Tout le monde a compris : Ségolène Royal veut absolument faire Présidente de la République. Après avoir fréquenté pendant des années les allées du pouvoir elle sent que ce métier là lui irait bien et que ça l’intéresse beaucoup. Après tout c’est son droit les plus strict. Elle n’est pas la seule. Même si elle n’est pas franchement meilleure que d’autres, elle n’est pas non plus plus mauvaise. En tout cas tout le monde a bien compris qu’en 2012 elle s’y verrait bien, même si tout cela est encore un peu loin.
Mais bon sang de bois pourquoi faut il qu’elle rejoue dès
maintenant son célèbre sketch sur la démocratie participative sur le thème « Dites moi ce que vous voulez, je le
ferai ! » en essayant une fois de plus de prendre à revers son parti politique ? A l’évidence parce qu’elle veut jouer une nouvelle fois l’opinion
(porteuse de tous les progrès possible) contre le parti (censé exprimer tous les conservatismes).
Chacun fait comme il l’entend et après tout pourquoi pas. Ceci étant je ne trouve pas ça correct. Si Ségolène Royal veut faire le métier ne peut elle pas attendre que s’ouvre le débat interne, un débat dans lequel elle exprimera alors ses projets pour le pays ? Ca me paraitrait vraiment plus raisonnable et éviterait qu’elle vienne nous dire plus tard quelle n’est pas soutenue par « l’appareil »
On dira ce qu’on voudra mais il faut que les uns et les autres nous fassions un peu attention lorsque nous défendons la Lorraine, car les clichés sur notre
région demeurent évidemment nombreux et ne nous aident pas toujours.
Tenez, cette semaine, dans le cadre de mon travail de président du Conseil Economique et Social j’ai eu l’occasion de donner pas mal d’interviews à les médias nationaux et
notamment à des chaînes de télévision. Franchement j’ai été sidéré par la vision qu’avaient ces jeunes journalistes -sans nul doute très sympathiques et pleins de bonne volonté- par la
vision noire et caricaturale qu’ils pouvaient avoir de la Lorraine.
Pour eux notre région est un champ de ruines, une immense friche industrielle, un territoire en perdition. Certains me
demandaient même de leur montrer des usines désaffectées pour pouvoir les filmer. Tout cela partait sans nul doute d’une bonne intention. En voulant montrer que la situation était sérieuse -ce
qui est vrai- ils pensaient évidemment nous aider à alerter les pouvoirs publics parisiens.
Mais tout cela peut aussi, à l’évidence, se retourner contre nous. A un moment où les batailles d’images sont essentielles n’en rajoutons pas. Certes dans un certain nombre de secteurs c’est difficile, parfois même très difficile et il faut tout faire pour aider ceux qui ont à faire face à ces difficultés.
Mais la Lorraine, nous le savons bien, c’est aussi une région qui a des atouts : ses paysages, ses villes -qui sont très
agréables, ses universités, ses équipements culturels, des entreprises qui ne sont pas toutes en perdition et dont certaines sont même leader sur leur marché.
Cette Lorraine existe aussi, il faut aussi la montrer sans oublier celle qui souffre davantage. C’est un équilibre
difficile à trouver mais je suis sûr d’une chose : la Lorraine en a vu d’autres, elle a les moyens de rebondir, et elle le fera avec tout le monde en évitant de ne
montrer que ses usines désaffectées.
C’est le nombre de voyageurs qui ont emprunté le TGV depuis Louvigny pour aller à Strasbourg et peut-être au-delà vers l’Allemagne en janvier et février. Environ cinq voyageurs par jour ! Voilà qui en dit long sur l’impact du TGV Est Européen vers l’Est de l’Europe. Tout reste à faire !
En lisant la prise de position d’Aurélie Filippetti sur Gandrange j’ai d’abord cru que c’était un poisson d’avril. Si je comprends bien une députée française interpelle le Premier Ministre ami d’un pays étranger (Jean Claude Juncker) pour lui dire « Votre collègue Sarkozy ne fait rien que de nous embêter, aidez-nous ! » On croit rêver !
C’est un évènement qui est passé totalement inaperçu en Lorraine mais il y a quelques jours les exécutifs du Luxembourg et de la Sarre ont organisé une réunion commune afin de renforcer la coopération entre ces deux composantes essentielles de la Grande Région. Comment ne pas avoir le sentiment qu’à travers cette initiative, sans nul doute intéressante, nos voisins nous font comprendre que les divisions lorraines commencent vraiment à les exaspérer, qu’ils préfèrent passer l’acte, et qu’ils ne croient plus vraiment à une construction commune dans le cadre de la Grande Région. Compréhensible mais inquiétant.
Rappelons que dans le cadre des « Sommets de la Grande Région » nous sommes la seule région à débarquer avec quatre représentants (le Préfet, le Président de Région et les deux Présidents de Conseil Général) ce qui finit par lasser.
