Samedi 9 juin 2007

Tiens donc, même le Républicain Lorrain s’y met ce matin. Dans une de ces petites "rivières" que tout le monde lit, en page trois, la rédaction de la locale de Metz constate que le "TGV Est a été présenté sur France 2 dans l’émission Télé-Matin (…) Seulement le commentaire et le reportage ont évoqué Reims, Nancy et Strasbourg. Et rien sur Metz. Comme d’habitude ? Notre ville ne doit pas figurer sur les cartes des journalistes parisiens !" Si c’est le RL qui le dit.

par Roger CAYZELLE publié dans : LES ENJEUX
Vendredi 8 juin 2007

Geneviève Tabouis

Moi qui suis souvent taxé de « dérive droitière » ou qui suis considéré comme un partisan effréné de l’économie de marché je n’arrive pas à avoir une vision positive sur les low costs dans le transport aérien. Je pensais à cela en lisant l’information selon laquelle une ligne Sarrebruck -Berlin allait entrer en service au prix de 19€ (!). Au moment où se posent avec acuité les questions de pollution atmosphérique je comprends mal que l’argent public puisse soutenir un mode de transport très polluant (un déplacement en avion Paris-Rome pour 2 personnes c’est l’équivalent de 20 000 kms en voiture pour ces mêmes personnes) et qui participe quand même à la déréglementation du transport aérien. Comme le disait Géneviève Tabouis (j’expliquerai aux plus jeunes une autre fois qui était cette dame), attendez-vous à savoir que ce débat va sans doute surgir en Lorraine. Il se dit ça et là que les lignes low costs vers l’Italie rencontrent un succès plutôt mitigé ! Demandera-t-on alors une subvention d’équilibre aux collectivités ? 

par Roger CAYZELLE publié dans : LES ENJEUX
Mardi 29 mai 2007

Nous travaillons beaucoup actuellement sur ce que j’appelle un peu pompeusement « la problématique luxembourgeoise » ce qui est d’ailleurs un mauvais terme car le Luxembourg est bien sur davantage une chance qu’un risque pour la Lorraine. Rencontre demain mercredi avec de nouveaux interlocuteurs, les responsables de la Chambre de commerce et d’Industrie du Grand Duché. C’est peu dire que tout cela n’est pas simple. Le Luxembourg est Etat qui est dans sa propre logique de développement et qui –bien que francophile- ne se tourne pas spontanément vers la Lorraine pour travailler à une construction plus intégrée. Ceci étant notre réflexion progresse peu à peu. Nous la livrerons au cours de la séance plénière du CES le 26 juin prochain. Nous essayerons de distinguer les fausses pistes et les vraies réponses. J’y reviendrai. 

par Roger CAYZELLE publié dans : LES ENJEUX
Lundi 21 mai 2007

Visite sur le site de Quattropole. Objectivement c’est plutôt pas mal et ça commence à prendre forme. Quattronet est une mise en réseau à haut débit des quatre villes (Trèves, Luxembourg, Metz et Sarrebruck) permettant d’après les concepteurs, de bénéficier d’une offre de qualité à des tarifs préférentiels (mais il serait intéressant de savoir qui l’utilise). Le portail commun sur le tourisme est simple d’accès et présente une brochure bilingue « Tourisme accessible à tous dans la région Sarre-Luxembourg  » ( la Lorraine n’y figure pas encore toutefois).Une formule découverte touristique pour les quatre villes est présentée. 

 

On peut être un peu plus sceptique sur l’apprentissage du luxembourgeois par internet mais  après tout pourquoi pas.  

 

En matière de culture on revoie vers le portail « Luxembourg 2007 capitale européenne de la culture ». Tout cela reste encore un peu connoté « jumelage » mais la direction est donnée. Reste à savoir, c’est l’éternelle question, si ce dispositif se construit contre ou avec le Sud de la Lorraine. Car il est quand même extraordinaire de constater que malgré l’amitié indéfectible qui lie les cités lorraines elles n’ont toujours pas été capables de créer un portail commun et des offres communes (en matière de culture par exemple). Le Sillon lorrain devrait permettre d’avancer dans cette direction.Il est temps de s’y mettre. 

par Roger CAYZELLE publié dans : LES ENJEUX
Dimanche 13 mai 2007

Il me semble que c’est une des questions les plus difficile à résoudre en ce qui concerne notre fonctionnement démocratique : celle-ci suppose l’existence de partis politiques faute de quoi elle dérive vers la démocratie d’opinion voire d’émotion (ce qui a été une de caractéristiques de  campagne de 2007). En théorie les partis devraient  être des lieux de débats. Dans les faits ils sont d’abord des machines à gagner (ou à perdre) des campagnes électorales, des outils de combat. Plus on descend dans la hiérarchie (et quelle que soit la qualité des militants) plus les responsables locaux sont mobilisés exclusivement sur cet objectif. Dans un parti, quel qu’il soit, on discute peu, on se mobilise et on se rassemble. On discute d'autant moins qu'il y a toujours une échéance électorale à suivre.Dans les faits les choses se jouent donc ailleurs : dans les médias, sur internet ou dans la création de nouveaux mouvements plus ou moins temporaires. C’’est quand même une sacrée question. 

par Roger CAYZELLE publié dans : LES ENJEUX
Jeudi 10 mai 2007

On dira ce qu’on voudra mais la vie dans nos villages n’est pas toujours simple. Prenez ce conflit de voisinage il y a quelques jours près de Pont-à-Mousson. Si j’ai bien compris certains habitants d’un nouveau lotissement se sont plains de voir leurs voitures égratignées par les chèvres en liberté d’un élevage tout proche. J’espère que tout cela est rentré dans l’ordre et que ce petit conflit a cessé mais il est assez symbolique des évolutions que connaissent nos villages, du moins ceux qui sont proches des centres urbains.  

 

Très souvent ceux-ci, qui n’étaient encore il y a quelques années que de petits bourgs ruraux sont devenus des entités beaucoup plus importantes où les lotissements prennent une place de plus en plus grande. Cela provoque certes parfois les conflits de voisinages dont je viens de parler mais pose un redoutable problème de gestion de l’espace. Car d’un point de vue économique et écologique le développement exponentiel de nos lotissements -unique en Europe- nous coûte très cher. Il permet certes quelques rentrées fiscales aux petites communes mais empiète sur des terres agricoles, il accentue l’usage de la voiture individuelle, il oblige sans cesse à agrandir nos routes et nos ronds points, il coûte cher au service public.

 Vous qui me lisez et qui habitez peut être dans un lotissement ne culpabilisez car vous n’y êtes pour rien. Vous êtes allés vous loger là où le marché et vos moyens financiers le permettait dans des conditions beaucoup plus agréables que celles que connaissent parfois certains de nos quartiers dans les villes.  

 

Il reste que globalement nous ne pouvons plus continuer comme cela, ne serait-ce qu’en raison du renchérissement du prix de l’essence. Il faut que nous sachions re densifier nos villes dans des conditions harmonieuses. C’est un sacré débat qui ne fait que commencer. 

par Roger CAYZELLE publié dans : LES ENJEUX
Lundi 16 avril 2007

A un moment où on parle tellement de démocratie participative il n’est pas sans intérêt de jeter un regard sur l’existant en prenant l’exemple de la première réunion publique organisée par la C A 2M dans le cadre de l’enquête préalable au développement d’un site propre réservé aux transports en commun à l’horizon…2010. (Je sais nous voilà très loin de l’élection présidentielle mais j’espère –et je pense- que vous n’êtes pas de ceux qui croient que la victoire de tel ou tel(lle) changera radicalement le cours des choses au quotidien.)

Un moment plutôt édifiant cette réunion publique.   

 

Premier constat : très peu de monde pour ce sujet qui devrait pourtant être mobilisateur (il est peu probable qu’on ait fait beaucoup pour mobiliser).Quelques élus (ou candidats élus) sont présents, essentiellement de l’opposition ce qui est leur droit le plus strict. 

 

Deuxième constat : une présentation sérieuse de l’économie générale du projet (il s’agit en fait de la mise en œuvre d’un très long couloir de bus desservant la ville depuis Mercy – la Grange aux Bois à Woippy St Eloy.)  

 

Troisième constat : une grande approximation dans les réponses apportées dés lors qu’on sort des questions relatives au détail du projet. A à un habitant qui s’inquiète de ne plus pouvoir sortir sa voiture du garage en raison du couloir de bus on explique qu’une solution précise existe et qu’il pourra évidemment sortir. Jusque là tout va bien.

 Les choses se dégradent dés que le débat devient plus large. A un intervenant demandant    pourquoi on ne fait pas le choix d’un tram puisque de toute façon il y aura un site propre, l’élu en charge du dossier répond que cet intervenant est « en campagne » (sic) et que le tram coûterait 400 millions d’euros ( !?). Un autre élu ajoute que « toutes les études montrent que Metz n’est pas dimensionnée pour un tram et que 94% des usagers des bus sont satisfaits » (NDR : dans ce cas pourquoi changer ?). Service de nuit : « Prolonger toutes les lignes jusqu’à 22heures (quelle ambition !!) coûterait deux millions d’euros par an  (!?)

 Tout cela n’est pas sérieux. Où sont ces fameuses études sur l’hypothèse d’un tram et qui montreraient que Metz est la seule ville française à « ne pas être dimensionnée » pour un véhicule sur rail ? D’où sort ce chiffre de 400 millions d’euros, coût du tram ? Pourquoi parler de deux millions d’euros pour un service jusqu’à 22h alors que les propres chiffres  de la C A2M montrent qu’une prolongation de toutes les lignes coûterait  tout au plus 600 000 euros ? (Un Service réduit jusqu’à une heure du matin coûterait d’ailleurs nettement moins.)  

 

Peut on vraiment mener un débat public dans des conditions aussi désinvoltes ? 

par Roger CAYZELLE publié dans : LES ENJEUX
Mercredi 11 avril 2007

France 3 Lorraine a pris une initiative intéressante en diffusant assez régulièrement dans le cadre du journal régional un reportage rubriqué "Un an après". Un an après une fermeture d’entreprise ou un licenciement collectif où sont passés ceux qui en ont été victimes 

 

C’est assez édifiant car très souvent on voit que les gens rament sérieusement, en tout cas se sont plutôt mal reconvertis. Voilà plusieurs années que je plaide pour qu’on observe de beaucoup plus près le parcours des salariés confrontés à des licenciements collectifs. Une enquête de terrain faite d’entretiens individuels avec des personnes (et non sur la base de statistiques) permettrait de mesurer le taux de réussite des dispositifs de reconversion (il y en a) mais aussi bien évidemment les échecs et les raisons de l’échec. Nous allons tenter de le faire au CES dans le cadre de notre travail d’évaluation des résultats de la formation professionnelle. C’est un sujet essentiel.

par Roger CAYZELLE publié dans : LES ENJEUX
Lundi 9 avril 2007

Martin Hirsch, président d’Emmaüs France, que nous avons reçu l’an dernier dans le cadre des Entretiens du CES est intervenu à plusieurs reprises pour expliquer que la gratuité accordée aux Rmistes dans les transports en Ile-de-France était une fausse bonne idée, car, en cas de retour à l’emploi elle les oblige à "franchir une marche supplémentaire". En clair quand on est au RMI et qu’on retrouve du boulot on sait qu’on va déjà avoir des frais supplémentaires auxquels il faudra ajouter ceux consacrés aux transports qui ne sont plus remboursés. Je partage cet avis et je reste persuadé que notamment en matière de transport il faut baisser les prix globalement pour créer de l’attractivité.  

 

Exemple à Metz : la carte d’abonnement mensuel illimitée (la carte orange messine) pourrait passer de 31 € à 15 € et pour les jeunes de moins de 25 ans à 10 €. (Un étudiant paye actuellement 26 € par mois !) Démagogique ? Rappelons qu’actuellement les plus de 65 ans payent 13 € par mois. Coût de l’opération : 6 M€ par an maximum pour la CA2M, coût qui peut être largement compensé par exemple par une réorganisation de certaines lignes totalement obsolètes et progressivement par la dynamique d’un système de transport ouvert à tous. 

par Roger CAYZELLE publié dans : LES ENJEUX
Lundi 2 avril 2007

L’excellent hebdomadaire «  La Semaine  » a fait sa « une » à la mi mars sur les travaux à Metz sous le titre « Metz : pourquoi tous ces chantiers d’un coup ? ». Effectivement l’impression qui domine lorsqu’on traverse les rues de Metz c’est une impression de grande dispersion sans que tout cela fasse sens. Un élargissement de trottoir par ci, un bout de piste cyclable par là. Les urbanistes connaissant leur métier rien n’est véritablement absurde et on voit même parfois se dessiner de belles choses. Mais où veut on aller avec tout cela et le vraies priorités sont elles là ?  

 

Dans l’article sur le sujet les explications de Noël Jouaville sont plus techniques que politiques, ce qui n’est pas anormal compte tenu de sa fonction actuelle. Du coup les messins ne comprennent pas bien quel est l’objectif. Témoin ce courrier d’un lecteur dans le Républicain Lorrain se demandant pourquoi on a rétrécit l’ A venue Foch devant la Chambre de Commerce et obtenant en réponse dès explications peu compréhensibles de Fernand Damien. 

par Roger CAYZELLE publié dans : LES ENJEUX

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