Sept heures de bouchon sur l’A31 vendredi dernier, un camion s’étant mis en travers de
la route. Je
sais que ce n’est pas dans l’air du temps, que tout le monde ne jure actuellement que par le Grenelle de l’environnement, mais je suis convaincu que la non création dune autoroute nouvelle (qui est pourtant bien engagée sur le plan technique) mettrait en difficulté le développement économique de la région en entravant notamment la liaison entre Metz et Nacy. Mais chut ! Tout cela n’est pas politiquement correct
Toutes proportions gardées, ce qui se passe en ce moment dans la campagne pour les élections municipales me fait furieusement penser aux élections pour la présidence du CES en novembre 2001.
Pierre Dap –qui n’était pourtant président que depuis quinze ans (une misère !) et qui est quelqu'un pour lequel j'ai de l'amitié et du respect,-avait longuement tergiversé et tenté de jouer au plus fin avant de déclarer très tard sa candidature pour ensuite la retirer au dernier moment et envoyer au front une candidate de dernière minute. Ce faisant il avait mis tout le monde dans le vent de son côté et empêché ses partisans (ou ceux qui aspiraient à lui succéder) de s’organiser correctement.
Pendant que ceux-ci se rassuraient en clamant haut et fort que j’étais le plus mauvais candidat, que jamais la CGT ne voterait pour moi et que tout le monde finirait par rallier Dap, nous nous étions organisés calmement, nous déclarant très tôt et nous l’avons emporté assez facilement.
Depuis ce moment je suis convaincu que des affirmations à l’emporte pièce sur le mode « celui qui se déclare le premier est mort ( !?) » ou « les candidatures qui me sont opposées sont inconsistantes » ou encore « aucun parlementaire ne saurait diriger une ville comme Metz » ne servent qu’à masquer ses propres atermoiements.
Aujourd’hui
Dominique Gros trace tranquillement son chemin. Quand à Marie Jo Zimmermann elle a très bien su ne pas se laisser enfermer dans l’éternelle stratégie de JMR selon laquelle « Personne n’est capable de me succéder mais je verrais bien untel sur ma liste » en affirmant haut et fort qu’elle déterminait elle-même ses objectifs, ses ambitions et sa méthode. Un acte fondateur de sa campagne qui lui permet aujourd’hui à droite d’avoir la main.
Un observateur attentif de la vie politique messine me disait ce matin que JM Rausch avait sur son bureau la lettre d’investiture de l’UMP. Tout le monde peut se tromper car les directives nationales de l’UMP sont loin d’accorder cette investiture. A l’évidence les dirigeants du parti de Président doutent des chances de victoire du maire actuel et se demandent s’il est vraiment utile d’embarquer l’UMP dans cette histoire. Il y a en tout cas quelque chose de pathétique à voir quelqu’un qui na jamais adhéré à un parti (sauf deux ans au CDS par pur opportunisme) et qui s’est toujours déclaré très éloigné de la culture du Général de Gaulle réclamer aujourd’hui l’investiture du parti gaulliste
Quiconque n’a pas entendu la charge de
Jean Louis Masson
ce 6 décembre contre l’actuelle municipalité n’a rien entendu. Le pire c’est qu’au-delà de la forme -très discutable en ce qui concerne la personne du maire de Metz- tant de choses sont justes notamment en ce qui concerne la stratégie personnelle de François Grosdidier. Elle saute aux yeux et dessert au total les intérêts même de la ville.
Une dépêche de l’AFP vient d’indiquer que Fidel Castro songerait à se représenter l’an prochain au poste de Président de la République cubaine. Selon certaines informations il ne trouverait personne pour lui succéder
François Bayrou est un homme de coups médiatiques. C’est son plus gros défaut. Plutôt que de construire progressivement un corps de doctrine (comme le fait par exemple le FDP allemand) qui sous tende efficacement l’action de son parti, il se contente du slogan « Ni droite, ni gauche » qui peut par moment lui faire de l’usage mais qui perd en efficacité lorsque les situations économiques et sociales se tendent.
Il cherche surtout à attirer à lui des personnalités très médiatisées en leur offrant immédiatement une place en vue et des perspectives de postes censés être acquis rapidement. Souvenons nous qu’il y a trois ans il avait déjà sollicité
Jean Marie Cavada pour conduire
la liste UDF pour l’élection au Conseil régional de Lorraine. S’il le pouvait il prendrait le pape sur une liste pour conquérir la mairie de Pau au prétexte que la ville ne se trouve pas très loin de Lourdes.
Le voilà qui laise partir la rumeur « Pierre Taribo – candidat à la mairie de Nancy -reprise en effet par le Figaro et ce matin par le RL. L’ennui c’est que tout cela lui explose régulièrement à
la figure. Car les personnalités pressenties, lorsqu’elles acceptent finissent par se décourager et déserter un parti qui n’a pas suffisamment de constance. Lorsque l’esprit de groupe, le sentiment d’un avenir commun et construit n’existe plus, l’individualisme et les intérêts personnels reprennent très vite le dessus. Il est vrai que d’autres partis n’échappent pas à cette règle, suivez mon regard……
Il n’empêche que dans
la stratégie Bayrou tout reste affaire de bluff permanent. Ainsi dans le Figaro Magazine de ce matin sous le titre « François Bayrou rêve de la Lorraine », un article « confidentiel » révèle que « C’est dans cette région que le président du Modem détient, selon lui, une de ses meilleures chances aux municipales. » à travers la candidature de Nathalie Griesbeck. Qu’est ce que ça doit être ailleurs