Décidemment cette affaire de terrasses c’est vraiment le feuilleton d’un été pourri à Metz. Même notre tranquille Président Hiltges monte au créneau dans la presse ce matin pour dénoncer la politique menée. IL faut dire qu’en matière de gestion des affaires publiques c’est presque un cas d’école. Tout y est dans ce qu’il ne faut pas faire : absence d’une vraie concertation, erreurs de communication, pas de vraie vision collective sur là où on veut aller. L’excellent hebdomadaire « La Semaine » consacre d’ailleurs cette semaine un très bon dossier sur cette affaire autour d’une question centrale : que veut vraiment faire de l’espace piétonnier messin qui ne cesse de se développer sans qu’on sache très bien dans quel sens ? Voila en tout cas un beau débat pour les semaines qui viennent.
Faible tacticien l’actuel premier magistrat de la cité messine ! En laissant entendre dans une déclaration à l’emporte pièce, -reprise une fois de plus par le correspondant local du RL- que Marie Jo Zimmermann et Pierre Bertinoti pourraient figurer sur sa liste pour les municipales 2008 il les oblige à démentir très vite ! On voit mal l’intérêt de l’opération. Mais il faut bien exister d’une manière ou d’une autre.
C’est la rumeur un peu convenue qui courait dans les "milieux autorisés" à Metz depuis quelques semaines. L’équipe de Metz 2007 ne serait plus que l’ombre d’elle-même, la plupart de ses membres ayant, dit-on, quitté le navire. Le dimanche 15 juillet elle réunissait pourtant une bonne trentaine de personnes en plein cœur de Metz pour son université d’été pour parler de la presse avec des représentants des journaux locaux. Pas si mal que cela dans cette période de vacances. En tout cas je ne les ai pas sentis très déprimés.
Je sais bien que chahuter les partis de gauche st devenu un sport national d’autan plus facile à pratiquer qu’il est sans risque mais sans doute est-il préférable de donner des verges pour se faire battre.
Il y a quelques semaines, vers la mi-juillet, se réunissaient les quadras du PS, pour analyser la défaite et pour se demander comment ils pourraient rebondir. « Les quadras font cause commune à Evry », titrait le journal « Aujourd’hui » A l’invitation de Manuel Valls (« électron libre du parti ») il y avait donc là Arnaud Montebourg, Christian Paul, Marie Sol Touraine, Christophe Garesche, Patrick Bloche, Gérard Le Gall, Louis Gautier, Gaëtan Gorce, Malek Boutik, Laurent Baumel et Olivier Ferrand.
Une réunion « pour réfléchir », ce qui n’a rien de déshonorant en soi mais qui prend quand même une curieuse connotation. Peu de choses sur le fond. Sur la forme les réunions de quadras me font toujours penser aux jeunes loups RPR et du Parti Républicain il y a vingt ans, le sourire éclatant, la veste sur l’épaule. N’ayons pas la cruauté de rappeler ce que sont devenus les uns et les autres (Carignon, Juppé, Léotard, Madelin, et même notre Gérard Longuet…). Peu de destins nationaux ou des carrières bien contrariées. On voit par là à quel point l’approche générationnelle a quand même bien des limites. Cerise sur le gâteau : une seule femme parmi tous ces grands gaillards triomphants. Bravo les gars pour la com !
Depuis deux ans nous avons invité aux « Entretiens du CES » un certain nombre de personnalités dont le moins qu’on puisse dire c’est qu’elles sont actuellement au centre de l’actualité : de Robert Rochefort (patron du CREDOC qui intervient régulièrement à RTL ou I TELE) à Patrice Pelloux en passant par Jean Peyrelevade ou Martin Hirsch, tous nous ont impressionné par leur compétence et leur force de conviction. Tous nous ont dit aussi à quel point ils se sentaient peu écouté du PS avant même que ne s’engage la campagne présidentielle.
Animés par d’indiscutables convictions de gauche, ils nous disaient ne jamais être sollicité par l’appareil du PS ne serait ce que pour donner un avis ou conduire une mission. Certes, l’action politique ne se résume pas à l’agrégation de personnalités médiatiques ou intellectuelles. Mais quelle incapacité, -au plan national mais tout autant au plan local- à négliger la nouveauté et plus encore les apports extérieurs !
Dans une interview récente accordée à Antoine Pétry de « l’Est Républicain » l’actuel maire de Metz reprend des expressions utilisées depuis des années (le bilan de santé et le sondage).Il dit des choses assez convenues sur l’auteur de ces lignes. Mais surtout il décrit ses adjoints d’une manière incroyablement méprisante. Il y a quelque chose d’assez étonnant de voir que cet homme-qui par ailleurs sait être affable et poli- a besoin de blesser voire d’humilier y compris ceux qui lui sont proches politiquement. Sans doute l’expression de quelque blessure secrète. Mais au fond cela ne nous regarde pas.

Voila bien un deuxième tour d’élections législatives qui laisse un sentiment mitigé. D’un côté on se dit qu’il est sain que les électeurs ne se laissent pas imposer n’importe quoi sans discussion. On pense évidement à la TVA sociale, sujet éminemment complexe, qui méritait autre chose que quelques déclarations gouvernementales à l’emporte pièce ni même cette étonnante affirmation du Président de la République estimant que cette mesure ne serait appliquée que si elle n’obérait pas le pouvoir d’achat ( !) (sans que l’on sache comment cela est possible) et semblant déjà reculer en rase campagne.
De l’autre l’impression qu’un tel résultat (un peu comme un 0-0 en football) favorisait paradoxalement tous les conservatismes. Il suffisait pour s’en convaincre d’entendre un responsable de gauche lorrain se féliciter sur les médias, le soir du scrutin, de la victoire de la classe ouvrière sur le grand capital pour se dire que les bons vieux clichés ont encore de l’avenir et qu’ils feront les beaux jours de tous ceux qui, à droite comme à gauche, préfèrent les affrontements politiques habituels plutôt que le chemin de la réforme.
Les phénomènes de défiance et de retournement de l’opinion sont maintenant bien installés. Plutôt que d’attendre qu’une vague chasse l’autre il serait sans nul doute plus opportun que chacun se confronte projet contre projet. On n’en est pas là pour l’instant.
Après une période d’activité politique intense, marquée souvent par des formules à l’emporte-pièce, sans doute est-il temps de revenir au réel, de chercher à décrypter ce qui se cache derrière les mots, et d’adapter des attitudes plus …..C’est à notre modeste niveau ce que nous avons toujours tenté de faire au CES. Débat hier à l’Hôtel de Région sur la fameuse « valeur travail » qui est beaucoup mise en avant actuellement par la droite mais aussi par la gauche à un degré moindre. Débat autour du très beau film de François Caillat « Bienvenue à Bataville » et discussion avec Alain Gatti autour du livre « Chausser les hommes qui vont pieds nus ». instructif pour tenter de comprendre ce qu’a pu être
Ce matin retour à d’autres réalités avec le développement fret TGV. Sur cette question importante nous piétinons sérieusement. Conférence de presse avec notre ami Patrice Sanglier. A découvrir dans les médias demain.
A RTL9 il y a quelques jours, dans le cadre de "l’invité politique" on m’a une nouvelle fois demandé si je "n’avais pas envie de passer de l’autre côté et de faire de la politique". J’ai une nouvelle fois répondu non pour deux raisons.
La première tient à l’intérêt pour le travail que j’effectue à la tête du CES de Lorraine, un travail que nous essayons (avec Marc Houver et son équipe) de rendre le plus collectif, le plus pertinent et le plus combatif possible.
La seconde raison de mon refus de "faire de la politique" réside dans une conviction profonde : je pense qu’il est indispensable que nous sachions aujourd’hui faire une place à la génération suivante, notamment dans une ville comme Metz. Ce n’est pas simple pour ceux qui sont aujourd’hui aux manettes.
Vous qui me lisez et qui n’avez pas mon âge canonique vous verrez qu’à soixante ans (voire à soixante dix) on n’est pas vieux et surtout on ne se sent pas vieux. On peut encore très largement apporter son expérience, son énergie et son savoir-faire à la cause commune. Il reste qu’il n’est pas pensable qu’on ne rajeunisse pas les postes de responsabilité simplement parce que certains continuent à gérer des plans de carrière. Quand Jean-Marie Rausch s’est présenté à la mairie de Metz ‑pour sa première tentative et sans aucune expérience- il avait un peu plus de 40 ans. Il me semble qu’il ne s’est pas trop mal sorti le petit jeune.
