La ville n'est pas une simple agglomération d'hommes et d'équipements, c'est un état d'esprit
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Décidemment cette affaire de terrasses c’est vraiment le feuilleton d’un été pourri à Metz. Même notre tranquille Président Hiltges monte au créneau dans la presse ce matin pour dénoncer la politique menée. IL faut dire qu’en matière de gestion des affaires publiques c’est presque un cas d’école. Tout y est dans ce qu’il ne faut pas faire : absence d’une vraie concertation, erreurs de communication, pas de vraie vision collective sur là où on veut aller. L’excellent hebdomadaire « La Semaine » consacre d’ailleurs cette semaine un très bon dossier sur cette affaire autour d’une question centrale : que veut vraiment faire de l’espace piétonnier messin qui ne cesse de se développer sans qu’on sache très bien dans quel sens ? Voila en tout cas un beau débat pour les semaines qui viennent.
Faible tacticien l’actuel premier magistrat de la cité messine ! En laissant entendre dans une déclaration à l’emporte pièce, -reprise une fois de plus par le correspondant local du RL- que Marie Jo Zimmermann et Pierre Bertinoti pourraient figurer sur sa liste pour les municipales 2008 il les oblige à démentir très vite ! On voit mal l’intérêt de l’opération. Mais il faut bien exister d’une manière ou d’une autre.
Reçu début juillet un opuscule d’une dizaine de pages intitulé « La gauche en Moselle». Sans qu’on en sache plus, il semble émaner de jeunes militants socialistes dont certains ont proches de
Quelle est la place du politique face à la montée de l’individualisme, quelles sont ses capacités d’action réelles sur le plan économique dans le cadre d’une économie mondialisées, où sont les leviers de (re)mobilisations collectives. Questions difficiles qui ne peuvent se résumer à l’expression de radicalités ou de mouvement protestataires. Questions qui nécessitent de saisir quel est l’état de l’opinion aujourd’hui, quelles sont les grandes aspirations individuelles et collectives des citoyens. (1) Nous voila en tout cas bien loin des petites manœuvres d’appareil.
A ce sujet ne manquez pas les entretiens du CES du 3 octobre avec la venue de François Ascher. Ce professeur à l’institut français d’urbanisme décrypte ces questions dans un bouquin intitulé assez simplement « La société évolue, la politique aussi » que j’ai personnellement trouvé passionnant. Pardon pour cette page de publicité
J’ai longtemps considéré comme un mystère insondable le fait que l’actuel maire de la capitale lorraine puisse se révéler aussi grossier dans son comportement et ses déclarations publiques alors qu’il sait se monter très affable dans une discussion à caractère plus privé. Je suis aujourd’hui convaincu -comme beaucoup de ceux qui le connaissent- que cet homme est au fond très timide et qu’il a surtout peur de ce qui l’entoure. Ses éructations sont une façon de se protéger, voire même de conjurer le mauvais sort. Ceci étant il y a peut être d’autres façons, un peu plus modernes, de diriger un collectif
Retour à Metz après une semaine en Picardie. Une pleine page du Républicain Lorrain sur l’augmentation du prix de la location pour les terrasses d’été des cafés, (de 18 à 80 euros le mètre carré !) au cœur d’une saison particulièrement difficile en raison du climat. Désarroi et colère des cafetiers et des restaurateurs. Suit une interview d’un jeune estimant « qu’à Metz on s’ennuie après 21h30 » et des explications assez confuses de quelque responsable municipal sur la politique en matière d’implantation de ces terrasses. Pas de doute : nous sommes rentrés.
C’est la rumeur un peu convenue qui courait dans les "milieux autorisés" à Metz depuis quelques semaines. L’équipe de Metz 2007 ne serait plus que l’ombre d’elle-même, la plupart de ses membres ayant, dit-on, quitté le navire. Le dimanche 15 juillet elle réunissait pourtant une bonne trentaine de personnes en plein cœur de Metz pour son université d’été pour parler de la presse avec des représentants des journaux locaux. Pas si mal que cela dans cette période de vacances. En tout cas je ne les ai pas sentis très déprimés.
Je sais bien que chahuter les partis de gauche st devenu un sport national d’autan plus facile à pratiquer qu’il est sans risque mais sans doute est-il préférable de donner des verges pour se faire battre.
Il y a quelques semaines, vers la mi-juillet, se réunissaient les quadras du PS, pour analyser la défaite et pour se demander comment ils pourraient rebondir. « Les quadras font cause commune à Evry », titrait le journal « Aujourd’hui » A l’invitation de Manuel Valls (« électron libre du parti ») il y avait donc là Arnaud Montebourg, Christian Paul, Marie Sol Touraine, Christophe Garesche, Patrick Bloche, Gérard Le Gall, Louis Gautier, Gaëtan Gorce, Malek Boutik, Laurent Baumel et Olivier Ferrand.
Une réunion « pour réfléchir », ce qui n’a rien de déshonorant en soi mais qui prend quand même une curieuse connotation. Peu de choses sur le fond. Sur la forme les réunions de quadras me font toujours penser aux jeunes loups RPR et du Parti Républicain il y a vingt ans, le sourire éclatant, la veste sur l’épaule. N’ayons pas la cruauté de rappeler ce que sont devenus les uns et les autres (Carignon, Juppé, Léotard, Madelin, et même notre Gérard Longuet…). Peu de destins nationaux ou des carrières bien contrariées. On voit par là à quel point l’approche générationnelle a quand même bien des limites. Cerise sur le gâteau : une seule femme parmi tous ces grands gaillards triomphants. Bravo les gars pour la com !
Voilà bien quelque chose qui me surprend chaque année : alors que Metz bénéficie d’une situation exceptionnelle en matière d’accès à l’eau et à la rivière il n’y existe aucune plage, aucun lieu de baignade ouverte, très peu d’endroits animés au bord de l’eau à destination du grand public alors qu’il y a pourtant de nombreuses possibilités. Seule tentative cette année, à l’intention d’un public toujours ciblé et plutôt fortuné : l’agrandissement (en plein été !) du port de plaisance. Toujours l’apparat, le tape à l’œil. Il y aurait pourtant tant à faire. L’année prochaine peut être…
A peine rentré à Metz je m’aperçois avec effroi que les bons vieux réflexes n’ont pas disparus. Cette fin juillet languissante est donc marquée par la querelle de l’IUFM. Selon quelques politiciens messins, nos bonnes vieilles Ecoles Normales d’Instituteurs, rebaptisés aujourd’hui IUFM (Institut Universitaire de Formation des Maîtres) seraient bradées à l’ennemi, c'est-à-dire au nancéens ! L’IUFM de
Du coup tout le monde s’y met sur le mode : « Je suis le premier défenseur de Metz », à droite comme à gauche. Nathalie Griesbeck, Jean-Marie Rausch,
Pour tenter surtout de discréditer ceux qui sont supposés ne pas être en première ligne dans la défense hardie de la cité .En l’occurrence –suivez mon regard- c’est bien
Depuis deux ans nous avons invité aux « Entretiens du CES » un certain nombre de personnalités dont le moins qu’on puisse dire c’est qu’elles sont actuellement au centre de l’actualité : de Robert Rochefort (patron du CREDOC qui intervient régulièrement à RTL ou I TELE) à Patrice Pelloux en passant par Jean Peyrelevade ou Martin Hirsch, tous nous ont impressionné par leur compétence et leur force de conviction. Tous nous ont dit aussi à quel point ils se sentaient peu écouté du PS avant même que ne s’engage la campagne présidentielle.
Animés par d’indiscutables convictions de gauche, ils nous disaient ne jamais être sollicité par l’appareil du PS ne serait ce que pour donner un avis ou conduire une mission. Certes, l’action politique ne se résume pas à l’agrégation de personnalités médiatiques ou intellectuelles. Mais quelle incapacité, -au plan national mais tout autant au plan local- à négliger la nouveauté et plus encore les apports extérieurs !
