La ville n'est pas une simple agglomération d'hommes et d'équipements, c'est un état d'esprit


Bonjour, je suis Roger Cayzelle, Président du Conseil Economique et Social de Lorraine mais ici simple citoyen intéressé par les choses de la Cité. Peut être trouverez vous quelqu’intérêt à lire ces lignes. Elles parlent ma ville, Metz, mais aussi plus généralement de l'organisation de la vie en commun. Elles évoquent bien sûr aussi la Lorraine et de la Grande Région car Metz n'est pas une île. Tout ceci sans volonté polémique et dans le respect des personnes et des idées. Bonne lecture.

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Mercredi 18 juillet 2007

C’est Aurélie Filippetti -désormais porte parole du groupe socialiste à l’assemblée- qui rédige l’édito de l’hebdomadaire du Parti Socialiste 

 

Sous le titre "Sans surprise" tout y passe en matière de clichés. Fillon est "relié à Sarkozy avec une oreillette", il a prononcé "un discours sans ampleur". La politique qui sera menée pendant cinq ans sera "libérale et autoritaire" au profit "d’une poignée de privilégiés". La TVA est "antisociale". On attend 2008 pour financer les universités ( !?) …. Cette politique qui est évidemment "saluée par le MEDEF" relève "d’une grande violence sociale". Le moins qu’on puisse dire c’est que cet édito est lui aussi sans surprise !  

 

Est-il certain que les militants du PS se contentent indéfiniment de cette petite musique là ? Bien sûr tout cela n’est pas totalement faux, mais c’est tellement facile, tellement convenu ! Mais peut être aujourd’hui est-il impossible de faire autre choses que des exercices imposés en attendant, peut être, un jour, les figures libres.

par Roger CAYZELLE publié dans : HUMEUR DU JOUR
Lundi 16 juillet 2007

Il y a maintenant prés de vingt ans disparaissait Tony Troglic. Ce militant exceptionnel, responsable régional de la CFDT , figure forte du CES dans les années quatre-vingt – dont le fils (photo de droite) est aujourd’hui le remarquable maire de Pompey – m’a toujours fortement impressionné. Son frère Jean-François raconte que le soir de sa mort en récupérant la voiture de Tony il a constaté que l’autoradio était branché sur Radio Zagreb. Ainsi ce fils d’immigré Yougoslave qui était totalement intégré, qui se sentait entièrement français et qui portait la Lorraine au cœur, écoutait dans sa voiture, sur ondes courtes et dans des conditions d’écoute sans nul doute très mauvaises, une radio émettant dans une langue qu’il ne maitrisait plus qu’imparfaitement. On voit là à quel point nos racines culturelles, familiales, géographiques sont profondes. Gardons-le à l’esprit chaque fois que nous évoquons la question de l’immigration. 

par Roger CAYZELLE publié dans : PORTRAIT
Dimanche 8 juillet 2007

On dira ce qu’on voudra -et malgré tout le respect qu’on leur porte- on a quand même eu du mal à s’enthousiasmer pour le débat organisé hier soir par Radio Jérico entre JM Rausch et JP Masseret. Personnellement j’ai vite décroché malgré les grandes qualités de Cédric Gasri pour donner vie au débat. C’était quand même terne tout cela, tellement prévisible, tellement convenu !

par Roger CAYZELLE publié dans : HUMEUR DU JOUR
Vendredi 6 juillet 2007

Dans une interview récente accordée à Antoine Pétry de « l’Est Républicain » l’actuel maire de Metz reprend des expressions utilisées depuis des années (le bilan de santé et le sondage).Il dit des choses assez convenues sur l’auteur de ces lignes. Mais surtout il décrit ses adjoints d’une manière incroyablement méprisante. Il y a quelque chose d’assez étonnant de voir que cet homme-qui par ailleurs sait être affable et poli- a besoin de blesser voire d’humilier y compris ceux qui lui sont proches politiquement. Sans doute l’expression de quelque blessure secrète. Mais au fond cela ne nous regarde pas.

par Roger CAYZELLE publié dans : L'ACTUALITE
Lundi 2 juillet 2007

Je ne résiste pas au plaisir de vous livrer ce texte d’un ami cher, écrit au retour d’une ballade dans Metz un Dimanche après midi pluvieux. Même si je ne partage pas tout il y a là dedans une vision qui est loin d’être pessimiste, bien au contraire, mais qui va quand au-delà du sempiternel « la ville est belle ! »  

 

La promenade dominicale dans Metz ne manque pas de charme dans cette atmosphère de début d'automne en plein été. Le vert domine et les chantiers sont arrêtés, la circulation se fait paisible, le centre de Metz n'est pas très grand et malgré les gouttes intermittentes les gens restent sur les terrasses de la place St. Jacques.  

 

Quelle ville curieuse dont l'hyper centre reste circonscrit dans ses anciennes murailles. Je viens de lire que les anciennes casernes du boulevard de Trêves allaient être  livrées à un promoteur  pour en faire des logements. Une occasion manquée pour en faire un espace de création et de diffusion culturelle ouvert sur toutes les activités musicales, plastiques et de danses urbaines.  

 

Imaginons même un lieu à la taille des projets transfrontaliers sur le thème de l'expression artistique des jeunes de notre espace européen ! Un trait d'union possible entre la ville centre et ses nouveaux quartiers périphériques de Bellecroix et de Borny. Un endroit aussi où l'on pourrait envisager des parkings en hauteur comme à Fribourg ? Et ce boulevard qui coupe la ville pourquoi ne pas envisager une tranchée, avec un espace piétons et transports en commun au-dessus. L'audace urbanistique n'est pas dans l'air du temps dans la ville musée.  

 

Le pire étant l'arrivée dans le centre en venant de la gare, la rue Harelle qui se heurte aux murs de la caserne Ney et du jardin de l'évêché (Metz c'est encore le sabre et le goupillon, version moderne et techno). Le mur de la honte près de St. Pierre aux Nonains, fait toujours sursauter nos amis visiteurs lorsque nous faisons notre tour de ville. Quelle drôle de société ou l'Etat se protège de la Ville en érigeant des murs pour finalement se protéger de ceux qui les font vivre c'est à dire vous et moi, les gens ordinaires. Peut être que les espaces publics, qui ne sont pas si nombreux que cela font peur. On sait jamais des pauvres hères pourraient s'assoir sous les fenêtres de l'évêque et pire encore des citoyens en promenade pourraient faire le tour de Saint. Pierre aux Nonnains et voir les militaires dans leurs bureaux en train de travailler ! Quel scandale !

 

par Roger CAYZELLE publié dans : IMAGES
Dimanche 1 juillet 2007

On peut bien sur avoir du respect pour nos voisins helvètes et penser ce qu’on veut de l’ami Thierry Jean pour ma part je l’aime beaucoup parce qu’il a une vraie compétence et qu’il cherche vraiment à faire bouger les choses - sa phrase « Metz c’est comme la Suisse, c’est beau mais c’est chiant » restera quand même dans les annales de 2007. Et c’est tellement vrai en plus !!!

par Roger CAYZELLE publié dans : HUMEUR DU JOUR
Samedi 30 juin 2007

C’est le sentiment d’une partie des messins actuellement : il n’y a « personne de connu » qui puisse succéder à Jean Marie Rausch et il devrait une nouvelle fois l’emporter en 2008. C’est ce que devrait même confirmer un prochain sondage. Une partie de la majorité actuelle regarde d’ailleurs les prétendants au poste avec une moue de condescendance. Ils sont divisés, inconnus, peu crédibles…. 

 

Il ne faut en effet pas sous-estimer l’implantation du premier magistrat. L’homme reste relativement en forme, il a encore du jus, de l’énergie et même une volonté constante de forger l’avenir. Jean-Marie Rausch est loin d’avoir dit son dernier mot et il pourrait fort bien l’emporter. Penser qu’en raison de son âge et de la durée de son mandat il ne pourra qu’être battu est une lourde erreur.

 Pour autant il me semble qu’il peut malgré tout être mis en difficulté l’an prochain pour au moins deux raisons 

La première relève de la pure arithmétique électorale. Rien n’indique aujourd’hui que JMR ne trouvera pas sur sa route une liste de droite alternative conduite par Marie Jo Zimmermann même si, en coulisse des pressions vont commencer à s’exercer pour empêcher qu’elle ne se présente. Mais elle n’est pas femme à se laisser impressionner, bien au contraire. Il ne sera pas si facile que cela à l’UMP de « faire le ménage » comme le réclament certains, surtout en faveur de quelqu’un –JMR- qui ‘a jamais adhéré à l’UMP. 

 

Quel sera le score de MJZ, nul ne le sait aujourd’hui. L’équipe actuellement au pouvoir prédit certes pour se rassurer un résultat assez faible voire même en ralliement à Jean-Marie Rausch. Mais qui en est actuellement totalement certain ? L’existence de la liste 2007.com peut également poser un vrai problème à la majorité sortante. Il est certes de bon ton en ce moment de pronostiquer un effondrement  de cette équipe, détestée par de nombreux élus mais ils sont certainement plus présents qu’on ne le dit et ils développent un projet qui est loin d’être inexistant. Avec deux listes sur sa droite (ou son centre droite), l’équation n’est pas si simple que cela à résoudre pour JMR. C’est ce qui fait dire à un candidat à la candidature qu’il y a une « fenêtre de tir »  (comme en 1977 !). 

 

La seconde raison qui incite à penser que Jean-Marie Rausch est loin d’avoir gagné tient davantage au fond.

Un long article en page trois du journal « Le Monde » titrait il y a quelques jours « Les bobos qui font gagner la gauche dans les grandes villes ». Ce titre caricatural résume en fait assez bien la problématique du moment en ce qui concerne les grandes agglomérations françaises. Les équipes municipales actuellement durablement au pouvoir sont celles qui ont senti l’air du temps, qui captent cette culture citoyenne faite d’aspiration à la liberté et à la convivialité. Bien au-delà des clivages traditionnels elles ont réfléchi à la question d’autres comportement culturels, de formes nouvelles d’art de vivre. Sur de nombreux aspect la politique municipale est très à contre courant de ces aspirations. Surtout, JMR -qui a eu souvent du flair sur de nombreux sujets- ne « sent » pas du tout ces nouvelles cultures urbaines, estimant que creuser des trous partout est suffisant pour être réélu.  

Rien n’est donc joué pour 2008. L’équipe qui l’emportera sera celle qui collera le plus à la modernité. Une équipe alternative saura-t-elle incarner une nouvelle culture urbaine faite d’aspiration à la liberté, à de nouvelles solidarités, à de nouveaux équilibres ? Là est toute la question. Rien ne prouve que parmi les candidats en piste un ou plusieurs d’entre eux n’apparaitront pas à un moment donné comme étant plus modernes, plus à même de développer de nouveaux rapports humains. Même s’ils ne sont pas aujourd’hui connus du grand public.  

par Roger CAYZELLE publié dans : LES ENJEUX
Lundi 25 juin 2007

Malgré tout le respect que m’inspirent nos édiles locaux, j’ai du mal à comprendre pourquoi il a fallu bloquer pendant deux semaines la place de la République pour produire une émission de télévision certes respectable mais dont le principe est de montrer des jeux et non pas un décor urbain. Pour parler clair ce grand stade provisoire aurait été installé à l’extérieur, près de la FIM par exemple personne n’aurait vu la différence. Mais il y sans doute des manifestations nobles et d’autres qu’on n’affiche pas en ville (la foire de mai par exemple). C’est d’autant plus irrationnel qu’aucun bus tardif ne sera organisé ce soir et qu’il sera très difficile de stationner. 

par Roger CAYZELLE publié dans : HUMEUR DU JOUR
Jeudi 21 juin 2007

 

Toujours dans le cadre de ce qui ne me regarde pas, je lis dans la presse que Richard Lioger , intéressé par la gestion de la ville de Metz, propose une méthode pour élaborer un projet ambitieux avant de désigner la tête de liste. Cette méthode me paraît la bonne. Elle me parait en tout cas largement préférable à celle qui consisterait à attendre que Nicolas Sarkozy sorte de son état de grâce actuel pour récupérer les mécontents. Le devenir d’une ville c’est quelque chose de sérieux. Cela ne se gère pas seulement sur des positionnements politiciens. Je lis aussi que Pierre Bertinoti est aussi intéressé par la gestion de la ville (ce qui n’est pas une vraie surprise). Tant mieux ! Plus il y aura de confrontations autour de projets plus il y aura de dynamismes. Et puis n’oublions pas Christiane Pallez qui a sans nul doute des choses à apporter. Je suis certain que tout cela débouchera sur des choses très positives. Enfin du mouvement !

par Roger CAYZELLE publié dans : L'ACTUALITE
Mercredi 20 juin 2007

Je ne voudrais surtout pas me mêler de ce qui ne me regarde pas mais la façon dont l’appareil mosellan de droite – l’ UMP 57 – a traité Alain Missoffe Ne me parait vraiment pas très correcte. Quelques grands élus –à l’exemple de Philippe Leroy- l’ont certes soutenus, mais à l’évidence l’appareil n’avait aucune envie de voir progresser un jeune militant dynamique qui aurait pourtant apporté du neuf. On voit d’ici le raisonnement de quelques uns : Missoffe l’emportant, il prenait sa place en Moselle, peut-être même à Metz, mieux valait écarter ce gêneur. Les partis sont sans doute indispensables à la démocratie, ils sont souvent de vraies machines à broyer. Qu’on ne s’étonne pas après cela que le personnel politique mosellan soit considéré par de nombreux observateurs comme relativement médiocre et qu’aucun ministre lorrain ne figure dans le nouveau gouvernement (qui, comme d’habitude, est moins resserré que celui de la législature précédente). Ceci étant c’est juste mon avis. 

par Roger CAYZELLE publié dans : HUMEUR DU JOUR

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