19h55, devant la gare, dernier bus pour Woippy
Un quart d’heure ! Quinze minutes et pas une de plus voilà l’amplitude de la prolongation des dessertes bus en soirée que vient d’accorder la C
[1] Les services tardifs ont été supprimés à Metz au début des années soixante. Depuis cette date la grande majorité des bus terminent leur service peu après 20h. Une ligne tardive -mise en place en 1988 à l’époque où la gauche participait à la gestion municipale- circule toutefois jusqu’à minuit sur l’axe Saint Eloy-République-Technopôle-Grange au Bois. Elle est de plus en plus utilisée malgré un cadencement un peu trop faible (un bus toutes les heures)et un dernier départ trop précoce
Tout sur la vie du théâtre, sur la création, ses difficultés et ses joies. C’est bien sur le site de notre ami Charles Tordjman, responsable de la culture au
Le ministre de la Culture et de la Communication, Renaud Donnedieu de Vabres, a présenté ce matin au conseil des ministres une communication relative à l’Europe de la culture. L’Europe de la culture constitue une dimension importante de la construction européenne. Trois sites français ont déjà été inscrits sur la liste du Patrimoine européen : l’
Je sais qu’il est de bon ton de brocarder cette équipe qui des ambitions pour Metz ((et pour elle-même ce qui n’est après tout pas illégitime). Certains les situent à droite, d’autres les voient comme un cheval de Troie du parti socialiste, d’autres enfin déplorent avec un air pincé leur côté agressif, dans une ville où tout devait être soft et feutré.
Pour ma part je connais peu ces jeunes gens à l’exception d’Emmanuel Lebeau que je rencontre assez régulièrement. J’ai participé une soir à un de leurs apéro débat qui m’a paru de bonne tenue.
Le Préfet de Région Pierre-René LEMAS -qui est en Lorraine depuis un an maintenant puisqu’il est arrivé à Metz le 15 Mars 2006- est trop au fait des questions d’aménagement du territoire pour ne pas constater très lucidement que le dossier "Belval" est aujourd’hui totalement enlisé.
Belval, on le rappelle, est cette ville nouvelle qui va se situer au Sud du Luxembourg près d’Esch sur Alzette sur le site d’une ancienne usine sidérurgique. Depuis plus de cinq ans maintenant les pouvoirs publics luxembourgeois assainissent, aplanissent, aménagent, construisent. Seul un ancien haut fourneau reste aujourd’hui -volontairement- visible pour ne pas oublier le passé.
Mais de plus en plus de bâtiments apparaissent. Parmi eux un immeuble imposant abritant le siège d’une grande banque (Dexia) mais aussi une immense salle de concert de musique actuelle. Très rapidement des voies nouvelles, une gare, des pavillons résidentiels vont se dessiner. Cerise sur le gâteau, une université nouvelle confortera le projet et devrait évidemment l’identifier. Voilà ce que devrait être Belval dans quelques années : une ville nouvelle, écologique, créatrice de ces emplois de haut niveau vecteurs de l’économie de la connaissance.
Il y a près de cinq ans maintenant, dans un bel élan de coopération européenne, la France et le Luxembourg décidaient de faire de ce projet un exemple de coopération transfrontalière. Un ministre français est même venu poser sur la terrasse surplombant le site pour indiquer tout l’intérêt de la République Française pour ce projet. Dans la foulée une mission était diligentée, réduite à un ou deux fonctionnaires tentant tant bien que mal de produire -dans un document de qualité, notons-le- une vision globale de ce que pourrait être un projet du côté français ou de définir pour le moins les conditions de son développement.
Parallèlement, après de long mois de tâtonnements, les élus locaux du Nord lorrain se mobilisaient. Du côté de Longwy, le nouveau maire Jean Marc Fournel ayant une vision claire dès enjeux. Mais aussi dans le voisinage plus immédiat de Belval, en réussissant à construire une communauté de communes associant dans la vallée de l’Alzette et autour de Villerupt et d’Audun le Tiche les communes situées le long de la frontière (dans deux départements français différents ce qui n’est pas fait pour simplifier les choses).
La communauté de communes de la vallée de l’Alzette -s’appuyant il est vrai sur des réflexions menées par les chargés de mission de l’Etat- élaborait ainsi un projet centré, autour d’une autre ancienne zone industrielle, celle de Micheville toute proche, côté français, de celle de Belval. Avec le soutien du Conseil Régional, du
Ce qui pourrait être une première en Europe a toutefois bien du mal à se mettre en place. Une première réunion prévue pour janvier 2007 a été reportée. Il faut admettre que les questions posées sont complexes. Parmi celles, celles de leadership, de contenu réel, du financement d’une telle structure et de son articulation avec d’autres structures existantes.
Devant une situation aussi difficile il faut bien reconnaître que nous sommes au point mort. Le Préfet de Région l’a d’ailleurs clairement admis devant le Conseil Régional à l’occasion de sa séance plénière le 9 mars dernier. "Nous ne pouvons pas se laisser se développer indéfiniment une situation dans laquelle il y aurait d’un côté de la frontière du développement économique et de l’autre une montée du foncier ou la seule construction de routes" a-t-il déclaré devant les conseillers régionaux rejoignant ainsi ceux qui constatent la panne actuelle du dossier.
Pierre-René Lemas a donc diligenté une "mission de préfiguration" dirigée par un haut fonctionnaire qui aurait- semble-t-il- pour objectif de remettre à plat toutes les questions posées par ce dossier Belval, et plus largement pour l’ensemble de la problématique transfrontalière. Je partage bien évidemment ces préoccupations. Plus que jamais je pense que la construction d’une Grande Région dotée d’un véritable exécutif est sans nul doute incontournable pour avancer dans un processus de coopération partagée. Nous en sommes très loin aujourd’hui, mais nous sommes au moins placés devant la réalité de notre échec…provisoire.
On ne pourra pas dire qu’on avance beaucoup. Cinquantième anniversaire de la naissance de l’Europe aujourd’hui même. Nos voisins marquent l’évènement par des fêtes et des cérémonies. Rien en France. Rien à Metz, berceau de Robert Schuman. Il est vrai que la campagne oblige à coller à l’opinion.
C’est l’intérêt de la fonction de Président de
Déjeuner cordial avec le maire d’Epinal qui effectue un vrai travail sur sa ville notamment en terme de cohésion sociale. Je lui redis mon soutien à la démarche engagée par Thionville, Metz, Epinal et Nancy. Nous avons besoin de renforcer nos villes, de créer un effet métropole. Nous y parviendrons en travaillant d’abord dans un premier temps sur les villes existantes en améliorant la qualité des équipements et non pas en faisant de la fuite en avant dans un mythique espace central.
La formule de Jean-Pierre MASSERET sur Metz est assez juste : « Il faut redonner du peps à cette ville ». Ceci étant il va falloir développer.
On dira ce qu’on voudra mais c’est une image que nous voyons trop souvent chez nos amis de France 3 dans l’édition du soir. C’est une image qu’ils ont raison de passer mais dont il faut bien dire qu’elle marque les esprits : il fait froid, le temps est gris. Dans la cour de l’usine, les ouvriers allument un feu à l’aide de palettes de bois. Les responsables du comité d’entreprise expriment leur détermination mais aussi souvent leur scepticisme sur l’avenir de leur "boîte". Dans le même temps, des salariés font face à la caméra. Ce sont souvent des ouvrières qui disent avec force leur désarroi, rappellent qu’elles sont dans l’entreprise depuis des années, estiment qu’à leur âge elles ne sauront rien faire d’autre et se demandent surtout quel sera leur avenir.
Bien sûr toute la Lorraine n’est pas résumée là. Bien sur la Lorraine à un avenir les reconversions seront possibles. Mais en attendant la Lorraine est aussi là. Elles est dans ces hommes et ces femmes qui ont le souvent le sentiment qu’on les abandonne ou qu’on les sacrifie sur l’autel de la mondialisation.
Or la Lorraine n’est pas une entité abstraite. Elle se construit aujourd’hui avec des hommes et des femmes qui y habitent. Ils ont une histoire personnelle qui s’inscrit elle-même dans une culture collective.
La question n’est pas aujourd’hui de considérer cette culture comme dépassée, faisant partie d’une histoire ancienne dont il faudrait se débarrasser au plus vite. Ce serait un pari absurde car il tournerait le dos à ce qui fonde le développement d’une région, sans se demander avec qui se construira la Lorraine de demain.
Pour parler clair c’est d’abord avec les gens qui habitent cette région que l’on construira la Lorraine de demain. C’est en s’appuyant sur eux que l’on pourra donner envie à d’autres personnes venues d’ailleurs de nous rejoindre pour relancer notre démographie, pour éviter que nous commencions à perdre des habitants. Toute autre perspective, et notamment celle qui consisterait à dire : c’est la fin des ouvriers, passons à autre chose », toute autre solution accentuerait le clivage dans la population.
C’est un sacré défi car cela veut qu’il faut que nous soutenions vraiment ceux qui sont en difficulté, que nous les aidions à reprendre pied et que nous remettions ensemble tout le monde en mouvement : jeunes et moins jeunes, hommes et femmes, habitants actuels et nouveaux arrivants. C’est un redoutable défi mais c’est un beau défi. Sachons le relever ensemble.
