La ville n'est pas une simple agglomération d'hommes et d'équipements, c'est un état d'esprit
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C’est sans doute un des blogs les plus sérieux et les plus documentés, celui de Jean-Luc Humbert. Jean-Luc est un des 92 conseillers économiques et sociaux de Lorraine. Il prend sa mission de conseiller très à cœur, s’impliquant dans le groupe de travail sur "Les jeunes en Lorraine" dont il présentera le rapport le 22 mai prochain en séance plénière. Si vous ne l’avez déjà fait découvrez en attendant son blog. http://www.diagnosticlorrain.info/
On dira ce qu’on voudra mais le record de vitesse réalisé hier en Lorraine par le TGV fait quand même particulièrement plaisir. Le 15 mars dernier avec mon vieux complice Patrice Sanglier nous avions d’ailleurs prodigué nos encouragements à Eric Pieczac le conducteur (messin s’il vous plait) qui entre dans la légende).
Pour une fois ça n’est pas la Lorraine qui est minée par des conflits internes. En Sarre rien ne va plus entre la Région (le Land) et la Communauté Urbaine de Sarrebruck, la première (CDU) tentant semble-t-il de réduire les prérogatives de la seconde (SPD). Le Statdverbandt de Sarrebruck estime que "cette réforme va freiner ses activités transfrontalières". Ce n’est pas une bonne nouvelle au moment où la coopération transfrontalière a tendance à s’essouffler
L’excellent hebdomadaire «
Dans l’article sur le sujet les explications de Noël Jouaville sont plus techniques que politiques, ce qui n’est pas anormal compte tenu de sa fonction actuelle. Du coup les messins ne comprennent pas bien quel est l’objectif. Témoin ce courrier d’un lecteur dans le Républicain Lorrain se demandant pourquoi on a rétrécit l’
19h55, devant la gare, dernier bus pour Woippy
Un quart d’heure ! Quinze minutes et pas une de plus voilà l’amplitude de la prolongation des dessertes bus en soirée que vient d’accorder la C
[1] Les services tardifs ont été supprimés à Metz au début des années soixante. Depuis cette date la grande majorité des bus terminent leur service peu après 20h. Une ligne tardive -mise en place en 1988 à l’époque où la gauche participait à la gestion municipale- circule toutefois jusqu’à minuit sur l’axe Saint Eloy-République-Technopôle-Grange au Bois. Elle est de plus en plus utilisée malgré un cadencement un peu trop faible (un bus toutes les heures)et un dernier départ trop précoce
Tout sur la vie du théâtre, sur la création, ses difficultés et ses joies. C’est bien sur le site de notre ami Charles Tordjman, responsable de la culture au
Le ministre de la Culture et de la Communication, Renaud Donnedieu de Vabres, a présenté ce matin au conseil des ministres une communication relative à l’Europe de la culture. L’Europe de la culture constitue une dimension importante de la construction européenne. Trois sites français ont déjà été inscrits sur la liste du Patrimoine européen : l’
Je sais qu’il est de bon ton de brocarder cette équipe qui des ambitions pour Metz ((et pour elle-même ce qui n’est après tout pas illégitime). Certains les situent à droite, d’autres les voient comme un cheval de Troie du parti socialiste, d’autres enfin déplorent avec un air pincé leur côté agressif, dans une ville où tout devait être soft et feutré.
Pour ma part je connais peu ces jeunes gens à l’exception d’Emmanuel Lebeau que je rencontre assez régulièrement. J’ai participé une soir à un de leurs apéro débat qui m’a paru de bonne tenue.
Le Préfet de Région Pierre-René LEMAS -qui est en Lorraine depuis un an maintenant puisqu’il est arrivé à Metz le 15 Mars 2006- est trop au fait des questions d’aménagement du territoire pour ne pas constater très lucidement que le dossier "Belval" est aujourd’hui totalement enlisé.
Belval, on le rappelle, est cette ville nouvelle qui va se situer au Sud du Luxembourg près d’Esch sur Alzette sur le site d’une ancienne usine sidérurgique. Depuis plus de cinq ans maintenant les pouvoirs publics luxembourgeois assainissent, aplanissent, aménagent, construisent. Seul un ancien haut fourneau reste aujourd’hui -volontairement- visible pour ne pas oublier le passé.
Mais de plus en plus de bâtiments apparaissent. Parmi eux un immeuble imposant abritant le siège d’une grande banque (Dexia) mais aussi une immense salle de concert de musique actuelle. Très rapidement des voies nouvelles, une gare, des pavillons résidentiels vont se dessiner. Cerise sur le gâteau, une université nouvelle confortera le projet et devrait évidemment l’identifier. Voilà ce que devrait être Belval dans quelques années : une ville nouvelle, écologique, créatrice de ces emplois de haut niveau vecteurs de l’économie de la connaissance.
Il y a près de cinq ans maintenant, dans un bel élan de coopération européenne, la France et le Luxembourg décidaient de faire de ce projet un exemple de coopération transfrontalière. Un ministre français est même venu poser sur la terrasse surplombant le site pour indiquer tout l’intérêt de la République Française pour ce projet. Dans la foulée une mission était diligentée, réduite à un ou deux fonctionnaires tentant tant bien que mal de produire -dans un document de qualité, notons-le- une vision globale de ce que pourrait être un projet du côté français ou de définir pour le moins les conditions de son développement.
Parallèlement, après de long mois de tâtonnements, les élus locaux du Nord lorrain se mobilisaient. Du côté de Longwy, le nouveau maire Jean Marc Fournel ayant une vision claire dès enjeux. Mais aussi dans le voisinage plus immédiat de Belval, en réussissant à construire une communauté de communes associant dans la vallée de l’Alzette et autour de Villerupt et d’Audun le Tiche les communes situées le long de la frontière (dans deux départements français différents ce qui n’est pas fait pour simplifier les choses).
La communauté de communes de la vallée de l’Alzette -s’appuyant il est vrai sur des réflexions menées par les chargés de mission de l’Etat- élaborait ainsi un projet centré, autour d’une autre ancienne zone industrielle, celle de Micheville toute proche, côté français, de celle de Belval. Avec le soutien du Conseil Régional, du
Ce qui pourrait être une première en Europe a toutefois bien du mal à se mettre en place. Une première réunion prévue pour janvier 2007 a été reportée. Il faut admettre que les questions posées sont complexes. Parmi celles, celles de leadership, de contenu réel, du financement d’une telle structure et de son articulation avec d’autres structures existantes.
Devant une situation aussi difficile il faut bien reconnaître que nous sommes au point mort. Le Préfet de Région l’a d’ailleurs clairement admis devant le Conseil Régional à l’occasion de sa séance plénière le 9 mars dernier. "Nous ne pouvons pas se laisser se développer indéfiniment une situation dans laquelle il y aurait d’un côté de la frontière du développement économique et de l’autre une montée du foncier ou la seule construction de routes" a-t-il déclaré devant les conseillers régionaux rejoignant ainsi ceux qui constatent la panne actuelle du dossier.
Pierre-René Lemas a donc diligenté une "mission de préfiguration" dirigée par un haut fonctionnaire qui aurait- semble-t-il- pour objectif de remettre à plat toutes les questions posées par ce dossier Belval, et plus largement pour l’ensemble de la problématique transfrontalière. Je partage bien évidemment ces préoccupations. Plus que jamais je pense que la construction d’une Grande Région dotée d’un véritable exécutif est sans nul doute incontournable pour avancer dans un processus de coopération partagée. Nous en sommes très loin aujourd’hui, mais nous sommes au moins placés devant la réalité de notre échec…provisoire.
On ne pourra pas dire qu’on avance beaucoup. Cinquantième anniversaire de la naissance de l’Europe aujourd’hui même. Nos voisins marquent l’évènement par des fêtes et des cérémonies. Rien en France. Rien à Metz, berceau de Robert Schuman. Il est vrai que la campagne oblige à coller à l’opinion.
