On dira ce qu’on voudra mais les choses ne sont jamais simples. Prenez notre industrie, l’industrie lorraine. Depuis cinq ans, en termes d’emploi, c’est assez catastrophique. L’industrie en Lorraine perd 400 emplois par mois, 5 000 par an, 25000 depuis 2001 avec toutes les conséquences que cela peut avoir sur l’avenir de certain de nos bassins.
Il y a un mois je vous avais déjà parlé de cela en déplorant l’immobilisme de l’Etat. Reconnaissons que depuis les choses ont un peu changé. Le Préfet de
Certes Nicolas Sarkozy
Ceci étant rien n’est gagné, car au-delà du cas de Gandrange, de Toul ou de Carling c’est une véritable stratégie industrielle qu’il faut mettre en place en Lorraine.
Une stratégie industrielle qu’est ce que ça veut dire ? Ça veut dire qu’on s’accroche pour anticiper afin de parer les difficultés. Qu’on regarde comment soutenir les secteurs qui passent des moments difficiles. Cela veut dire aussi que l’on pose les bases d’une industrie nouvelle, plus moderne. Une industrie qui fabrique des produits de qualité. Est-ce que l’Etat doit faire tout le travail ? Bien sûr que non. Ce sont les entreprises qui doivent être en première ligne mais en travaillant aussi en collaboration avec les élus locaux, les partenaires sociaux, les universités. L’Etat peut aider à rassembler tout ce monde là, il peut aider à organiser l’action.
Pas inintéressant le sondage réalisé sous l’égide du Quattropole – qui aura au moins eu le mérite, pour une fois, de prendre une initiative. L’enquête vise en fait à mesurer le degré d’attractivité de chaque ville. On y découvre que le Luxembourg, culturellement et économiquement regarde surtout vers
Je ne voudrais pas avoir l’air de faire du mauvais esprit mais qu’est ce qu’on ne nous avait pas dit au sujet de la liste du maire sortant ; On allait voir ce qu’on allait voir : du neuf, du lourd, de grosses surprises…La surprise aura été qu’il n’
Rencontre avec Jean-Pierre Masseret. Cet homme
De la difficulté de poser un débat sereinement. Les taxis ont manifesté deux petites journées. Les taxis ont gagné. Le gouvernement -- et plus encore le Président de la République -- ont reculé en rase campagne, eux qui s'affirment pourtant haut et fort comme de puissants réformateurs. Quelle mouche
Le sondage qui est publié ce matin par le Républicain Lorrain va certes freiner quelque peu l'enthousiasme qui se manifestait ces dernières heures dans l'entourage de
On peut penser ce qu'on veut, mais la prestation de Gérard Longuet sur France 3 dans l'émission « La voie est libre » était de très bon niveau. Bonne connaissance du dossier industriel, vision claire de ce qu'il faut faire pour maintenir et développer l'aciérie de Gandrange…. Ce garçon a quand même de l’envergure.
Nous sommes en plein cœur du deuxième choc industriel que nous évoquons avec obstination depuis plusieurs mois au conseil économique et social de Lorraine. Dans la sidérurgie, pour des raisons culturelles profondes, la visibilité et la médiatisation sont fortes. Évidemment, dès lors, le président de la république -- qui sur médiatise tout -- s'est emparé du dossier, d'autant plus facilement que tout le monde lui demande de le faire.. Il a reçu cette semaine les organisations syndicales à l'Élysée, ce qui peut être interprété comme un geste de soutien, mais il décide d'en faire plus en se rendant sur place à Gandrange le 4 février. Cela ne les enchante guère. Tout cela fera certes des images à la télévision, mais au-delà ? Attention à ne pas donner de faux espoirs, comme on l’a fait trop souvent dans notre région
