Samedi 8 décembre 2007

Toutes proportions gardées, ce qui se passe en ce moment dans la campagne pour les élections municipales me fait furieusement penser aux élections pour la présidence du CES en novembre 2001. Pierre Dap –qui n’était pourtant président que depuis quinze ans (une misère !) et qui est quelqu'un pour lequel j'ai de l'amitié et du respect,-avait longuement tergiversé et tenté de jouer au plus fin avant de déclarer très tard sa candidature pour ensuite la retirer au dernier moment et envoyer au front une candidate de dernière minute. Ce faisant il avait mis tout le monde dans le vent de son côté et empêché ses partisans (ou ceux qui aspiraient à lui succéder) de s’organiser correctement.  

 

Pendant que ceux-ci se rassuraient en clamant haut et fort que j’étais le plus mauvais candidat, que jamais la CGT ne voterait pour moi et que tout le monde finirait par rallier Dap, nous nous étions organisés calmement, nous déclarant très tôt et  nous l’avons emporté assez facilement.  

 

Depuis ce moment je suis convaincu que des affirmations à l’emporte pièce sur le mode « celui qui se déclare le premier est mort ( !?) » ou « les candidatures qui me sont opposées sont inconsistantes » ou  encore « aucun parlementaire ne saurait diriger une ville comme Metz » ne servent qu’à masquer ses propres atermoiements.  

 

Aujourd’hui Dominique Gros trace tranquillement son chemin. Quand à Marie Jo Zimmermann elle a très bien su ne pas se laisser enfermer dans l’éternelle stratégie de JMR selon laquelle « Personne n’est capable de me succéder mais je verrais bien untel sur ma liste » en affirmant haut et fort qu’elle déterminait elle-même ses objectifs, ses ambitions et sa méthode. Un acte fondateur de sa campagne qui lui permet aujourd’hui  à droite d’avoir la main.  

par Roger CAYZELLE publié dans : LES ENJEUX
Samedi 24 novembre 2007

Cette fois ci j’en suis certain : Jean Marie Rausch aura l’intelligence de ne pas solliciter un nouveau mandat de Maire en mars 2008. Ceci pour deux raisons évidentes : son âge et la configuration politique qui est en train de se dessiner.  

 

Son âge d’abord. (et non pas sa santé). On peut parfaitement être encore en pleine forme à l’approche des quatre vingt ans mais l’évidence s’»impose : même si on tente de faire illusion (et l’entourage du premier magistrat feint de le croire) on n’a plus vraiment l’énergie pour diriger une ville et se projeter dans l’avenir. On n’en est plus qu’a finir ce qu’on a commencé. Les formules incantatoires (on a l’âge de ses artères..) n’y changent rien : c’est sans doute triste, cela nous attend tous, mais c’est ainsi : nous ne pouvons pas rester jeunes indéfiniment même si le « jeunisme » qui imprègne la société (au profit des plus vieux) tente de faire croire le contraire. Les grands exemples historiques n’y changent rien : le Général de Gaulle quitte le pouvoir à …79a ans, Winston Churchill redevient certes Premier ministre à 77ans (en 1951) mais tout le monde sait que ce dernier mandat fut une catastrophe.  

 

Mais plus encore la configuration politique actuelle sur la ville de Metz. On ne peut pas indéfiniment humilier des personnes sans qu’à moment cela ne vous retombe dessus. Les candidatures qui se manifestent aujourd’hui à droite sont des candidatures de femmes déterminées et dont personne ne peut croire qu’elles se rallieront à JMR au deuxième tour. Qui peut penser que Metz 2008 le ferait ?  La gauche de son côté est beaucoup plus unie qu’il n’y parait. On voit mal, vraiment très mal, dès lors autour de quoi l’actuel premier magistrat pourrait rassembler.

Une chose parait bien acquise : dans moins de six mois Metz connaitra un nouveau maire. 

 

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par Roger CAYZELLE publié dans : LES ENJEUX
Mardi 20 novembre 2007

Sur son blog, l’ami Richard Lioger défend courageusement, et avec pertinence, la loi Pecresse en plaidant effectivement pour une plus grande autonomie des universités, une simplification de leur fonctionnement, un rapprochement avec l’entreprise.

 Plusieurs commentaires, à vrai dire assez peu nombreux, lui reprochent cette orientation et expriment un refus de la « privatisation de l’Université ». « Les universitaires vont être dépossédés de la conduite de l’Université » dit l’un d’entre eux.  D’autres estiment par contre qu’il est indispensable d’évoluer et protestent sur l’appropriation du débat par une minorité.  

 

Comment en effet ne pas donner raison sur le fond au Président Lioger. Comment ne pas voir qu’au-delà de la question des moyens qui lui sont affectés (et qui sont sans nul doute trop faibles) l’université doit absolument repenser son fonctionnement, simplifier ces conseils d’administration qui sont devenus des nids à conservatisme et non des outils par l’action. Comment ne pas voir que l’université actuelle envoie dans le mur une partie importante des étudiants qui, mal préparés à la vie professionnelle, se retrouvent vite condamnés à la galère et à la recherche d’un emploi dans… cette entreprise privée qu’il est si facile de décrier mais qui, c’est le moins qu’on puisse dire constitue un des moteurs de notre économie. 

par Roger CAYZELLE publié dans : LES ENJEUX
Dimanche 21 octobre 2007

C’est une évidence : le résultat du premier tour des élections internes du PS est le plus délicat qu’on eut pu imaginer. Quoiqu’il arrive il risque de ne créer que des frustrations. On imagine sans peine la déception de celui qui, après avoir investi depuis de longues années son énergie pour cet objectif,  devra y renoncer sur la base, comme c’est probable, d’un écart de quelques voix.

Chaque adhérent du PS messin est dès lors confronté à un choix difficile. Nombreux sont ceux qui, comme moi, se disaient en écoutant les deux débats –et n’ayant pas d’intérêts particuliers sauf celui de faire en sorte que le ville de Metz entre dans une nouvelle ère – qu’un mélange des trois personnalités des candidats feraient un candidat idéal. C’est bien sur une illusion. La convergence des qualités des uns et des autres devra se faire dans une équipe mais en attendant il faut designer un leader et un seul. 
 

 

Pour ma part je ne donnerai pas de « consignes de vote », même si je sais qu’on dira sans nul doute et qu’il est pourtant temps de se décider…  

 

D’abord parce que je doute de l’efficacité de telles consignes, surtout venant de la part de quelqu’un qui, comme moi, est plus un adhérent qu’un militant du PS.  

 

Ensuite parce que cela peut introduire plus de confusion que d’éclaircissements. De ce point de vue j’ai trouvé bien inopportun le communiqué de soutien de JP Masseret à Dominique Gros surtout dans les termes d’un autre âge qu’il utilisait.  

 

Enfin j’ai vraiment le souci de ne blesser personne –car j’ai des amis de chaque côté-  et le désir d’une certaine manière de préserver l’avenir. Car de ce point de vue soyons lucides : quel que soit le résultat il ne sera pas très facile après le vote du 25 octobre de réduire les clivages et de  bâtir une véritable équipe rassemblant toutes les personnalités. Evitons donc, les uns et les autres, d’en rajouter.

par Roger CAYZELLE publié dans : LES ENJEUX
Mardi 25 septembre 2007

Voilà dont le Parti Socialiste dans le coma ainsi que la gauche en miette ! C’est ce que pensent en tout cas  un grand nombre "d’observateurs" de la vie politique, ce que répètent aussi trop souvent certains leaders de la gauche eux-mêmes.  

 

Selon tout ce monde là, il faudrait trouver un nouveau nom au Parti Socialiste (ou communiste) et surtout -expression radicale mille fois entendue- "changer de logiciel".  

 

Devant ce qui ressemble parfois à de la panique il me semble qu’il faut d’abord garder son calme. N’importe quel parti est en difficulté pour un temps lorsqu’il subit une défaite électorale. C’est bien normal : comment pourrait-on être réellement entendu après alors qu’on n’a pas su convaincre avant. Le coup de bambou n’est d’ailleurs pas l’apanage de la gauche : en 1988 ou en 1997 la droite était elle aussi en décomposition et certains prétendaient alors qu’elle ne sortirait jamais de ses querelles de chefs.  

 

C’est pourquoi il me paraît essentiel de cesser ces exercices d’auto-flagellation publiques dont raffolent certains et dont le seul but me paraît davantage d’attirer l’attention sur ceux qui les profèrent.  

 

Mais à l’évidence il faut aussi s’interroger. La campagne présidentielle a certes été menée de manière catastrophique, mais il est clair que depuis quelques temps la gauche ne parvient plus suffisamment à convaincre en profondeur à partir de ses fondamentaux : la solidarité, la protection des plus faibles, la construction commune d’une société plus juste, la confiance au progrès et au total l’émancipation de l’individu.  

 

Devant cette difficulté certains ont tenté de repenser les fondamentaux eux-mêmes, voir même parfois d’investir le terrain des valeurs de droite.  

 

Le faire sans préparation et de manière isolée ne peut conduire qu’au désastre. De ce point de vue je suis effaré de voir la façon dont à gauche on jette parfois aux orties la question de la réduction du temps de travail -qui dans tous les pays industrialisés va dans le sens de l’histoire- au prétexte que « les gens n’en veulent pas », ce que ne démontre aucune enquête d’opinion sérieuse. Capitulation en rase campagne qui ne fait qu’ouvrir la porte au fameux  "travailler plus pour gagner plus" si cher à la droite et pourtant totalement surréaliste dans un pays où les deux tiers des personnes de soixante ans  arrivent à la retraite en n’ayant plus d’activité professionnelle.  

 

La question est donc moins d’affadir ce qui fonde la gauche en espérant -faussement- que cela permettra de mieux capter l’opinion que de réfléchir à d’autres angles d’attaques pour se faire comprendre et surtout ouvrir le débat avec une plus large majorité de citoyens. 

 

 Notre rapport à l’individu constitue de ce point, me semble-t-il, un des points essentiel de cette réflexion. Pour le dire de manière un peu caricaturale, la gauche a toujours eu une grande défiance vis-à-vis de l’individu, ne concevant celui-ci qu’intégré dans cette composante plus large qu’est le peuple. Mais que représentent ces deux entités aujourd’hui. Comment a évolué l’individu dans nos sociétés modernes ? Quel rapport a-t-il au collectif ? Comment évoluent les classes sociales elles-mêmes ? Comment les individus se comportent-ils à l’intérieur de leur classe. Autant de questions essentielles à traiter. Là se situe la véritable et nécessaire innovation.  

 

Mais ce processus d’innovation ne rime pas nécessairement avec une droitisation des positions. Il s’agit au contraire de redynamiser les valeurs qui fondent la gauche. C ’est un formidable enjeu, qui vaut la peine d’être relevé pour peu que chacun sache sortir des sentiers battus. A cette condition, pour paraphraser le poète, même s’il n’a plus de grand soir, il y aura encore tant en tant d’aurores. 

par Roger CAYZELLE publié dans : LES ENJEUX
Samedi 8 septembre 2007

Jean Pierre Masseret renonce donc à être candidat à la mairie à Metz, ce que nous pressentions depuis quelques semaines. Comme on le dit quand on évoque le dossier de Vandières, c’est le choix du bon sens. Je ne suis pas sur en effet que la gestion d’une ville soit vraiment sa tasse de thé et qu’il ait au fond réellement envie de cela. Et puis le combat interne était perdu d’avance. Il reste donc trois candidats en lice (les candidates ce sera pour une autre fois). Ils ont tous les trois du pain sur la planche pour progresser.  

 

C’est en effet une litanie qui revient très souvent lorsqu’on discute avec des messins qui ne sont pas quotidiennement au fait des arcannes de la vie politique messines. Pour eux il ne fait pas de doute que le maire actuel va se représenter et qu’il va gagner car … il n’y a personne, ni à droite, ni à gauche. Personne pour lui succéder, pour tenir la ville, pour assurer la tranquillité des citoyens. Personne qui ait comme lui des idées, qui enclenche des choses nouvelles dans sa ville. Lorsqu’on évoque le nom de certains successeurs possibles ces messins déploient un grand regard étonné soit parce qu’ils n’en ont jamais entendu parler, soit parce que « personne ne le connait ». Leur message est clair, pour leur donner envie d’élire une personne nouvelle il faut qu’il y ait quelqu’un, dans tous les sens du terme. Une personnalité qui en impose, rassure, incarne du neuf de manière crédible et rassurante et qui devienne « connu » et reconnu

Vaste programme. Mais rien ne prouve que les candidats potentiels actuels ne sauront pas le remplir. A eux maintenant de se transcender et de monter en puissance. 

par Roger CAYZELLE publié dans : LES ENJEUX
Samedi 1 septembre 2007

C’est une problématique redoutable que celle du développement durable : la croissance du trafic aérien ne faiblit pas malgré la hausse du coût du pétrole. En hausse de 6,3 % au premier semestre 2007, la progression est même supérieure à celle déjà connue en 2006. Hausse en Europe (+ 4,9 %) mais plus encore en Asie.  

 

Dans les 18 prochains mois, 35 % des 1 800 avions neufs entrant en service ( !) iront à des compagnies asiatiques. Dans le même temps Renault indique vouloir construire des voitures à 2 000 euros en Inde dans un marché qui progresse de près de deux millions de voitures par an.  

 

Nous voilà placés devant une situation extrêmement complexe. Comment limiter les déplacements aériens sans freiner notre développement ? A quel titre interdirions-nous à l’Asie de le faire ? De quel droit pouvons-nous demander à l’Inde à renoncer à s’équiper de véhicules automobiles (même si l’initiative de la voiture à 2 000 euros parait particulièrement inopportune). A côté de cette problématique d’ensemble la polémique sur nos 98 km d’autoroute qui restent à construire en Lorraine apparaît bien minuscule. 

par Roger CAYZELLE publié dans : LES ENJEUX
Jeudi 30 août 2007

Ce qui se passe actuellement en Belgique sur le plan politique est à la fois très inquiétant et instructif. Inquiétant en raison de la déliquescence de l’unité nationale et du rôle de l’Etat. Si la France souffre peut-être d’un excès de jacobinisme, il n’est pas contestable que le mouvement de décentralisation et de déconstruction actuel du central vers le local qui est à l’œuvre chez nos voisins  ne présente pas que des avantages. Il pèse même dangereusement sur tous les outils propres à développer de la solidarité, comme cela se passe d’ailleurs parfois chez nous (fallait-il par exemple décentraliser le RMI ?)  

 

Instructif aussi car il s’agit d’un système basé exclusivement sur la proportionnelle, un mode d’élection assez proche de ce qu’à connu la France sous la quatrième république. Nous avons complètement oublié ce que cela voulait dire. Imagine-t-on notre pays sans gouvernement pendant plus de deux mois. Vous me direz que ça nous reposerait. Après tout Outre Quiévrain le pays continue sa vie sous l’impulsion de la société civile. Des touristes belges, rencontrés à Metz s’en amusaient même. Il n’empêche… 

 

par Roger CAYZELLE publié dans : LES ENJEUX
Samedi 30 juin 2007

C’est le sentiment d’une partie des messins actuellement : il n’y a « personne de connu » qui puisse succéder à Jean Marie Rausch et il devrait une nouvelle fois l’emporter en 2008. C’est ce que devrait même confirmer un prochain sondage. Une partie de la majorité actuelle regarde d’ailleurs les prétendants au poste avec une moue de condescendance. Ils sont divisés, inconnus, peu crédibles…. 

 

Il ne faut en effet pas sous-estimer l’implantation du premier magistrat. L’homme reste relativement en forme, il a encore du jus, de l’énergie et même une volonté constante de forger l’avenir. Jean-Marie Rausch est loin d’avoir dit son dernier mot et il pourrait fort bien l’emporter. Penser qu’en raison de son âge et de la durée de son mandat il ne pourra qu’être battu est une lourde erreur.

 Pour autant il me semble qu’il peut malgré tout être mis en difficulté l’an prochain pour au moins deux raisons 

La première relève de la pure arithmétique électorale. Rien n’indique aujourd’hui que JMR ne trouvera pas sur sa route une liste de droite alternative conduite par Marie Jo Zimmermann même si, en coulisse des pressions vont commencer à s’exercer pour empêcher qu’elle ne se présente. Mais elle n’est pas femme à se laisser impressionner, bien au contraire. Il ne sera pas si facile que cela à l’UMP de « faire le ménage » comme le réclament certains, surtout en faveur de quelqu’un –JMR- qui ‘a jamais adhéré à l’UMP. 

 

Quel sera le score de MJZ, nul ne le sait aujourd’hui. L’équipe actuellement au pouvoir prédit certes pour se rassurer un résultat assez faible voire même en ralliement à Jean-Marie Rausch. Mais qui en est actuellement totalement certain ? L’existence de la liste 2007.com peut également poser un vrai problème à la majorité sortante. Il est certes de bon ton en ce moment de pronostiquer un effondrement  de cette équipe, détestée par de nombreux élus mais ils sont certainement plus présents qu’on ne le dit et ils développent un projet qui est loin d’être inexistant. Avec deux listes sur sa droite (ou son centre droite), l’équation n’est pas si simple que cela à résoudre pour JMR. C’est ce qui fait dire à un candidat à la candidature qu’il y a une « fenêtre de tir »  (comme en 1977 !). 

 

La seconde raison qui incite à penser que Jean-Marie Rausch est loin d’avoir gagné tient davantage au fond.

Un long article en page trois du journal « Le Monde » titrait il y a quelques jours « Les bobos qui font gagner la gauche dans les grandes villes ». Ce titre caricatural résume en fait assez bien la problématique du moment en ce qui concerne les grandes agglomérations françaises. Les équipes municipales actuellement durablement au pouvoir sont celles qui ont senti l’air du temps, qui captent cette culture citoyenne faite d’aspiration à la liberté et à la convivialité. Bien au-delà des clivages traditionnels elles ont réfléchi à la question d’autres comportement culturels, de formes nouvelles d’art de vivre. Sur de nombreux aspect la politique municipale est très à contre courant de ces aspirations. Surtout, JMR -qui a eu souvent du flair sur de nombreux sujets- ne « sent » pas du tout ces nouvelles cultures urbaines, estimant que creuser des trous partout est suffisant pour être réélu.  

Rien n’est donc joué pour 2008. L’équipe qui l’emportera sera celle qui collera le plus à la modernité. Une équipe alternative saura-t-elle incarner une nouvelle culture urbaine faite d’aspiration à la liberté, à de nouvelles solidarités, à de nouveaux équilibres ? Là est toute la question. Rien ne prouve que parmi les candidats en piste un ou plusieurs d’entre eux n’apparaitront pas à un moment donné comme étant plus modernes, plus à même de développer de nouveaux rapports humains. Même s’ils ne sont pas aujourd’hui connus du grand public.  

par Roger CAYZELLE publié dans : LES ENJEUX
Lundi 11 juin 2007

Ainsi donc, pour la première fois depuis exactement trente ans la majorité parlementaire sortante restera la majorité sortante. Auparavant - en 1981, 1986, 1988, 1993, 1995 et 2002- les sortants avaient toujours été battus. Résultat rendu possible grâce à l’initiative prise en 2001 par Lionel Jospin qui avait eu alors la bonne idée d’avancer le calendrier électoral en faisant passer les législatives après les présidentielles, accentuant encore le caractère présidentiel du régime.  

 

En ce dix juin 2007 l’anti Sarkosysme dont s’est nourri la gauche -dont certains instituts de sondage estiment qu’il a valu au moins six points dans le score de Ségolène Royal)- cet anti Sarkozysme n’a plus joué puisque même si l’opposition l’avait emporté,  il serait resté (ah s’il avait dit qu’il s’en allait en cas de victoire de la gauche !).  

 

Le scrutin majoritaire et les phénomènes de vague font le reste. Le premier apparaît particulièrement injuste mais, j’y reviendrai, il reste à mon avis un bon système. Quand aux "vagues" c’est ainsi, elles deviennent une composante de nos démocraties : la vague des régionales, la vague des « non à l’Europe », la vague Sarkozy. Des vagues qui se retirent souvent aussi vite qu’elles sont arrivées ! 

par Roger CAYZELLE publié dans : LES ENJEUX

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