La ville n'est pas une simple agglomération d'hommes et d'équipements, c'est un état d'esprit
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C’est un secret de polichinelle : depuis plusieurs mois les représentants de l’Etat manifestaient souvent un intérêt que nous qualifierons pudiquement de limité vis-à-vis de la politique culturelle de la ville dans le domaine théâtral. Les voilà qui viennent de passer à l’acte il y a quelques jours en refusant de continuer à subventionner le théâtre en attendant que la politique des spectacles messine s’articule mieux avec celle de Nancy. J’ai le vague sentiment que le nouveau de préfet de région n’y est pas pour rien, lui qui se dit souvent exaspéré par le manque de coordination entre les deux villes.
Franchement, tout cela est pire que tout ce qu’on pouvait imaginer. Bien sur
L’investiture UMP pour désigner la tête de liste messine devrait avoir lieu très prochainement et Marie-Jo Zimmerman tiendrait
A l’évidence la candidature de Marie-Jo Zimmerman se précise chaque jour davantage ce qui ne serait pas une mauvaise chose pour Metz. Cela donnerait lieu, dans le cadre du futur scrutin, à une confrontation entre des personnalités connaissant bien leur ville, proches des citoyens, sensibles aux questions environnementales.
Plusieurs lecteurs ont l’amabilité de s’intéresser au CES et à son fonctionnement notamment en ce qui concerne la question des personnes qualifiées. Ces nominations jettent toujours un peu le trouble sur l’image de l'institution.
En Lorraine elles ne sont pourtant que 4 sur 92, nommées par le Préfet selon une règle non écrite : une par département, dans le cadre d’une amicale pression de la personnalité politique la plus influente du secteur géographique. Cette année elles sont plutôt à droite mais cela ne signifie pas qu’elles ne sont pas représentatives. Pour tout dire je trouve même le choix du Préfet pas si mauvais que cela.
Les 88 autres conseillers sont issus d’organisations patronales, syndicales, culturelles, associatives, universitaires et désignées par elles. D’une manière générale ce sont des hommes et des femmes qui connaissent plutôt bien leur terrain et les réalités sociales et économiques lorraines.
Le parti socialiste mosellan voit d’un très mauvais œil la nomination d’Alain Missoffe au CES de Lorraine dénonçant dans un communiqué le retour de l «l’Etat UMP » et le fait que le Préfet de Région soit « inféodé au patronat ». Ce faisant il est bien sur dans son rôle, mais tout cela me parait quand même très daté.
Si j’étais malicieux je ferais simplement remarquer que personne ne pourra jamais prétendre que le CES de lorraine a été politisé au prétexte que son Président, l’auteur de ces lignes, est marqué à gauche. Je rappellerais que le PS proteste également lorsque le Président de la République fait appel à des personnalités de gauche pour participer au gouvernement ou présider des commissions. Faudrait savoir !
Bien que nous ne soyons pas du même bord politique j’ai toujours été intéressé par le travail accompli par Alain Missoffe. Il est depuis plusieurs années « personne qualifiée » de la section prospective du CES (sans que cela n’ait d’ailleurs jamais ennuyé personne). Il est très investi dans la vie économique et sociale lorraine. A ce titre, son arrivée au CES –comme celle d’autres acteurs engagés en Lorraine, de droite comme de gauche – constitue un apport précieux pour la deuxième assemblée.
J’aurais évidemment l‘occasion de revenir sur la question de l’autonomie du CES dans les prochains jours. C’est un sujet essentiel.
C’est peu dire que l’écologie est dans l’air du temps. Sans nul doute à juste titre. Il reste que les choses sont beaucoup complexes dès qu’on entre dans le détail et les contradictions – que nous portons tous – entre nos comportements individuels et nos grandes pétitions de principe sont très fréquentes.
Ainsi en séance plénière du Conseil Régional le 26 octobre un éminent et sympathique défenseur de l’environnement expliquait qu’on ne pourrait pas continuer comme cela en matière de consommation d’essence alors que lui même effectue chaque jour près de
Tout cela n’est pas bien méchant. Plus amusant encore « l’affaire » du train de Sarreguemines-Bitche, freiné tous les automnes par les feuilles mortes. « Ce n’est pas possible clament en cœur les conseillers. Que fait la SNCF ? Coupons les arbres, mettons une deuxième locomotive diesel pour tirer le train ». Autant de considérations nettement moins écologiques dès lors qu’il s’agit de résoudre nos petits problèmes quotidiens.
C’est sur, un écart de six voix ne constitue pas le score idéal pour rassembler tout le monde. Mais c’est ainsi. La décision est prise.
Dans notre région plus de cent manifestations ont ainsi participé à la promotion de la lecture qui en a bien besoin. Devant le déferlement de l’image nous avons tendance à lire de moins en moins, tout comme nos enfants d’ailleurs ce qui n’est pas bon. La
On dira ce qu’on voudra mais elle était importante l’initiative "Lire en fête" organisée dans toute la France et bien sûr aussi en Lorraine le week-end dernier.
Pour ma part j’étais à Pompey où la municipalité avait organisé, avec l’aide précieuse de l’ami Michel Caffier une journée d’animation très vivante mettant en contact une vingtaine d’auteurs de grande qualité avec un public de jeunes et de moins jeunes.
Une journée sympathique mais aussi très importante car les auteurs lorrains, loin d’être des écrivains de seconde zone participent aujourd’hui au maintien et à la diffusion de l’histoire et de la culture lorraine, une tâche essentielle à un moment où la
Nos divisions, nos querelles de clocher il faut aussi savoir en rire pour mieux les surmonter. C’est ce qu’essaye Philippe Delestre, le dessinateur bien connu présent à Pompey. Dans son dernier livre "En passant par la Lorraine" il illustre merveilleusement nos petites disputes à travers quatre dessins très parlants.
« Si vous voulez agacer un meusien écrit-il, dites qu’il vit au milieu des vaches dans un désert vert, un Meurthe et mosellan dites que c’est un intellectuel qui se la pète avec
Enfin si vous voulez agacer un mosellan dites que c’est un boche de l’Est qui n’aime que la bière et les saucisses. Voilà des caricatures qui nous paraissent très dures. Mais soyons honnêtes : qui d’entre nous peut jurer, droit dans les yeux qu’il ne les a jamais prononcées à un moment ou à un autre. Admettre cela et en sourire c’est pourtant déjà le premier pas vers un peu plus d’harmonie dans notre belle région.
C’est une évidence : le résultat du premier tour des élections internes du
Chaque adhérent du
Pour ma part je ne donnerai pas de « consignes de vote », même si je sais qu’on dira sans nul doute et qu’il est pourtant temps de se décider…
D’abord parce que je doute de l’efficacité de telles consignes, surtout venant de la part de quelqu’un qui, comme moi, est plus un adhérent qu’un militant du PS.
Ensuite parce que cela peut introduire plus de confusion que d’éclaircissements. De ce point de vue j’ai trouvé bien inopportun le communiqué de soutien de
Enfin j’ai vraiment le souci de ne blesser personne –car j’ai des amis de chaque côté- et le désir d’une certaine manière de préserver l’avenir. Car de ce point de vue soyons lucides : quel que soit le résultat il ne sera pas très facile après le vote du 25 octobre de réduire les clivages et de bâtir une véritable équipe rassemblant toutes les personnalités. Evitons donc, les uns et les autres, d’en rajouter.
On dira ce qu’on voudra mais ce n’est pas simple de rédiger un blog. Il y a ceux tiennent quinze jours, à l’exemple de l’actuel premier magistrat de notre cité qui s’est vite rendu compte que c’était bien plus compliqué que d’écrire un éditorial mensuel. Il y a ceux qui commencent, abandonnent puis recommencent régulièrement, comme les fumeurs qui s’y reprennent douze fois avent d’arrêter
Pour ma part –pour la première fois depuis un moment- je suis resté silencieux pendant près de quinze jours. Une activité importante du CES en cette fin de mandat, les discussions sur le renouvellement… la tentation aussi de ne pas en rajouter dans cette période marquée par un débat interne parfois vif, en tout cas très passionné. Et puis sans doute aussi un doute sur l’intérêt très relatif que peuvent présenter ces lignes qui défient le temps mais n’y résistent guère…...
