Lundi 26 mars 2007

Le Préfet de Région Pierre-René LEMAS -qui est en Lorraine depuis un an maintenant puisqu’il est arrivé à Metz le 15 Mars 2006- est trop au fait des questions d’aménagement du territoire pour ne pas constater très lucidement que le dossier "Belval" est aujourd’hui totalement enlisé.  

 

Belval, on le rappelle, est cette ville nouvelle qui va se situer au Sud du Luxembourg près d’Esch sur Alzette sur le site d’une ancienne usine sidérurgique. Depuis plus de cinq ans maintenant les pouvoirs publics luxembourgeois assainissent, aplanissent, aménagent, construisent. Seul un ancien haut fourneau reste aujourd’hui -volontairement- visible pour ne pas oublier le passé.  

 

Mais de plus en plus de bâtiments apparaissent. Parmi eux un immeuble imposant abritant le siège d’une grande banque (Dexia) mais aussi une immense salle de concert de musique actuelle. Très rapidement des voies nouvelles, une gare, des pavillons résidentiels vont se dessiner. Cerise sur le gâteau, une université nouvelle confortera le projet et devrait évidemment l’identifier. Voilà ce que devrait être Belval dans quelques années : une ville nouvelle, écologique, créatrice de ces emplois de haut niveau vecteurs de l’économie de la connaissance.  

 

Il y a près de cinq ans maintenant, dans un bel élan de coopération européenne, la France et le Luxembourg décidaient de faire de ce projet un exemple de coopération transfrontalière. Un ministre français est même venu poser sur la terrasse surplombant le site pour indiquer tout l’intérêt de la République Française pour ce projet. Dans la foulée une mission était diligentée, réduite à un ou deux fonctionnaires tentant tant bien que mal de produire -dans un document de qualité, notons-le- une vision globale  de ce que pourrait être un projet du côté français  ou de définir pour le moins les conditions de son développement.

 Parallèlement, après de long mois de tâtonnements, les élus locaux du Nord lorrain se mobilisaient. Du côté de Longwy, le nouveau maire Jean Marc Fournel ayant une vision claire dès enjeux. Mais aussi dans le voisinage plus immédiat de Belval, en réussissant à construire une communauté de communes associant dans la vallée de l’Alzette et autour de Villerupt et d’Audun le Tiche les communes situées le long de la frontière (dans deux départements français différents ce qui n’est pas fait pour simplifier les choses).   

La communauté de communes de la vallée de l’Alzette -s’appuyant il est vrai sur des réflexions menées par les chargés de mission de l’Etat- élaborait ainsi un projet centré, autour d’une autre ancienne zone industrielle, celle de Micheville toute proche, côté français, de celle de Belval. Avec le soutien du Conseil Régional, du CES et d’autres partenaires les collectivités locales françaises souhaitent maintenant s’associer à quatre communes luxembourgeois (dont bien sûr Esch sur Alzette pour fonder un groupement européen de coopération frontalière (CECT). Cette structure intercommunales transfrontalière pourrait permettre d’élaborer en commun de véritables projets dépassent le cadre national. 

 

Ce qui pourrait être une première en Europe a toutefois bien du mal à se mettre en place. Une première réunion prévue pour janvier 2007 a été reportée. Il faut admettre que les questions posées sont complexes. Parmi celles, celles de leadership, de contenu réel, du financement d’une telle structure et de son articulation avec d’autres structures existantes.  

 Devant une situation aussi difficile il faut bien reconnaître que nous sommes au point mort. Le Préfet de Région l’a d’ailleurs clairement admis devant le Conseil Régional à l’occasion de sa séance plénière le 9 mars dernier. "Nous ne pouvons pas se laisser se développer indéfiniment une situation dans laquelle il y aurait d’un côté de la frontière du développement économique  et de l’autre une montée du foncier ou la seule construction de routes" a-t-il déclaré devant les conseillers régionaux rejoignant ainsi ceux qui constatent la panne actuelle du dossier.  

 Pierre-René Lemas a donc diligenté une "mission de préfiguration" dirigée par un haut fonctionnaire qui aurait- semble-t-il- pour objectif de remettre à plat toutes les questions posées par ce dossier Belval, et plus largement pour l’ensemble de la problématique transfrontalière. Je partage bien évidemment ces préoccupations. Plus que jamais je pense que la construction d’une Grande Région dotée d’un véritable exécutif est sans nul doute incontournable pour avancer dans un processus  de coopération partagée. Nous en sommes très loin aujourd’hui, mais nous sommes au moins placés devant la réalité de notre échec…provisoire.  

 

Article du 25 mars 2007 pour  « L’ami Hebdo »                                                                            

par Roger CAYZELLE publié dans : LES ENJEUX
Mardi 20 mars 2007

Rénovation du théâtre de la Manufacture et de l’Opéra National de Lorraine, inauguration dans le quartier canal Meurthe d’une nouvelle salle de spectacle destinée aux musiques actuelles ("l’ A utre Canal"), centre d’apprentissage des métiers du lyrique. Pour le Républicain Lorrain du 17 mars "la culture est un nouveau canal de séduction par Nancy". Effectivement. 

par Roger CAYZELLE publié dans : LES ENJEUX
Vendredi 9 mars 2007

Peut-on imaginer l’avenir de Metz sans réfléchir à ce qui se passe ailleurs, sans penser à une articulation avec l’action des uns et des autres. Evidemment non. Metz est une ville qui ne peut se développer seule sans porter un regard attentif sur les territoires environnant.

 

Il n’est pas discutable que notre cité a pu bénéficier dans les années quatre vingt dix de l’attractivité qu’elle exerçait alors sur les bassins environnants. Pour parler clair, une partie des lorrains des bassins industriels -particulièrement les plus jeunes- ont rejoint Metz au cours des vingt dernières années. Cela a permis de faire grandir la ville et d’éviter que ces lorrains aillent s’installer dans d’autre régions françaises.  

 

Depuis quelques années le mouvement qui s’effectue est inverse. Ce sont les territoires adjacents qui profitent du développement économique la ville centre et qui gagnent de la population. La zone de Briey est à cet égard exemplaire, mais d’autres bassins y compris dans des régions plus rurales voit aussi leur développement s’inverser positivement. L’avenir des uns et des autres est aujourd’hui totalement lié. Il faut donc le penser globalement. 

par Roger CAYZELLE publié dans : LES ENJEUX
Lundi 5 mars 2007

Rien n’énerve plus les élus locaux que d’entendre que Metz est une petite ville. Ce qui n’est pas grave en soi -on peut très bien vivre dans une petite cité- le devient lorsqu’on sait que l’avenir d’une région se joue d’abord dans des villes qui savent prendre une  certaine dimension 

 

Mais est-ce vraiment ce que revendique Metz aujourd’hui ? Notre ville peut et veut elle s’affirmer dans le paysage français et européen être suffisamment visible pour attirer de nombreux visiteurs mais aussi de nouveaux habitants ? Tout au long dès années quatre vingt –dix le discours dominant n’a pas favorisé cet objectif. A près une période marquée par la nécessité d’aller de l’avant vers des emplois de service, la doctra messine s’est proprement orientée vers "la qualité de la vie", le calme et la tranquillité et au final une vrai forme de repli sur soi. Tout l’enjeu dans les années à venir est de sortir de cet endormissement en remobilisant les messins.

par Roger CAYZELLE publié dans : LES ENJEUX

Newsletter

Inscription à la newsletter

Calendrier

Mai 2008
L M M J V S D
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30 31  
<< < > >>

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog
blog economie sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus