« Mais qu’est ce que j’ai fait à mon rédacteur en chef pour mériter ça ? » se demandait Laurence Duvoid journaliste à France3 Lorraine , dans le journal de 19h, après avoir suivi tout au long de la journée les six heures de débat du « Congrès » réunissant à Metz les deux assemblées de la Région lorraine : le Conseil régional et le Conseil Economique et Social. Il faut reconnaitre qu’elle n’avait pas tort. Avec le recul –et avec toute l’amitié que l’on a pour les concepteurs du projet- on voit bien que l’initiative qui consistait à diffuser en direct cette séance était une fausse bonne idée. Même au nom de cette fameuse démocratie participative personne ne pouvait sérieusement s’intéresser à une séance aussi complexe aussi technique et –il faut bien le dire – souvent aussi ennuyeuse. Même si la retransmission était techniquement réussie, il faudra revoir l’exercice dans d’autres conditions. En sortant de l’illusion qu’on est démocratique dès lors qu’on ouvre aux citoyens des réunions qui restent –et c’est souvent normal- complexes et peu lisibles pour le non initié.
De la difficulté de poser un débat sereinement. Les taxis ont manifesté deux petites journées. Les taxis ont gagné. Le gouvernement -- et plus encore le Président de la République -- ont reculé en rase campagne, eux qui s'affirment pourtant haut et fort comme de puissants réformateurs. Quelle mouche
On peut penser ce qu'on veut, mais la prestation de Gérard Longuet sur France 3 dans l'émission « La voie est libre » était de très bon niveau. Bonne connaissance du dossier industriel, vision claire de ce qu'il faut faire pour maintenir et développer l'aciérie de Gandrange…. Ce garçon a quand même de l’envergure.
Ainsi donc, selon Jean-Marie Rausch, Pierre Bertinotti lui apportera « quelques voix » et « en fera perdre » à gauche. (en est-il vraiment sur d’ailleurs ?) Eh bien dis donc Pierre. C’est vraiment vendre son âme pour un plat de lentilles. Quelques voix !!!
Il faut se méfier des certitudes. Je suis bien placé pour le savoir, moi qui pensais que Jean-Marie Rausch – qui fut un grand maire – ne livrerait pas le combat de trop en raison d’une configuration politique qui lui est peu favorable. C’était sous estimer l’aspect psychologique de cette candidature, celle que son ami Jean-Marie Pelt a bien résumé en rappelant que diriger une cité était le sens essentiel de la vie de l’actuel titulaire du poste. Mais réélit quelqu’un exclusivement pour que sa vie garde un sens ?
Ceci étant, sur le terrain des certitudes « match nul balle au centre » comme on dit dans les cours de récréation. Tous ceux qui prétendaient que l’investiture de l’UMP était acquise à
En cette période de fin d'année il arrive souvent qu'on fasse du classement et qu’on (re) découvre les déclarations des uns et des autres dans les journaux locaux. Formulées quelque mois auparavant est aujourd'hui sorties de l'actualité elles deviennent souvent dérisoires.
Ainsi en est-il de l'affaire de l'IUFM qui avait pourtant défrayé la chronique tout au long de l'été 2007. Sur cette question, à quelques exceptions près, l'ensemble de la classe politique messine était montée au créneau : pas question d'admettre le rattachement de l'Institut de formation des maîtres de la Moselle à l'Université de Nancy. Ce serait condamner Metz, la ravaler au rang de sous-préfecture, céder à une nouvelle injustice au profit de la cité ducale. Rappelons que deux ou trois postes de secrétaires étaient en jeu sur cette question.
Six mois plus tard il faut bien constater que la révolte messine n'a rien changé au projet initial et surtout que tout le monde a survécu. Chacun s'accorde d'ailleurs à die- c'est très tendance aujourd'hui- que le rapprochement entre Metz et Nancy devient une nécessité absolue. Décidément, comme le disait le poète avec le temps, avec le temps oui tout s'en va.
Dans la vie il y a les « sachants » et les « apprenants ». Vous êtes les « sachants » me dit Claude Gaillard, conseiller régional d'opposition. Il reprendra d'ailleurs cette expression dans son intervention en séance plénière du conseil régional le 21 décembre.
Pas content l’ami Claude – en tout cas moins que sur la photo- parce que le CES l’a contré sur l’affaire du « site propre ferroviaire destiné à unir la Lorraine en passant par Louvigny et l’espace central ». C'est vrai qu'il faut que nous fassions attention à ne pas être trop donneurs de leçons. Ceci étant coût de cette opération -- et personne ne le conteste -- 600 millions d'euros. Dans ces conditions que deviendrait la gare de Vandières (100 millions d'euros) et pourquoi avoir investi 100 millions d'euros de plus pour moderniser
Ça y est c’est parti, les premières cartes de vœux arrivent. Fait de plus en plus marquant : la plupart d’entre elles ne sont ni personnalisées ni signées. Quelques-unes tentent de donner l’illusion avec un texte manuscrit mais qui est manifestement pré-imprimé.
On m’expliquera l’intérêt de tout cela qui donne surtout du travail supplémentaire aux secrétariats respectifs de tous ces grands personnages.
On devrait d’ailleurs prévoir en guise de réponse un carton sur lequel il serait écrit : "Le secrétariat du Président X remercie le secrétariat du Président Y de s’être donné tant de mal pour envoyer une carte qui finit très vite à la corbeille". Triste époque.

