Mardi 18 décembre 2007

Ce qu’il y a de bien avec le chemin de fer c’est qu’il autorise tous les fantasmes (politiques bien sûr). Vous êtes un homme ou une femme politique ? Vous êtes un peu perdu ou vous ne savez plus que faire pour montrer que vous êtes un visionnaire et que -vous !- vous avez un vrai projet ?

 Une seule méthode : proposez la création d’une ligne de chemin de fer nouvelle. N’hésitez pas à être très utopique, très irréaliste. Ignorez l’existant, même si vous le faites bien fonctionner (et plus encore si vous ne le faiteS pas). Peu importe, vous apparaitrez alors comme celui (ou celle) qui va de l’avant, qui sait se projeter dans l’avenir, en particulier par tous ceux qui ne prennent jamais les transports en commun (et qui ne les prendrons pas plus si jamais, même si par le plus grand des hasards votre projet se réalisait). Quand on vous rétorque que tout cela coutera cher indiquez péremptoirement que « l’Europe peut payer » (même si vous avez voté non au référendum), ou invoquez un « partenarial public-privé ». Cela ne veut pas dire grand chose mais ça fait très chic.   

 

C’est en tout cas cette bonne vieille technique que viennent d’utiliser successivement le maire de Metz, celui de Terville et le président du Conseil Régional qu’on croyait pourtant à l’abri de ce type de fantasmes. 

 

Le premier propose un "Métro messin" utilisant les lignes des ceintures de la SNCF, ce qui fait très joli sur le papier mais n’a aucun sens et amuse beaucoup les cadres de la SNCF. Le second, un tram longeant l’autoroute dont personne ne sait comment on le financera ni même qui le construira. Le troisième un "RER" entre Metz et Nancy au tracé indéfini et au coût exorbitant (ce qui n’est pas grave : plus c’est cher plus ça fait sérieux).

 Surtout ne donnez aucune échéance pour la réalisation de votre projet. Dans deux ans de toute manière on sera passé à autre chose.

 

par Roger CAYZELLE publié dans : L'ACTUALITE
Samedi 15 décembre 2007

Tiens pour une fois Jean-Pierre Masseret est d’accord avec moi (ou l’inverse si l’on préfère). Selon lui Jean-Marie Rausch n’ira pas car il est face à une configuration trop complexe et, s’il y va, il perdra. C’est exactement ce que je pense.

par Roger CAYZELLE publié dans : L'ACTUALITE
Vendredi 7 décembre 2007

Un observateur attentif de la vie politique messine me disait ce matin que JM Rausch avait sur son bureau la lettre d’investiture de l’UMP. Tout le monde peut se tromper car les directives nationales de l’UMP sont loin d’accorder cette investiture. A l’évidence les dirigeants du parti de Président doutent des chances de victoire du maire actuel et se demandent s’il est vraiment utile d’embarquer l’UMP dans cette histoire. Il y a en tout cas quelque chose de pathétique à voir quelqu’un qui na jamais adhéré à un parti (sauf deux ans au CDS par pur opportunisme) et qui s’est toujours déclaré très éloigné de la culture du Général de Gaulle  réclamer aujourd’hui l’investiture du parti gaulliste

 

par Roger CAYZELLE publié dans : L'ACTUALITE
Jeudi 6 décembre 2007

Quiconque n’a pas entendu la charge de Jean Louis Masson ce 6 décembre contre l’actuelle municipalité n’a rien entendu. Le pire c’est qu’au-delà de la forme -très discutable en ce qui concerne la personne du maire de Metz- tant de choses sont justes notamment en ce qui concerne la stratégie personnelle de François Grosdidier. Elle saute aux yeux et dessert au total les intérêts même de la ville.

par Roger CAYZELLE publié dans : L'ACTUALITE
Samedi 1 décembre 2007

François Bayrou est un homme de coups médiatiques. C’est son plus gros défaut. Plutôt que de construire progressivement un corps de doctrine (comme le fait par exemple le FDP allemand) qui sous tende efficacement l’action de son parti, il se contente du slogan « Ni droite, ni gauche » qui peut par moment lui faire de l’usage mais qui perd en efficacité  lorsque les situations économiques et sociales se tendent. 

 

Il cherche surtout à attirer à lui des personnalités très médiatisées en leur offrant immédiatement une place en vue et des perspectives de postes censés être acquis rapidement. Souvenons nous qu’il y a trois ans il avait déjà sollicité Jean Marie Cavada pour conduire la liste UDF pour l’élection au Conseil régional de Lorraine.  S’il le pouvait il prendrait le pape sur une liste pour conquérir la mairie de Pau au prétexte que la ville ne se trouve pas très loin de Lourdes.  

 

Le voilà qui laise partir  la rumeur « Pierre Taribo – candidat à la mairie de Nancy -reprise en effet par le Figaro et ce matin par le RL. L’ennui c’est que tout cela lui explose régulièrement à la figure. Car les personnalités pressenties, lorsqu’elles acceptent finissent par se décourager et déserter un parti qui n’a pas suffisamment de constance. Lorsque l’esprit de groupe, le sentiment d’un avenir commun et construit n’existe plus, l’individualisme et les intérêts personnels reprennent très vite le dessus. Il est vrai que d’autres partis n’échappent pas à cette règle, suivez mon regard……  

 

Il n’empêche que dans la stratégie Bayrou tout reste affaire de bluff permanent. Ainsi dans le Figaro Magazine de ce matin sous le titre « François Bayrou rêve de la Lorraine », un article « confidentiel » révèle que « C’est  dans cette région que le président du Modem détient, selon lui, une de ses meilleures chances aux municipales. » à travers la candidature de Nathalie Griesbeck. Qu’est ce que ça doit être ailleurs 

par Roger CAYZELLE publié dans : L'ACTUALITE
Jeudi 15 novembre 2007

C’est un secret de polichinelle : depuis plusieurs mois les représentants de l’Etat manifestaient souvent un intérêt que nous qualifierons pudiquement de limité vis-à-vis de la politique culturelle de la ville dans le domaine théâtral. Les voilà qui viennent de passer à l’acte il y a quelques jours en refusant de continuer à subventionner le théâtre en attendant que la politique des spectacles messine s’articule mieux avec celle de Nancy. J’ai le vague sentiment que le nouveau de préfet de région n’y est pas pour rien, lui qui se dit souvent exaspéré par le manque de coordination entre les deux villes.

 

par Roger CAYZELLE publié dans : L'ACTUALITE
Samedi 10 novembre 2007

Franchement, tout cela est pire que tout ce qu’on pouvait imaginer. Bien sur la place Saint Louis avec ses voitures ça n’était plus possible. Mais pouvait on faire plus mal que cet aménagement sans génie, sans âme, totalement amateur dans sa conception (comment deux bus vont-ils se croiser sans verser dans le fameux ruisseau, ce qui au passage s’est déjà produit à plusieurs reprises entre des voitures). La marché de Noel va permettre de faire illusion quelques semaines mais on est vraiment au fond du gouffre.

par Roger CAYZELLE publié dans : L'ACTUALITE
Mardi 6 novembre 2007

A l’évidence la candidature de Marie-Jo Zimmerman se précise chaque jour davantage ce qui ne serait pas une mauvaise chose pour Metz. Cela donnerait lieu, dans le cadre du futur scrutin, à une confrontation entre des personnalités connaissant bien leur ville, proches des citoyens, sensibles aux questions environnementales.

 L’investiture UMP pour désigner la tête de liste messine devrait avoir lieu très prochainement et Marie-Jo Zimmerman tiendrait la corde. Il semble en tout état de cause que la droite ait pris conscience que la ville était tout à fait "prenable" par un candidat de gauche.

par Roger CAYZELLE publié dans : L'ACTUALITE
Lundi 5 novembre 2007

Plusieurs lecteurs ont l’amabilité de s’intéresser au CES et à son fonctionnement notamment en ce qui concerne la question des personnes qualifiées. Ces nominations jettent toujours un peu le trouble sur l’image de l'institution.

En Lorraine elles ne sont pourtant que 4 sur 92, nommées par le Préfet selon une règle non écrite : une par département, dans le cadre d’une amicale pression de la personnalité politique la plus influente du secteur géographique. Cette année elles sont plutôt à droite mais cela ne signifie pas qu’elles ne sont pas représentatives. Pour tout dire je trouve même le choix du Préfet pas si mauvais que cela.  

 

Les 88 autres conseillers sont issus d’organisations patronales, syndicales, culturelles, associatives, universitaires et désignées par elles. D’une manière générale ce sont des hommes et des femmes qui connaissent plutôt bien leur terrain et les réalités sociales et économiques lorraines. 

par Roger CAYZELLE publié dans : L'ACTUALITE
Jeudi 1 novembre 2007

Le parti socialiste mosellan voit d’un très mauvais œil la nomination d’Alain Missoffe au CES de Lorraine dénonçant dans un communiqué le retour de l «l’Etat UMP » et le fait que le Préfet de Région soit « inféodé au patronat ». Ce faisant il est bien sur dans son rôle, mais tout cela me parait quand même très daté 

 

Si j’étais malicieux je ferais simplement remarquer que personne ne pourra jamais prétendre que le CES de lorraine a été politisé au prétexte que son Président, l’auteur de ces lignes, est marqué à gauche. Je rappellerais que le PS proteste également lorsque le Président de la République fait appel à des personnalités de gauche pour participer au gouvernement ou présider des commissions. Faudrait savoir !  

 

Bien que nous ne soyons pas du même bord politique j’ai toujours été intéressé par le travail accompli par Alain Missoffe. Il est depuis plusieurs années « personne qualifiée » de la section prospective du CES (sans que cela n’ait d’ailleurs jamais ennuyé personne). Il est très investi dans la vie économique et sociale lorraine. A ce titre, son arrivée au CES –comme celle d’autres acteurs engagés en Lorraine, de droite comme de gauche – constitue un apport précieux pour la deuxième assemblée.

 J’aurais évidemment l‘occasion de revenir sur la question de l’autonomie du CES dans les prochains jours. C’est un sujet essentiel. 

 

 

 

par Roger CAYZELLE publié dans : L'ACTUALITE

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