Très honnêtement, malgré toute l’estime que je peux avoir pour le président Masseret, j’ai du mal à comprendre sa stratégie. Ainsi donc – ça doit être une première- un Président de Région manifeste devant une gare lorraine –Novéant-pour protester contre une réorganisation du service dont il a pourtant la responsabilité. En raison de l’arrivée du TGV la SNCF a en effet été contrainte de repenser ses dessertes locales. Dans le cas du sillon lorrain la question de la desserte de Pont-à-Mousson s’est ainsi avérée prioritaire. Cela a eu pour conséquence de modifier les dessertes plus locales, celles surtout des « petites gares » de la vallée de
Comment ces questions n’ont elles pas pu être étudiées en amont entre la SNCF et les services de la région c’est toute
C’est la grande tendance actuellement dans les commentaires des uns et des autres, y compris à gauche : « la droite est là pour vingt ans » « le
Il faut évidemment relativiser tout cela. Il est normal que dans un système de plus en plus présidentiel les élections législatives accordent une prime énorme au parti du président. Pour le reste, le PSi qui a recueilli 26% au premier tour des présidentielles est loin d’être mort.
Qu’il ait à retrouver des fondamentaux dans les mois et les années à venir est une autre histoire. Elle s’écrira nécessairement.
Inauguration de la gare de Louvigny ce matin. J’y serai car la gare actuelle d’interconnexion
Ouverture des magasins toujours. En fait, il y avait bien un accord entre
On dira ce qu’on voudra mais on a quand même créé une situation totalement absurde avec la transformation du lundi de Pentecôte en journée de solidarité. L’an dernier il y avait eu à Metz un accord entre les syndicats et le patronat pour concentrer le tir sur une seule journée d’ouverture des magasins. Cette année rien de tel pour des raisons qu’il serait intéressant de connaitre ; les organisations syndicales ou patronales gagneraient à mieux communiquer sur ces questions quitte à exprimer leurs désaccords.
Du coup désordre sans nom : la moitié des magasins ouverts aujourd’hui, les autres le lundi de pentecôte. Certains travaillent d’autre pas, d’autres encore pasent à travers les mailles du filet. Quelle est la visibilité réelle de cette journée de solidarité ? Plus personne n’y comprend plus rien.
C’est un grand classique !
Une nouvelle fois les sondages ne se sont pas trompés. Comme prévu, le référendum anti –Sarkozy n’a pas donné les résultats escomptés. Il faut maintenant réfléchir à gauche -au-delà de la déception légitime des militants- aux raisons de cet échec prévisible. Sans précipitation mais sans perdre de temps. C’est toute la difficulté de l’exercice.
Quand au nouveau Président quelle est sa volonté –et sa capacité- réelle à réconcilier l’économique et le social ? C’est à cette aulne qu’il sera jugé, et vite discrédité s’il n’y parvient pas.
C’est en voyant dans le « Tageblatt » Lakshmi Mittal en personne la semaine dernière recevoir à Luxembourg le roi d’Espagne Juan Carlos, le Grand Duc Henri et Jean-Claude Juncker, le premier ministre que j’ai pu me dire que le Luxembourg et la Lorraine ne jouaient vraiment pas dans la même cour. Je me suis dit aussi que le politique pouvait toujours discourir et faire illusion, il pèse peu aujourd’hui sur l’économique. Du moins pas dans les conditions actuelles.
A la manifestation du premier mai, rencontre au cœur de la délégation CGT de l’ami Georges Dour que je retrouve toujours avec autant de plaisir. Georges est un homme de droite, gaulliste, chaleureux et convaincu. Ouvrier aujourd’hui à la retraite, il a toujours été fidèle à la CGT.
Nous nous retrouvons avec plaisir et évoquons longuement une de nos passions communes : le développement des transports en commun et plus largement des transports alternatifs. Peu après une amie habitant à Metz m’explique qu’ « elle ne prend jamais le bus parce que c’est trop compliqué et qu’elle n’y comprend rien » tout en scandant des slogans pour le maintien du secteur public (de transport ?)
Jean Risse, prête ouvrier syndicaliste à la CFDT , me parle avec humour de son dernier livre « nettement plus spirituel que les autres » (« Les pauvres au service de Dieu. Edition de l’Hamattan »). Je lui demande de me le dédicacer en mettant quelque chose de gentil sur moi (vieille plaisanterie éculée). « Ce sera cinq euros de plus ! » répond-il
Des amis de la CGT me chambrent un peu et me demandent si je suis là en raison de la présence de François Chérèque, patron de la CFDT. Mauvaises langues. J’ai toujours participé aux défilés du 1er mai – on ne doit jamais renier d’où on vient – à condition qu’ils soient unitaires ce qui n’arrive pas souvent : la dernière fois c’était en 2002 à Thionville quelques jours avant le second tour Le Pen-Chirac. Si les syndicats pouvaient se regrouper plus souvent et ne pas vivre seulement au rythme des échéances politiques ce serait bien.
J’entends déjà ici ou là –comme si la défaite était en route ( ?) – des amis de gauche me dire à quel point « les gens ne comprennent pas et se font embobiner par le populisme de Sarkozy ». Rappelons une fois de plus ici qu’il h’y a pas deux peuples, celui qui deviendrait intelligent à 51% et stupide à 49%. En démocratie celui (ou celle) qui gagne est celui (ou celle) qui a réussi à créer un mouvement.
