Tiens donc, même le Républicain Lorrain s’y met ce matin. Dans une de ces petites "rivières" que tout le monde lit, en page trois, la rédaction de la locale de Metz constate que le "TGV
Geneviève Tabouis
Moi qui suis souvent taxé de « dérive droitière » ou qui suis considéré comme un partisan effréné de l’économie de marché je n’arrive pas à avoir une vision positive sur les low costs dans le transport aérien. Je pensais à cela en lisant l’information selon laquelle une ligne Sarrebruck -Berlin allait entrer en service au prix de 19€ (!). Au moment où se posent avec acuité les questions de pollution atmosphérique je comprends mal que l’argent public puisse soutenir un mode de transport très polluant (un déplacement en avion Paris-Rome pour 2 personnes c’est l’équivalent de 20 000 kms en voiture pour ces mêmes personnes) et qui participe quand même à la déréglementation du transport aérien. Comme le disait Géneviève Tabouis (j’expliquerai aux plus jeunes une autre fois qui était cette dame), attendez-vous à savoir que ce débat va sans doute surgir en Lorraine. Il se dit ça et là que les lignes low costs vers l’Italie rencontrent un succès plutôt mitigé ! Demandera-t-on alors une subvention d’équilibre aux collectivités ?
Nous travaillons beaucoup actuellement sur ce que j’appelle un peu pompeusement « la problématique luxembourgeoise » ce qui est d’ailleurs un mauvais terme car le Luxembourg est bien sur davantage une chance qu’un risque pour
Visite sur le site de Quattropole. Objectivement c’est plutôt pas mal et ça commence à prendre forme. Quattronet est une mise en réseau à haut débit des quatre villes (Trèves, Luxembourg, Metz et Sarrebruck) permettant d’après les concepteurs, de bénéficier d’une offre de qualité à des tarifs préférentiels (mais il serait intéressant de savoir qui l’utilise). Le portail commun sur le tourisme est simple d’accès et présente une brochure bilingue « Tourisme accessible à tous dans
On peut être un peu plus sceptique sur l’apprentissage du luxembourgeois par internet mais après tout pourquoi pas.
En matière de culture on revoie vers le portail « Luxembourg 2007 capitale européenne de la culture ». Tout cela reste encore un peu connoté « jumelage » mais la direction est donnée. Reste à savoir, c’est l’éternelle question, si ce dispositif se construit contre ou avec le Sud de
Il me semble que c’est une des questions les plus difficile à résoudre en ce qui concerne notre fonctionnement démocratique : celle-ci suppose l’existence de partis politiques faute de quoi elle dérive vers la démocratie d’opinion voire d’émotion (ce qui a été une de caractéristiques de campagne de 2007). En théorie les partis devraient être des lieux de débats. Dans les faits ils sont d’abord des machines à gagner (ou à perdre) des campagnes électorales, des outils de combat. Plus on descend dans la hiérarchie (et quelle que soit la qualité des militants) plus les responsables locaux sont mobilisés exclusivement sur cet objectif. Dans un parti, quel qu’il soit, on discute peu, on se mobilise et on se rassemble. On discute d'autant moins qu'il y a toujours une échéance électorale à suivre.Dans les faits les choses se jouent donc ailleurs : dans les médias, sur internet ou dans la création de nouveaux mouvements plus ou moins temporaires. C’’est quand même une sacrée question.
On dira ce qu’on voudra mais la vie dans nos villages n’est pas toujours simple. Prenez ce conflit de voisinage il y a quelques jours près de Pont-à-Mousson. Si j’ai bien compris certains habitants d’un nouveau lotissement se sont plains de voir leurs voitures égratignées par les chèvres en liberté d’un élevage tout proche. J’espère que tout cela est rentré dans l’ordre et que ce petit conflit a cessé mais il est assez symbolique des évolutions que connaissent nos villages, du moins ceux qui sont proches des centres urbains.
Très souvent ceux-ci, qui n’étaient encore il y a quelques années que de petits bourgs ruraux sont devenus des entités beaucoup plus importantes où les lotissements prennent une place de plus en plus grande. Cela provoque certes parfois les conflits de voisinages dont je viens de parler mais pose un redoutable problème de gestion de l’espace. Car d’un point de vue économique et écologique le développement exponentiel de nos lotissements -unique en Europe- nous coûte très cher. Il permet certes quelques rentrées fiscales aux petites communes mais empiète sur des terres agricoles, il accentue l’usage de la voiture individuelle, il oblige sans cesse à agrandir nos routes et nos ronds points, il coûte cher au service public.
Vous qui me lisez et qui habitez peut être dans un lotissement ne culpabilisez car vous n’y êtes pour rien. Vous êtes allés vous loger là où le marché et vos moyens financiers le permettait dans des conditions beaucoup plus agréables que celles que connaissent parfois certains de nos quartiers dans les villes.
Il reste que globalement nous ne pouvons plus continuer comme cela, ne serait-ce qu’en raison du renchérissement du prix de l’essence. Il faut que nous sachions re densifier nos villes dans des conditions harmonieuses. C’est un sacré débat qui ne fait que commencer.
Un moment plutôt édifiant cette réunion publique.
A un moment où on parle tellement de démocratie participative il n’est pas sans intérêt de jeter un regard sur l’existant en prenant l’exemple de la première réunion publique organisée par la C
Premier constat : très peu de monde pour ce sujet qui devrait pourtant être mobilisateur (il est peu probable qu’on ait fait beaucoup pour mobiliser).Quelques élus (ou candidats élus) sont présents, essentiellement de l’opposition ce qui est leur droit le plus strict.
Deuxième constat : une présentation sérieuse de l’économie générale du projet (il s’agit en fait de la mise en œuvre d’un très long couloir de bus desservant la ville depuis Mercy – la Grange aux Bois à Woippy St Eloy.)
Troisième constat : une grande approximation dans les réponses apportées dés lors qu’on sort des questions relatives au détail du projet.
Les choses se dégradent dés que le débat devient plus large.
Tout cela n’est pas sérieux. Où sont ces fameuses études sur l’hypothèse d’un tram et qui montreraient que Metz est la seule ville française à « ne pas être dimensionnée » pour un véhicule sur rail ? D’où sort ce chiffre de 400 millions d’euros, coût du tram ? Pourquoi parler de deux millions d’euros pour un service jusqu’à 22h alors que les propres chiffres de la C
Peut on vraiment mener un débat public dans des conditions aussi désinvoltes ?
France 3 Lorraine a pris une initiative intéressante en diffusant assez régulièrement dans le cadre du journal régional un reportage rubriqué "Un an après". Un an après une fermeture d’entreprise ou un licenciement collectif où sont passés ceux qui en ont été victimes.
C’est assez édifiant car très souvent on voit que les gens rament sérieusement, en tout cas se sont plutôt mal reconvertis. Voilà plusieurs années que je plaide pour qu’on observe de beaucoup plus près le parcours des salariés confrontés à des licenciements collectifs. Une enquête de terrain faite d’entretiens individuels avec des personnes (et non sur la base de statistiques) permettrait de mesurer le taux de réussite des dispositifs de reconversion (il y en a) mais aussi bien évidemment les échecs et les raisons de l’échec. Nous allons tenter de le faire au
Martin Hirsch, président d’Emmaüs France, que nous avons reçu l’an dernier dans le cadre des Entretiens du
Exemple à Metz : la carte d’abonnement mensuel illimitée (la carte orange messine) pourrait passer de 31 € à 15 € et pour les jeunes de moins de 25 ans à 10 €. (Un étudiant paye actuellement 26 € par mois !) Démagogique ? Rappelons qu’actuellement les plus de 65 ans payent 13 € par mois. Coût de l’opération : 6 M€ par an maximum pour la CA2M, coût qui peut être largement compensé par exemple par une réorganisation de certaines lignes totalement obsolètes et progressivement par la dynamique d’un système de transport ouvert à tous.
L’excellent hebdomadaire «
Dans l’article sur le sujet les explications de Noël Jouaville sont plus techniques que politiques, ce qui n’est pas anormal compte tenu de sa fonction actuelle. Du coup les messins ne comprennent pas bien quel est l’objectif. Témoin ce courrier d’un lecteur dans le Républicain Lorrain se demandant pourquoi on a rétrécit l’
