Quelques jours en Alsace (personne n'est parfait !) dans la superbe petite ville de Munster au cœur de ces magnifiques Vosges alsaciennes. Bonnes vacances à vous. À
très bientôt
Christian
Poncelet, président du Sénat et du conseil général des Vosges en est convaincu : le président du conseil économique et social de
Lorraine roule ostensiblement pour la gauche dans la région et se situe, dit-il, dans une posture de « syndicaliste de gauche ». Pour lui, le conseil régional et le conseil économique et
social sont à ranger sur le même rayon et il faut les combattre. « Qu'est-ce que vous foutez sur Vandières » ? me disait-il
récemment en m’apostrophant publiquement pour bien montrer qu'il n'était pas dupe. Tous de gauche, tous dans le même sac.
Une opinion partagée, de manière certes plus nuancée, par une ancienne élue messine aujourd'hui députée européenne, qui me disait récemment que « Jean Pierre et toi » vous entendez beaucoup plus qu'il y paraît ».
Mais ce point de vue qui ne semble pas du tout être celui de certains responsables de la gauche mosellane. Pour eux les choses sont évidentes et « l'information » circule dans de nombreux milieux de gauche : le président du CES figurera en bonne place dans la liste menée par Laurent Hénart aux élections régionales de 2010.
Au fond, quand on y réfléchit bien, ces commentaires à l'emporte pièce -totalement contradictoires- sont sans nul doute la meilleure preuve de l'indépendance réelle et effective du conseil économique et social de Lorraine.
J'apprends aujourd'hui par la presse que « derrière le premier fédéral Jean Marc Todeschini, tous les éléphants, mosellans (Liebgott, Filippetti,
Masseret, Printz, Mertz, Liouville…) signeront la contribution que s'apprête à déposer Ségolène Royal pour le congrès du PS de novembre 2008 ». Je n’ai pas très bien compris les
raisons profondes pour lesquelles ils ont pris cette décision (après avoir consulté la base ?) Mais il est sûr que tout cela donne vachement envie... Dominique Gros a bien raison de
se donner le temps de la réflexion.
« Les calendes correspondaient au premier jour de chaque mois dans le calendrier romain, celui de la nouvelle Lune quand le calendrier suivait un cycle lunaire. Ce jour-là, les pontifes annonçaient la date des fêtes mobiles du mois suivant et
les débiteurs devaient payer leurs dettes inscrites dans les calendaria, les livres de comptes. Pour rendre honneur au dieu Mars et surtout pour faire correspondre le calendrier
lunaire avec le cycle solaire, dix jours de fête, les calendes de
Mars, sont organisée en fin d'année. (cf. Wipikédia) »
Merci à toutes celles et à tous ceux qui ont eu la gentillesse de me faire remarquer que mon âge avancé me faisait légèrement partir en vrille et confondre les calanques et les calendes. Et ce n‘est qu’un début….
Le Républicain Lorrain en a fait sa une au début de la semaine selon le quotidien l’A32 est enterrée.
Comment ne pas se réjouir de cette bonne nouvelle !!! Car en refusant cette autoroute, nous lorrains, nous sommes enfin en pointe. Nous sommes les leaders de la lutte pour la défense de l’environnement. Nous allons sauver la planète !
Nous ne sommes pas comme ces Bourguignons qui n’ont rien compris et qui sont en train de créer
une troisième voie sur l’A31 sur 110 kilomètres entre Langres et Dijon Sud (quand nous descendons dans le Sud nous nous refuserons d’ailleurs à l’emprunter).
Nous ne sommes pas comme ces Luxembourgeois qui viennent d’agrandir leur aéroport et espérant atteindre très vite trois millions de pollueurs (de passagers pardon). Pour protester contre
cela nous ne nous sommes pas rendu à l’inauguration de la nouvelle aérogare (mais on me dit à l’instant que nous n’étions pas invités).
Il est important qu’on le sache bien en haut lieu : nous ne voulons plus nous développer, nous voulons rester entre nous. Bien sûr pour la galerie nous continuons à présenter quelques tracés alternatifs en imaginant par exemple une autoroute qui passerait par la Meuse ou en redessinant sur des cartes à grands coups de feutres des contournements urbains résolument opposés à ceux qui sont prévus.
Nous lançons même des études sur un contournement routier de Metz par l’Ouest que nous arrêtons ensuite car au fond nous savons bien que c’est irréalisable. Et lorsque nous nous sommes mis d’accord sur un tracé comme par exemple entre Toul et Dieulouard, nous chipotons.
Tout cela n’est pas très grave. L’essentiel est que nous ne fassions rien. Ne l’oublions pas nous sommes les premiers défenseurs de l’environnement. Quand par miracle un constructeur automobile français annonce des créations d’emplois pour fabriquer un nouveau moteur à Tremery (les inconscients !) nous évitons de trop nous réjouir. Quand un grand groupe de distribution vient s’installer une plate-forme logistique au bord de l’autoroute ( !!!) à Atton nous faisons semblant de n’avoir rien vu.
Car, répétons le, nous avons un objectif et un seul : ne pas grandir ne pas nous développer. Depuis trente ans nous sommes deux millions trois cent mille lorrains et nous entendons bien le rester. Qu’on se le dise.
Je vais
peut être paraître très iconoclaste et je pense qu’en écrivant ce qui va suivre je ne me ferai pas que des amis mais faut-il vraiment parler de "chantage éhonté" lorsque Arcelor
Mittal conditionne la poursuite de ses investissements et notamment de l’activité haut fourneaux à Florange à l’obtention des certificats d’émission du CO2. Est-il totalement illogique
qu’un groupe qui prévoit d’investir 330 M d’euros (quatre fois plus que le Centre Pompidou à Metz) dans un projet de recherche de captage de ce même
CO2 demande à avoir un peu de temps pour effectuer ce mouvement de bascule et donc émettre un peu plus de CO2 que prévu pendant encore quelques années ? Je pose la
question.
Fallait-il pour autant que l’exécutif régional se précipite pour annoncer qu’il était prêt à assurer et à financer la formation des futurs recrutés avant même que l’entreprise en fasse la demande ? Un groupe international qui va investir des dizaines de millions d’euros est-il vraiment à 500 000 euros près ? Il fut un temps où la gauche fustigeait les aides aux entreprises privées. Aujourd’hui elle devance même leurs demandes. Changement d’époque !
Très bon papier de Daniel Schneiderman dans Libération du 18 avril, intitulé "Le couac, première approche scientifique". Il y a en effet quelque chose de fascinant dans les différents couacs gouvernementaux de ces dernières semaines. Il n’y a que deux hypothèses possibles : où tout ceci n’est pas intentionnel ou au contraire cela relève d’une stratégie délibérée.
Si cela n’est pas intentionnel le niveau d’impréparation et l’absence de coordination
réelle entre les différents ministères est digne d’entrer dans le livre des records.
Mais si tout cela était délibéré on n’en reste pas moins interrogatif. On peut en effet penser qu’une politique de remise en cause du "modèle social français" est à l’œuvre. Mais dans ce cas
pourquoi reculer sans cesse, dès le premier article de presse venu ? Quel est l’intérêt de tout cela ? L’électeur de gauche ne sera pas dupe. Il pensera que chaque recul
est essentiellement tactique mais qu’au total on y va tout droit. L’électeur de droite considérera que ce gouvernement n’a vraiment aucun courage et qu’il revient sans arrêt sur ses pas.
Si on veut jouer les Margaret Thatcher qu’on le fasse franchement bon sang de bois !
Je découvre à nouveau avec effarement le programme d’un colloque organisé le 19 mai par la Grande Région sur la problématique des transports. Dans la partie consacrée aux transports en Lorraine quatre intervenants vont se succéder de dix minutes en dix minutes : Jean-Pierre Masseret, Philippe Leroy, Jean-Marie Uhlrich (pour le CG 54) et Bernard Niquet. Se donneront-ils vraiment en ridicule en exposant quatre visions de développement des transports en région? Suspense!
