il a largement démontré par la suite ( !)
Ceci étant, on est en campagne électorale, c’est sans doute la loi du genre. Mais je ne suis pas totalement certain que l’excès ne finisse pas par servir le candidat de droite. Enfin c’est juste mon avis.
Un moment plutôt édifiant cette réunion publique.
A un moment où on parle tellement de démocratie participative il n’est pas sans intérêt de jeter un regard sur l’existant en prenant l’exemple de la première réunion publique organisée par la C
Premier constat : très peu de monde pour ce sujet qui devrait pourtant être mobilisateur (il est peu probable qu’on ait fait beaucoup pour mobiliser).Quelques élus (ou candidats élus) sont présents, essentiellement de l’opposition ce qui est leur droit le plus strict.
Deuxième constat : une présentation sérieuse de l’économie générale du projet (il s’agit en fait de la mise en œuvre d’un très long couloir de bus desservant la ville depuis Mercy – la Grange aux Bois à Woippy St Eloy.)
Troisième constat : une grande approximation dans les réponses apportées dés lors qu’on sort des questions relatives au détail du projet.
Les choses se dégradent dés que le débat devient plus large.
Tout cela n’est pas sérieux. Où sont ces fameuses études sur l’hypothèse d’un tram et qui montreraient que Metz est la seule ville française à « ne pas être dimensionnée » pour un véhicule sur rail ? D’où sort ce chiffre de 400 millions d’euros, coût du tram ? Pourquoi parler de deux millions d’euros pour un service jusqu’à 22h alors que les propres chiffres de la C
Peut on vraiment mener un débat public dans des conditions aussi désinvoltes ?
