La ville n'est pas une simple agglomération d'hommes et d'équipements, c'est un état d'esprit
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Soirée électorale plutôt tristounette dimanche soir à la préfecture. Dans le hall d’honneur personne n’avait l’air véritablement satisfait. Sujet assez surréaliste de discussion : le positionnement politique de Jean-Marie Rausch qui, selon certains, aurait réussi un coup de Jarnac politique la semaine précédente en ralliant le candidat de l’UMP, isolant ainsi Marie Jo Zimmermann. Ce qui confirme que le maire de Metz souhaite bien se représenter, sinon pourquoi se donnerait – t-il tant de mal ?
José Bové qui promettait une énorme surprise pour le 1er tour (effectivement il est derrière Dominique Voynet) ; Marie Georges Buffet qui a passé son temps à estimer que la gauche n’était pas assez à gauche (dans ce cas pourquoi fait-elle un score aussi faible ?). Arlette Laguiller qui "s’efface" immédiatement pour Ségolène Royal. On se demande vraiment, pour ne prendre que ces exemples quel sens profond pouvait avoir ces candidatures.
Je ne voudrais pas en rajouter ce matin mais cela fait des mois que je dis à mes amis de gauche que la vraie question est celle de la visibilité réelle d’une gauche modernisée. Travail que Ségolène Royal essaye d’entreprendre mais qui me semble pour l’instant manquer de puissance.
Enfin je continue à être convaincu qu’on mésestime depuis trop longtemps Nicolas Sarkozy et que le simple fait de le traiter d’agité, de dangereux, d’illusionniste voire fasciste ne suffit pas à gagner une campagne. Reconnaissons qu’aujourd’hui il y va tout droit si la gauche ne modernise pas son discours. Enfin c’est juste mon avis.
De ce point de vue Nicolas Sarkozy s’est surpassé dans un discours très à droite centré sur des valeurs traditionnelles que plus personne n’osait développer depuis des années. A près tout c’est son droit, on aime ou on n’aime pas, le suffrage universel tranchera.. Mais que dire de sa vision de notre région ! Tout y est passé : Jeanne d’
Je ne sais pas vous, mais moi je trouve que les candidats à la présidentielle ont vraiment une drôle de vison l’image de la Lorraine.
Je sais bien que c’est la mode actuellement mais je n’arrive plus à marcher à ce discours sur la fascisme supposé de Sarkozy, le danger pour la démocratie qu’il représenterait, même si je vois bien que son entourage n’est pas toujours composé de calmes angelots. On m’a déjà fait le coup à plusieurs reprises et vraiment ça ne prend plus. Souvenez-vous par exemple qu’en 1988 François Mitterrand s’était présenté pour faire échec aux « factieux » qui, selon lui, menaçaient la République. Jacques Chirac était alors présenté comme un type dangereux qui mettRait en péril notre démocratie, ce qu’il a largement démontré par la suite ( !)
Ceci étant, on est en campagne électorale, c’est sans doute la loi du genre. Mais je ne suis pas totalement certain que l’excès ne finisse pas par servir le candidat de droite. Enfin c’est juste mon avis.
Un moment plutôt édifiant cette réunion publique.
A un moment où on parle tellement de démocratie participative il n’est pas sans intérêt de jeter un regard sur l’existant en prenant l’exemple de la première réunion publique organisée par la C
Premier constat : très peu de monde pour ce sujet qui devrait pourtant être mobilisateur (il est peu probable qu’on ait fait beaucoup pour mobiliser).Quelques élus (ou candidats élus) sont présents, essentiellement de l’opposition ce qui est leur droit le plus strict.
Deuxième constat : une présentation sérieuse de l’économie générale du projet (il s’agit en fait de la mise en œuvre d’un très long couloir de bus desservant la ville depuis Mercy – la Grange aux Bois à Woippy St Eloy.)
Troisième constat : une grande approximation dans les réponses apportées dés lors qu’on sort des questions relatives au détail du projet.
Les choses se dégradent dés que le débat devient plus large.
Tout cela n’est pas sérieux. Où sont ces fameuses études sur l’hypothèse d’un tram et qui montreraient que Metz est la seule ville française à « ne pas être dimensionnée » pour un véhicule sur rail ? D’où sort ce chiffre de 400 millions d’euros, coût du tram ? Pourquoi parler de deux millions d’euros pour un service jusqu’à 22h alors que les propres chiffres de la C
Peut on vraiment mener un débat public dans des conditions aussi désinvoltes ?
Le moins que l’on puisse dire c’est que le journal local a fait fort en matière de couverture du meeting de Ségolène Royal. Moins de place pour le papier der Xavier Brouet que pour un article sur un illustre inconnu il fallait quand même oser. Ceci étant était-il opportun de refuser une interview au journal ? J’avoue que j’ai du mal à saisir la stratégie d’évitement médiatique de quelqu’un qui, il y a quelques semaines encore, était la coqueluche des médias.
Lire aussi la double page consacrée aujourd’hui par « La Semaine » à interroger des citoyens sur leur perception des candidats. Les expressions des interviewés me paraissent très conformes à ce que j’entends autour de moi, à ce que nous entendons tous les uns et les autres. Du bon travail !
France 3 Lorraine a pris une initiative intéressante en diffusant assez régulièrement dans le cadre du journal régional un reportage rubriqué "Un an après". Un an après une fermeture d’entreprise ou un licenciement collectif où sont passés ceux qui en ont été victimes.
C’est assez édifiant car très souvent on voit que les gens rament sérieusement, en tout cas se sont plutôt mal reconvertis. Voilà plusieurs années que je plaide pour qu’on observe de beaucoup plus près le parcours des salariés confrontés à des licenciements collectifs. Une enquête de terrain faite d’entretiens individuels avec des personnes (et non sur la base de statistiques) permettrait de mesurer le taux de réussite des dispositifs de reconversion (il y en a) mais aussi bien évidemment les échecs et les raisons de l’échec. Nous allons tenter de le faire au
C’est parti ! Les procédures de consultations publiques sont lancées et la perspective de la construction d’une gare d’interconnexion à Vandières, connectée au rail commence à prendre forme. C’est une bonne chose car cet équipement exprime à la fois une nécessité mais aussi une ambition. Celle qui consiste à faire de la Lorraine une région attractive et moderne. Il y a bien sûr quelques irréductibles gaulois (ou gauloises) qui s’obstinent à lutter contre ce choix. Je les respecte évidemment car chacun est libre de ses points de vue. Je suis quand même surpris de voir à quel point les défenseurs d’une gare non connectée au rail (telle que celle, provisoire, de Louvigny) expriment un vrai défaitisme voire même un renoncement édifiant en ce qui concerne l’avenir de la Lorraine en n’imaginant pas que de nombreux européens, issus notamment de l’Est puissent venir visiter notre région et se déplacer facilement grâce à une connexion aisée rail-rail telle qu’elle existe dans tous les grands pays européens. Endormissement quand tu nous tiens !
Martin Hirsch, président d’Emmaüs France, que nous avons reçu l’an dernier dans le cadre des Entretiens du
Exemple à Metz : la carte d’abonnement mensuel illimitée (la carte orange messine) pourrait passer de 31 € à 15 € et pour les jeunes de moins de 25 ans à 10 €. (Un étudiant paye actuellement 26 € par mois !) Démagogique ? Rappelons qu’actuellement les plus de 65 ans payent 13 € par mois. Coût de l’opération : 6 M€ par an maximum pour la CA2M, coût qui peut être largement compensé par exemple par une réorganisation de certaines lignes totalement obsolètes et progressivement par la dynamique d’un système de transport ouvert à tous.
Joyeuses Pâques à toutes et à tous. A mardi.
