La ville n'est pas une simple agglomération d'hommes et d'équipements, c'est un état d'esprit


Bonjour, je suis Roger Cayzelle, Président du Conseil Economique et Social de Lorraine mais ici simple citoyen intéressé par les choses de la Cité. Peut être trouverez vous quelqu’intérêt à lire ces lignes. Elles parlent ma ville, Metz, mais aussi plus généralement de l'organisation de la vie en commun. Elles évoquent bien sûr aussi la Lorraine et de la Grande Région car Metz n'est pas une île. Tout ceci sans volonté polémique et dans le respect des personnes et des idées. Bonne lecture.

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Lundi 18 juin 2007

Voila bien un deuxième tour d’élections législatives qui laisse un sentiment mitigé. D’un côté on se dit qu’il est sain que les électeurs ne se laissent pas imposer n’importe quoi sans discussion. On pense évidement à la TVA sociale, sujet éminemment complexe, qui méritait autre chose que quelques déclarations gouvernementales à l’emporte pièce ni même cette étonnante affirmation du Président de la République estimant que cette mesure ne serait appliquée que si elle n’obérait pas le pouvoir d’achat ( !) (sans que l’on sache comment cela est possible) et semblant déjà reculer en rase campagne.  

 

De l’autre l’impression qu’un tel résultat (un peu comme un  0-0 en football) favorisait paradoxalement tous les conservatismes. Il suffisait pour s’en convaincre d’entendre un responsable de gauche lorrain se féliciter sur les médias, le soir du scrutin, de la victoire de la classe ouvrière sur le grand capital pour se dire que les bons vieux clichés ont encore de l’avenir et qu’ils feront les beaux jours de tous ceux qui, à droite comme à gauche, préfèrent les affrontements politiques habituels plutôt que le chemin de la réforme.  

 

Les phénomènes de défiance et de retournement de l’opinion sont maintenant bien installés. Plutôt que d’attendre qu’une vague chasse l’autre il serait sans nul doute plus opportun que chacun  se confronte projet contre projet. On n’en est pas là pour l’instant. 

par Roger CAYZELLE publié dans : L'ACTUALITE
Jeudi 14 juin 2007

Après une période d’activité politique intense, marquée souvent par des formules à l’emporte-pièce, sans doute est-il temps de revenir au réel, de chercher à décrypter ce qui se cache derrière les mots, et d’adapter des attitudes plus …..C’est à notre modeste niveau ce que nous avons toujours tenté de faire au CES. Débat hier à l’Hôtel de Région sur la fameuse « valeur travail » qui est beaucoup mise en avant actuellement par la droite mais aussi par la gauche à un degré moindre. Débat autour du très beau film de François Caillat « Bienvenue à Bataville » et discussion avec Alain Gatti autour du livre « Chausser les hommes qui vont pieds nus ». instructif pour tenter de comprendre ce qu’a pu être la culture Bata faite d’ordre, de discipline mais aussi d’acceptation voire d’amour du travail bien fait. Un système clos n’acceptant pas la confrontation ni le contre pouvoir qu’il faut toutefois regarder lucidement tel qu’il a été. (Le film sera projeté en salle dans quelques semaines ; nous organiserons sans doute une première) 

 

Ce matin retour à d’autres réalités avec le développement fret TGV. Sur cette question importante nous piétinons sérieusement. Conférence de presse avec notre ami Patrice Sanglier. A découvrir dans les médias demain.

 

 

 

par Roger CAYZELLE publié dans : L'ACTUALITE
Mardi 12 juin 2007

A RTL9 il y a quelques jours, dans le cadre de "l’invité politique" on m’a une nouvelle fois demandé si je "n’avais pas envie de passer de l’autre côté et de faire de la politique". J’ai une nouvelle fois répondu non pour deux raisons.

La première tient à l’intérêt pour le travail que j’effectue à la tête du CES de Lorraine, un travail que nous essayons (avec Marc Houver et son équipe) de rendre le plus collectif, le plus pertinent et le plus combatif possible.

 La seconde raison de mon refus de "faire de la politique" réside dans une conviction profonde : je pense qu’il est indispensable que nous sachions aujourd’hui faire une place à la génération suivante, notamment dans une ville comme Metz. Ce n’est pas simple pour ceux qui sont aujourd’hui aux manettes.  

 

 

Vous qui me lisez et qui n’avez pas mon âge canonique vous verrez qu’à soixante ans (voire à soixante dix) on n’est pas vieux et surtout on ne se sent pas vieux. On peut encore très largement apporter son expérience, son énergie et son savoir-faire à la cause commune. Il reste qu’il n’est pas pensable qu’on ne rajeunisse pas les postes de responsabilité simplement parce que certains continuent à gérer des plans de carrière. Quand Jean-Marie Rausch s’est présenté à la mairie de Metz ‑pour sa première tentative et sans aucune expérience- il avait un peu plus de 40 ans. Il me semble qu’il ne s’est pas trop mal sorti le petit jeune.  

par Roger CAYZELLE publié dans : L'ACTUALITE
Lundi 11 juin 2007

Ainsi donc, pour la première fois depuis exactement trente ans la majorité parlementaire sortante restera la majorité sortante. Auparavant - en 1981, 1986, 1988, 1993, 1995 et 2002- les sortants avaient toujours été battus. Résultat rendu possible grâce à l’initiative prise en 2001 par Lionel Jospin qui avait eu alors la bonne idée d’avancer le calendrier électoral en faisant passer les législatives après les présidentielles, accentuant encore le caractère présidentiel du régime.  

 

En ce dix juin 2007 l’anti Sarkosysme dont s’est nourri la gauche -dont certains instituts de sondage estiment qu’il a valu au moins six points dans le score de Ségolène Royal)- cet anti Sarkozysme n’a plus joué puisque même si l’opposition l’avait emporté,  il serait resté (ah s’il avait dit qu’il s’en allait en cas de victoire de la gauche !).  

 

Le scrutin majoritaire et les phénomènes de vague font le reste. Le premier apparaît particulièrement injuste mais, j’y reviendrai, il reste à mon avis un bon système. Quand aux "vagues" c’est ainsi, elles deviennent une composante de nos démocraties : la vague des régionales, la vague des « non à l’Europe », la vague Sarkozy. Des vagues qui se retirent souvent aussi vite qu’elles sont arrivées ! 

par Roger CAYZELLE publié dans : LES ENJEUX
Samedi 9 juin 2007

Tiens donc, même le Républicain Lorrain s’y met ce matin. Dans une de ces petites "rivières" que tout le monde lit, en page trois, la rédaction de la locale de Metz constate que le "TGV Est a été présenté sur France 2 dans l’émission Télé-Matin (…) Seulement le commentaire et le reportage ont évoqué Reims, Nancy et Strasbourg. Et rien sur Metz. Comme d’habitude ? Notre ville ne doit pas figurer sur les cartes des journalistes parisiens !" Si c’est le RL qui le dit.

par Roger CAYZELLE publié dans : LES ENJEUX
Samedi 9 juin 2007

Et voilà aujourd’hui 9 juin 2007, veille de l’arrivée du TGV, toute la classe politique lorraine est partie à Strasbourg pour fêter l’arrivée du train à grande vitesse. A contre cœur semble-t-il plusieurs élus ayant confié, y compris publiquement, qu’ils trouvaient quand même un peu saumâtre de fêter l’évènement en terre alsacienne.

 A bien y regarder effectivement, quel aveu d’échec ! Les lorrains incapable de se mettre d’accord sur une initiative festive commune se rabattent sur l’Alsace !!!  

Ceci étant vive le TGV !!! 

par Roger CAYZELLE publié dans : HUMEUR DU JOUR
Vendredi 8 juin 2007

Très honnêtement, malgré toute l’estime  que je peux avoir pour le président Masseret, j’ai du mal à comprendre sa stratégie. Ainsi donc – ça doit être une première- un Président de Région manifeste devant une gare lorraine –Novéant-pour protester contre une réorganisation du service dont il a pourtant la responsabilité. 

En raison de l’arrivée du TGV la SNCF a en effet été contrainte de repenser ses dessertes locales. Dans le cas du sillon lorrain la question de la desserte de Pont-à-Mousson s’est ainsi avérée prioritaire. Cela a eu pour conséquence de modifier les dessertes plus locales, celles surtout des « petites gares » de la vallée de la Moselle. Une modification parfois importante qui a des conséquences fortes sur les déplacements des usagers. Modifier une desserte de dix minutes par exemple peut engendrer une rupture de correspondance en aval et rendre impossible le déplacement.  

 

Comment ces questions n’ont elles pas pu être étudiées en amont entre la SNCF et les services de la région  c’est toute la question. Je ne veut mettre personne en cause mais il faut bien constater que sur ces questions de déplacements les articulations se font très mal. A revoir d’urgence. 

par Roger CAYZELLE publié dans : L'ACTUALITE
Vendredi 8 juin 2007

Geneviève Tabouis

Moi qui suis souvent taxé de « dérive droitière » ou qui suis considéré comme un partisan effréné de l’économie de marché je n’arrive pas à avoir une vision positive sur les low costs dans le transport aérien. Je pensais à cela en lisant l’information selon laquelle une ligne Sarrebruck -Berlin allait entrer en service au prix de 19€ (!). Au moment où se posent avec acuité les questions de pollution atmosphérique je comprends mal que l’argent public puisse soutenir un mode de transport très polluant (un déplacement en avion Paris-Rome pour 2 personnes c’est l’équivalent de 20 000 kms en voiture pour ces mêmes personnes) et qui participe quand même à la déréglementation du transport aérien. Comme le disait Géneviève Tabouis (j’expliquerai aux plus jeunes une autre fois qui était cette dame), attendez-vous à savoir que ce débat va sans doute surgir en Lorraine. Il se dit ça et là que les lignes low costs vers l’Italie rencontrent un succès plutôt mitigé ! Demandera-t-on alors une subvention d’équilibre aux collectivités ? 

par Roger CAYZELLE publié dans : LES ENJEUX
Lundi 4 juin 2007

C’est la grande tendance actuellement dans les commentaires des uns et des autres, y compris à gauche : « la droite est là pour vingt ans » « le PS est en perdition » « la bataille des chefs va faire exploser le PS ».  

 

Il faut évidemment relativiser tout cela. Il est normal que dans un système de plus en plus présidentiel les élections législatives accordent une prime énorme au parti du président. Pour le reste, le PSi qui a recueilli 26% au premier tour des présidentielles est loin d’être mort.  

 

Qu’il ait à retrouver des fondamentaux dans les mois et les années à venir est une autre histoire. Elle s’écrira nécessairement

par Roger CAYZELLE publié dans : L'ACTUALITE
Mercredi 30 mai 2007

Inauguration de la gare de Louvigny ce matin. J’y serai car la gare actuelle d’interconnexion Lorraine est bien celle là. Pour le reste nous verrons par la suite. Chaque chose en son temps. En attendant je reste sidéré par le nombre de personnes qui –à quelques jours de l’arrivée du TGV- continuent à croire que pour se rendre à Paris il faudra nécessairement prendre le train à Louvigny. Ceci malgré les très nombreux articles dans la presse ou les reportages à la télé. Nous qui prétendons être des relais d’opinion que tout cela nous incite à  la modestie.

par Roger CAYZELLE publié dans : L'ACTUALITE

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