La ville n'est pas une simple agglomération d'hommes et d'équipements, c'est un état d'esprit
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C’est l’intérêt de la fonction de Président de
Déjeuner cordial avec le maire d’Epinal qui effectue un vrai travail sur sa ville notamment en terme de cohésion sociale. Je lui redis mon soutien à la démarche engagée par Thionville, Metz, Epinal et Nancy. Nous avons besoin de renforcer nos villes, de créer un effet métropole. Nous y parviendrons en travaillant d’abord dans un premier temps sur les villes existantes en améliorant la qualité des équipements et non pas en faisant de la fuite en avant dans un mythique espace central.
La formule de Jean-Pierre MASSERET sur Metz est assez juste : « Il faut redonner du peps à cette ville ». Ceci étant il va falloir développer.
On dira ce qu’on voudra mais c’est une image que nous voyons trop souvent chez nos amis de France 3 dans l’édition du soir. C’est une image qu’ils ont raison de passer mais dont il faut bien dire qu’elle marque les esprits : il fait froid, le temps est gris. Dans la cour de l’usine, les ouvriers allument un feu à l’aide de palettes de bois. Les responsables du comité d’entreprise expriment leur détermination mais aussi souvent leur scepticisme sur l’avenir de leur "boîte". Dans le même temps, des salariés font face à la caméra. Ce sont souvent des ouvrières qui disent avec force leur désarroi, rappellent qu’elles sont dans l’entreprise depuis des années, estiment qu’à leur âge elles ne sauront rien faire d’autre et se demandent surtout quel sera leur avenir.
Bien sûr toute la Lorraine n’est pas résumée là. Bien sur la Lorraine à un avenir les reconversions seront possibles. Mais en attendant la Lorraine est aussi là. Elles est dans ces hommes et ces femmes qui ont le souvent le sentiment qu’on les abandonne ou qu’on les sacrifie sur l’autel de la mondialisation.
Or la Lorraine n’est pas une entité abstraite. Elle se construit aujourd’hui avec des hommes et des femmes qui y habitent. Ils ont une histoire personnelle qui s’inscrit elle-même dans une culture collective.
La question n’est pas aujourd’hui de considérer cette culture comme dépassée, faisant partie d’une histoire ancienne dont il faudrait se débarrasser au plus vite. Ce serait un pari absurde car il tournerait le dos à ce qui fonde le développement d’une région, sans se demander avec qui se construira la Lorraine de demain.
Pour parler clair c’est d’abord avec les gens qui habitent cette région que l’on construira la Lorraine de demain. C’est en s’appuyant sur eux que l’on pourra donner envie à d’autres personnes venues d’ailleurs de nous rejoindre pour relancer notre démographie, pour éviter que nous commencions à perdre des habitants. Toute autre perspective, et notamment celle qui consisterait à dire : c’est la fin des ouvriers, passons à autre chose », toute autre solution accentuerait le clivage dans la population.
C’est un sacré défi car cela veut qu’il faut que nous soutenions vraiment ceux qui sont en difficulté, que nous les aidions à reprendre pied et que nous remettions ensemble tout le monde en mouvement : jeunes et moins jeunes, hommes et femmes, habitants actuels et nouveaux arrivants. C’est un redoutable défi mais c’est un beau défi. Sachons le relever ensemble.
Rénovation du théâtre de la Manufacture et de l’Opéra National de Lorraine, inauguration dans le quartier canal Meurthe d’une nouvelle salle de spectacle destinée aux musiques actuelles ("l’
Marc Houver, Directeur du CES de Lorraine, a été ré-élu il y a quelques jours à l’unanimité président de l’IUT de Thionville-Yutz. Un résultat qui n’est pas surprenant de la part d’un homme qui est une véritable machine à fabriquer du consensus. Non pas un consensus sans perspective mais au contraire une mise en synergie qui soit porteuse et qui puisse faire sens. Marc est de ce point de vue une pièce essentielle dans le travail très collectif développé par le CES de Lorraine.
C’est pour moi une vraie chance de pouvoir travailler avec lui. Avec d’autres nous avons encore bien des choses à faire ensemble.
Tous les blogs ne sont pas nécessairement écrits par des hommes/femmes politiques ou d’éventuels candidats aux élections « avides de pouvoir ». En ce dimanche pluvieux de mars jetez par exemple un œil sur le blog de Calinore http://www.20six.fr/calinore
Une ville ça n’est pas que des murs ni un décor. C’est la vie de tous les jours. Votre vie. Notre vie. Bon dimanche.
On dira ce qu’on voudra mais c’est quand même un grand moment, le TGV va rouler pour la première fois avec des voyageurs sur la ligne à grande vitesse. Départ prévu à 16h08.
Pendant que les grands élus avancent au compte goutte, avec mon vieux complice Patrice nous filons à l’avant à la rencontre du conducteur. C’est un alsacien, très sympa, décontracté mais très fier aussi. Il nous accueille en cabine où nous prenons une photo grâce à l’aide précieuse d’un journaliste des DN
Retour à l’arrière où nous accueillons uns à uns les élus. Echange avec François Dosé sur la gare de Commercy. Gérard Longuet décontracté ; photo souvenir avec Marie-Jo Zimmermann. Jean-Louis Masson officie et m’explique la meilleure stratégie pour devenir maire de Metz.
Rencontre avec Mireille Faugère, la directrice des grandes lignes de la SNCF. C’est elle qui a piloté la politique des tarifs de la SNCF. Elle a un choc quand je lui présente Patrice Sanglier, rapporteur du document contestant dans le détail les prix des billets TGV Grand Est. Mais c’est une femme qui a du cran.
16h08 le convoi s’élance. Quelques minutes plus tard il est à pleine vitesse. Les gendarmes sur chaque pont, de nombreux photographes. Impression totale de modernité. Beauté des paysages lorrains. Le début d’une nouvelle aventure pour la Lorraine.
Selon le journal « Le Monde » de ce 14 mars 61% des Français expriment la même défiance pour la droite que pour la gauche. Peut on sincèrement être surpris par la difficulté qu’on les candidats des deux grands partis à donner du sens à leur action autour d’un certains nombre de valeurs. Dans ces conditions chacun voit bien que ce sont d’abord des images qui s’expriment et non des postures et dès convictions de fond. Il n’est pas surprenant que dans ces conditions François Bayrou progresse.
Il est toujours frappant de voir avec quelle rapidité peut se diffuser une idée fausse. Ce matin dans un courrier des lecteurs, un correspondant reprend l’affirmation d’un grand élu lorrain qui affirme que « 85% des voyageurs du futur TGV Est Européen se font rembourser leur billet sur leurs frais généraux ». C’est évidemment exactement l’inverse.
